Un peu de culture d’Hakata

Je vous écris dans un état intense de fatigue: j’ai du mal à me remettre de mon week-end en Corée. J’ai même pas eu le temps d’écrire un mot dessus, c’est dire. Ce soir. Ou plus sûrement demain…

Mais j’ai quand même décidé de faire quelque chose de mon après-midi: il fait beau, il fait chaud (enfin, beaucoup plus chaud qu’en Corée déjà), il faut en profiter.

Petit point culture: Hakata était auparavant une ville indépendante. Elle a fusionné avec Fukuoka en 1889. Mais elle a quand même gardé un esprit « hakata-esque », une culture locale, des spécialités locales, etc. 

Je suis donc partie en direction du sanctuaire Kushida, le sanctuaire le plus apprécié d’Hakata.

Mais avant, comme sur la route passe par le Tocho-ji, dont je vous avais parlé, j’en ai profité pour enfin voir cette statue géante de Bouddha. Et en plus, le Rokkakudo était ouvert.

Concernant le sanctuaire Kushida, je suis arrivée par l’entrée arrière, qui est un peu moins grandiose, forcément.

 

 

Mais on arrive directement devant un des chars à porteurs utilisé pendant le festival Hakata Gion Yamakasa. Une partie des rites de ce festival ont lieu au Kushida Jinja, mais surtout, c’est une course avec ces chars géants. Et les porteurs ont un tenue traditionnelle particulièrement sexy…

Ensuite, il y a ce qu’il y a dans un sanctuaire classique, des toriis, des bâtiments annexes, …

 

 

Avec tout de même cette superbe fontaine aux hérons.

Juste en face de ce sanctuaire, il y a le Hakata Machiya Folk Museum, mais qui n’est pas franchement indispensable. Le musée en lui même est tout petit, peu d’anglais. Il y a une partie concernant le dialecte de Hakata mais il faut parler japonais pour en profiter. On a bien quelques vidéos du Yamakasa et des reconstitution , mais…

Les démonstrations sont plus intéressantes, mais j’ai la fâcheuse habitude d’arriver sur la fin, donc je n’ai pas pu bien en profiter.

Et voilà donc la tenue des porteurs de chars

Par contre, le magasin de souvenir vend plein d’objet d’artisanat, des poupées d’hakata, des objets en tissu, des objets en lien avec le Yamakasa. Je m’en suis donnée à cœur joie.

Sinon, pour finir sur une note très terre à terre, j’ai fait du shopping.

Vendredi, j’ai « journée sportive » avec mon école, mais comme je suis arrivée après eux je ne participerais pas aux sports. Ce qui ne me déplaît pas forcément… Par contre je n’ai rien contre regarder les gens faire du sport. 

Sauf qu’une école japonaise sans règles superflues, ce serait un peu dépaysant, et je dois quand même venir en tenue de sport. Mais leggings et shorts interdits. Et je n’ai pas de pantalon de sport. 

J’ai donc bravé ma phobie des magasins de vêtements japonais, et acheté un jogging et un jean. Permettez-moi d’être fière de moi: j’ai trouvé la taille et tout quoi!

 

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Kushida Jinja – shintoisme et hommes culs nus

Kushida Jinja / 櫛田神社

Description

Le sanctuaire Kushida Jinja est dédié à trois dieux très important pour le shintoisme: Ohatanushi, Amaterasu et Susanoo. 

Un des événements les plus importants de la ville à lieu au sanctuaire, le Hakata Gion Yamakasa, une tradition vieille de 770 ans. Ce festival propose une course de chars à porteurs. Ces chars, haut jusqu’à une dizaine de mètres, pèsent plusieurs tonnes. Les porteurs s’entraînent toute l’année et se relaient fréquemment: les chars sont si lourds qu’on ne peut les porter que quelques secondes. Un des chars restent exposé au Kushida.

Dans la cour, il y a un ginko millénaire, aux pieds duquel se trouve la pierre Môko-ikari-ishi, une pierre datant de l’invasion mongole. Elle aurait servi d’ancre.

Il y a aussi une fontaine avec des hérons, dont on dit que l’eau apporte longévité si on la boit. 

D’autres festivals d’importance ont lieu dans ce sanctuaire, ce qui en fait un des plus populaires de la ville.

Ma visite

Quand on m’a dit que c’était le temple favori des habitants de la ville, je m’attendais à quelque chose d’immense et imposant mais c’est en fait assez intimiste. Je me demande à quoi cela peut ressembler lors du fameux festival.

Mais la vue du char et la fontaine m’ont vraiment charmée, et la comparaison du char et des toriis colorés avec le bâtiment principal plutôt sobre est charmante.

J’ai fait une visite plutôt courte, car à côté il y a un musée et je voulais y aller avant la fermeture, mais ce musée n’était pas si intéressant que ça, j’aurais dû passer plus de temps au sanctuaire.

Par contre, si vous voulez savoir à quoi ressemble la tenue traditionnelle des porteurs, j’ai acheté un verre avec une image dessus dans ce musée, je vous laisse admirer.

Accès

Adresse: 1-41 Kamikawabatamachi, Hakata-ku, Fukuoka, 812-0026

10min à pied de la station Gion

Horaires et tarifs

Ouvert de 4h à 22h, gratuit

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Errances nocturnes

Voilà 15 jours que je suis à Fukuoka, et si ces derniers jours j’étais un peu à fond dans les devoirs (qui l’eut cru?) pour rattraper le mois d’avance que mes camarades ont sur moi, j’ai quand même trouvé le temps de me détendre. Un peu. Beaucoup?

J’ai fait ma rentrée en même temps qu’une autre française, et comment dire? On s’est bien trouvées pour ce qui est de sortir boire un coup. Alors certes, on améliore assez moyennement notre japonais ensemble, mais on passe du bon temps.

Encore qu’il y a un aspect très particulier du japonais qu’on travaille. Vous voyez, on ne dit pas le « 2 » dans 2 bouteilles et 2 verres pareil. Donc on travaille sur les compteurs. 

On a quand-même un léger problème d’horaires: on finit les cours à 15h, et comme elle habite un peu loin, on cherche des bars ouverts dans l’après-midi, mais ici, on n’a rien trouvé qui ouvre avant 18h. Ce qui nous laisse le temps de errer en essayant de comprendre les menus affichés en extérieur ou en visitant un peu. Non pas qu’on ai forcément envie de boire à 15h, mais histoire de trouver un endroit où se poser.

Me voilà prise en photo en traitre

Mais une fois notre heure (ou 2!) de marche finie, on profite des avantages des spécificités japonaises: les izakayas, ça change la vie. Un izakaya, c’est un bar, en général plutôt petit, mais qui sers aussi des petites assiettes de plein de choses, à notre préférence frit. Souvent, on peut fumer à l’intérieur, et on partage la table avec des gens ou alors on est sur un comptoir autour du bar et de la cuisine. 

Et c’est étonnamment peu cher. Hier, on a commandé 2 pintes, 1 portion de takoyakis, 1 de gyozas, 1 de tempura de gobo (un genre de racine), et 2 bols de nouilles udon avec des tempuras de crevettes, pour un total d’une vingtaine d’euros, à partager en deux donc. 

Bon, ça c’est la fois où on a surtout mangé, mais parfois, on boit surtout, et même là, les prix restent raisonnables. Mais comme on apprend le mode de vie local sur le tas, quand à 23h, on a essayé de changer de crèmerie et de trouver un autre bar, ils étaient tous sur la fermeture. Sauf les boites, mais c’était vraiment pas l’idée. On a bien tenté un pub, mais les serveurs en chemise et costume, c’est pas mon idée d’un pub. Bien trop formel à notre gout.

Après s’être renseignées, 23h, c’est l’heure charnière: soit on rentre chez soi, de toute façon le dernier train ne va pas tarder, soit on sort en boite. Soit, comme on l’a constaté, on peut boire un coup assises dans un parc.

Bon, celle-là d’expérience ce n’était qu’une fois, mais je me suis bien amusée, c’est pas interdit que je le refasse. 

Dans notre épisode d’errance post-izakaya (très différent de l’épisode d’errance dans le but de trouver un izakaya), on passe à côté d’un parc. On y était passées dans l’après-midi, c’était plutôt famille avec petits enfants qui jouent et gens qui promènent leur tout petits chiens dans des sacs à mains. La nuit, c’est un peu différent: des jeunes qui skatent, des musiciens avec leurs guitares et des filles en pâmoison devant, des rencards un peu maladroits. Comme on n’a pas vraiment envie de rentrer, et que c’est toujours drôle de regarder les gens, on profite d’un autre type de magasin typique: le konbini.

Le konbini, en général, je m’y arrête pour acheter des cochonneries à manger parce que la notion de dessert dans mon dortoir se limite à une tranche de pomme. Une. Tranche. Mais on y vend à peu près tout et n’importe quoi. Personnellement, je me prend une canette de saké pas cher, l’équivalent de notre vin pas cher dans les alimentations nocturnes: pas hyper bon. Mais je peux garder dans un coin de ma tête qu’ils vendent aussi des sous-vêtements et des T-shirts. Parce que qui sait si on ne va pas avoir besoin de ça au milieu de la nuit, pas vrai?

Car nous demoiselles devons toujours rester fraîches.

Les japonais pensent à tout, de quoi se changer si on rentre pas chez soi avant la journée de boulot du lendemain, le bain de bouche dans les toilettes, pour fins de soirée difficiles, les distributeurs de serviettes et préservatifs: tout est pré-réfléchi pour vous. Ce qui est apparemment aussi bien, car au bout d’un moment, ils n’ont plus l’air de réfléchir par eux même. Enfin, comme toute personne qui boit trop, évidement.

Retour à cette fameuse soirée: nous voilà en possession d’alcool bas de gamme et entourées de jeunes allant de ivres à déchirés. Tout un spectacle s’offre à nous.

Clairement, le comportement des gars est un peu différent à cette heure là: si dans la journée, je ne parle qu’à des seniors, ici, on parait presque vieilles à côté de ceux qui viennent nous parler.

Mais on peut louer les efforts admirables de ces gars qui viennent, sans savoir aligner 2 mots d’anglais (ne parlons même pas du français), alors qu’avec notre tête, il y a quand même peu de chance qu’on arrive à parler japonais. Bien qu’on essaye, hein, mais après le « on vient de France, on étudie le japonais à telle école », on a du mal à passer le cap. Plusieurs duos viennent donc nous accoster, mais le problème de la communication fait qu’ils ne restent pas très longtemps. Sauf un qui parle bien anglais.

Pour mon amie, voici venue l’heure de rentrer, mais moi, j’ai un peu dépassé mon couvre-feu de 3h. Je ne sais même pas à quelle heure le dortoir ouvre… Je décide donc de rester un peu avec mon nouvel ami japonais.

On passe devant des lieux sympa quand même

Et il y a des choses universelles dans le monde: la fringale nocturne en fait partie. On décide donc d’aller manger un bout, mais on se perd un peu. Si on ne peut même plus compter sur les locaux pour nous indiquer le chemin! 

Mais bon, on arrive à discuter jusqu’à l’aube, je peux donc rentrer et dormir jusqu’au lendemain. 

Du coup, si je devais résumer la vie nocturne à Fukuoka? Eh bien, c’est étonnamment sportif: en regardant mon téléphone le lendemain, il me dit que j’ai marché plus de 7km. D’un autre côté, je maîtrise maintenant parfaitement la zone entre Hakata et Tenjin, en passant par Canal City.

C’est aussi très sécurisant: je suis pas une grosse stressée de la nuit, je rentre en générale seule à pied à Marseille ou n’importe où, mais c’est vrai que là, c’est vraiment une ambiance bon enfant.

Et enfin, c’est très convivial: des serveuses, qui nous félicitent de notre parfaite maîtrise du menu et de la commande de verres, aux gens qui nous parlent sans pression, même quand je suis restée seule sans mon amie, je ne me suis pas ennuyée. 

Alors vous savez quoi? Sortez, marchez sans but, ça peu être très marrant.

 

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Petite excursion à Dazaifu

Aujourd’hui, on est dimanche, il fait beau, je vais aller visiter un truc un peu loin. Plusieurs choix s’offrent à moi. Mais pour tous il faut que j’aille à la gare de Tenjin. Ce que je fais donc.

Sauf que Tenjin côté transport public, c’est mon enfer personnel. Il y a le métro, pour en sortir on traverse une galerie commerciale souterraine, remplie de gens et avec cette lumière artificielle, argh! Puis, il y a le train, étrangement installé au 2° étage d’un autre centre commercial. Et les bus, dans le même bâtiment mais au 3°. Sauf qu’entre le 2° et le 3° étage, il y a une étage, je ne comprends plus rien. Et bien sur, des magasins partout.

J’ai donc passé une grosse demi heure à chercher un train pour une destination qui me tentait: le premier que j’ai vu était Dazaifu, Dazaifu ce sera!

En passant, sachez que je passe ma vie à errer sans réelle destination et à me perdre à moitié, c’est à la fois délicieux et très fatiguant, je vous en reparlerais peut-être dans un autre article. Car il s’en passe des choses quand on se perd!

Revenons à nos moutons: j’arrive à Dazaifu, en même temps que la moitié de la ville de Fukuoka. Je crois que l’autre moitié est arrivée dans l’après-midi…

Le premier stop logique à Dazaifu, c’est de suivre la rue montant jusqu’au Tenmangu. Cette rue est remplie de magasins de douceurs en tout genre, ça sent tellement bon! Mais dans mon cas, facile de résister: je refuse de faire la queue pour manger des bêtises.

Ici, même en me forçant, je ne pourrais pas me perdre: le sanctuaire est à moins de 5min à pied. 

On traverse un double pont, puis on arrive à la grande porte, et enfin, on accède au sanctuaire lui-même.

Je fais un peu le tour: le prunier « volant », les statues, le bâtiment principal.

Je fais même la queue pour mon goshuin. Si si, pour ça je vais faire l’effort. J’ai même fourni un effort financier inattendu: ici, c’est donation libre. On pose ses pièces dans une boite à offrande. Sauf que je n’ai que des billets de 1 000¥ ou un pièce de 500¥. Honnêtement, je choisis la pièce, parce que normalement les goshuins sont à 300¥. Mais les boites de dons ne font pas la monnaie…

Après cela, je vois un panneau avec inscrit plusieurs noms de sanctuaire, je décide donc de le suivre. Et puis, le chemin mène à flan de colline, et vous savez tous à quel point j’adore monter des escaliers…

Bon, je me plains, mais le chemin est sympa, sous les arbres, avec des toriis tout le long. Car le sanctuaire que je vise, c’est le Inari. Et dans ce types de temples, outre les statues de Kitsune, il y a des toriis rouges qui longent le chemin d’accès.

Celui-là est donc au sommet d’une colline, et si on passe derrière, il y a une petite grotte où on peut prier. C’est adorable. Et il y a des statues de kitsune!

En repartant de la grotte, je ne redescend pas le même chemin: ma prochaine destination, c’est le musée national de Kyushu.

Je prends donc un autre sentier dans la forêt, et c’est bien tranquille, sans bruit, ça sent le bois, les fleurs, il n’y a personne. Mon genre de ballade.

Jusqu’à ce qu’on arrive près du musée: juste à côté il y a un parc d’attraction pour enfant, avec petite musique criarde qui va avec. C’est aussi ça le charme du Japon: changer d’ambiance du tout au tout au détour d’un chemin.

Le musée en lui même est gigantesque, j’ai rarement vu ça. Pour accéder au bâtiment principal, on traverse un hall immense, avec des centaines de mètres d’escalators puis de tapis roulants à plat. 

Je dois quand même souligner que même de l’extérieur, je trouve ce musée très beau. Et pourtant, les bâtiments modernes et moi, en général, ça fait 2. Mais l’effet miroir avec la forêt, magnifique!

Je trouve l’angle d’approche du musée très intéressant: l’exposition permanente est appelée: échanges culturels. Il y a plusieurs thèmes chronologiques: la période Jomon, l’arrivée de l’agriculture qui entraîne des enjeux politiques, puis les échanges culturels à proprement parler: l’envoi d’émissaires, puis les échanges politiques et enfin, l’ouverture vers l’occident. 

On a donc des explications sur les évolutions des échanges, mais aussi des œuvres d’art de toute l’Asie.

Si on prend bien le temps de visiter, de bien tout lire et regarder, voire de prendre le guide, on peut y passer un très long moment. J’ai donc déjà bien entamé mon après-midi en ne visitant que l’expo principale, je passe sur celle temporaire. 

Il est temps de rentrer. Je passe par encore un autre chemin pour aller à la gare, car il y a un temple que je veux voir. Mais il y a une cérémonie, il n’est pas accessible. Je n’en vois que l’extérieur.

Pour rentrer, je ne me perds pas tout à fait. Mais je suis victime de ma flemme: il y a trop de monde dans le train express, personne dans le local. Je veux m’asseoir. Je choisis le local. Et je mets une demi heure de plus qu’à l’aller.

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Dazaifu Tenmangu – Dieu faites que j’ai mon examen!

Dazaifu Tenmangu / 太宰府天満宮

Description

Il y a des centaines de Tenmangu au Japon, mais celui-ci, ainsi que le Kitano Tenmangu de Kyoto, est le plus important du pays.

Les sanctuaires Tenmangu sont dédiés à Sugawara Michizane, un érudit et politicien de la période Heian. Ses études extensives l’ont fait associé avec la divinité shinto Tenjin, deité de l’éducation et l’apprentissage. On y voit des étudiants faire acheter des talismans pour les examens.

Michizane était le rival du clan Fujiwara, le clan qui dominait alors la cours. A cause de cela, il a été exilé à Dazaifu. A sa mort, une vague de désastre à lieu, et la croyance se répand que c’est sa punition injuste qui pousse l’esprit de Michizane à exprimer sa colère.

Ainsi commence la tradition des Tenmangu, avec le premier, celui de Dazaifu, situé sur le lieu de sa tombe.

Dans l’enceinte du temple, il y a même le « prunier volant », qui aurait suivi Michizane de Kyoto à Dazaifu à son exil.

Tout proches, le Dazaifu Tenmangu Museum présente certain trésors du temple, et le Kanko Historical Museum raconte des épisodes de la vie de Michizane. A payer séparément.

Ma visite

Comme c’est hors de Fukuoka, j’y suis allée le dimanche pour profiter de la journée entière. Il faisait beau. J’étais pas toute seule.

Malgré cela, le sanctuaire est impressionnant, même si j’ai toujours du mal a appréhender mon environnement avec les foules. 

On commence par une statue de taureau, avec les gens qui font la queue pour se prendre en photo en train de la toucher. Ensuite on traverse deux ponts. On les apprécie mieux de loin: la traversée consiste à éviter de rentrer dans les gens devant qui s’arrêtent pour prendre des photos.

On arrive ensuite à une porte, décorée avec ces lanternes colorées magnifiques qu’on voit un peu partout au Japon et enfin la zone principale du temple. Avec le fameux prunier – un peu décevant à cette saison – et beaucoup, beaucoup de gens.

Bon, c’est dimanche, il fait beau, il y a des cérémonies, c’est normal, mais ça demande un peu de manœuvre pour aller où on veut. 

Comme c’est le « le temple de la connaissance », il y a beaucoup d’amulettes dédiées à la réussite scolaire. Mais le jour où j’y étais, il y avait surtout beaucoup de petits enfants et leurs parents. C’est pas encore la période des exams!

J’ai quand même décidé de faire la queue, pour une fois, pour avoir mon goshuin. Ici, le paiement est « comme on le sent », on glisse son argent dans une boite. Comme c’est dur de faire de la monnaie avec une boite à offrande, je me suis retrouvée à payer 500¥, parce que c’est la plus petite pièce que j’avais… J’aurais honnêtement donné moins, 300¥ comme partout ailleurs, si j’avais pu. Mais enfin, je commence à avoir un carnet bien rempli, je suis contente!

Accès

Adresse: 4 Chome-7-1 Saifu, Dazaifu, Fukuoka Prefecture 818-0117

5min à pied de la gare de Dazaifu

Horaires et tarifs

Ouvert toute l’année, de 6h30 à 19h, avec quelques variations suivant les saisons. Ouvert jusqu’à 20h30 le vendredi et samedi.

Gratuit

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Tocho-ji – temple, histoire et vie urbaine

Tocho-ji / 東長寺

Description

Le Tocho-ji n’a pas une surface gigantesque, mais il regorge de points d’intérêt.

Terminé au 9° siècle, ce temple est l’un des plus anciens temples de la secte bouddhique Shingon.

Il abrite en son sein la plus grande statue de bouddha assis du Japon: 10m pour 30T. Ce Bouddha est relativement récent, mais il impressionne tout autant que ses ancêtres.

Sa pagode à 5 étages, toute de rouge, contraste avec les autres bâtiments en bois.

On trouve aussi au Tocho-ji le cimetière des 2°, 3° et 8° seigneurs de Fukuoka, un Rokkakudo, qui abrite une bibliothèque de sutra.

Ma visite

Je suis arrivée un peu trop tard dans l’après-midi pour voir la statue du bouddha assis. Mais comme c’est à deux pas de mon dortoir, ce n’est peut-être que partie remise! Peut-être le jour ou le Rokkakudo est ouvert… Il faut que je me renseigne sur la date.

L’enceinte de ce temple est un vrai havre de paix, situé sur une grande avenue très passante et bruyante. Mais le bruit de fond ne doit pas nous empêcher de profiter!

Quand j’y suis allée, il n’y avait vraiment personne, je ne sais pas si c’est dû à l’heure ou autre chose, parce que c’est quand même un temple grand et connu. Notamment pour sa pagode. Et le fameux bouddha.

En fait, j’aime assez tout ces contrastes: calme intérieur, agitation de la rue, pagode rouge et or, temple en bois sombre.

Comme dans beaucoup d’endroits ici, il y a des détails à noter partout, des statues, des arbres taillés au millimètre. C’est à la fois très nature et très carré.

Le Tocho ji est en plus situé dans le « Hakata old town », on a donc droit à des panneaux indiquant les autres points d’intérêt dans le coin. Ce qui est rare dans cette ville.

Accès

Adresse: 2-4 Gokushomachi, Hakata Ward, Fukuoka, Fukuoka Prefecture 812-0037

Metro station Gion

Horaires et tarifs

9h-17h

Gratuit

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Retour sur les bancs de l’école. Mais pas que!

Bien, j’ai un peu ralenti les publications mais je vais m’y remettre. Déjà, ce n’est que mon troisième jour de cours, donc au début il a fallu que je m’acclimate. Mais je commence à m’y faire, laissez moi tout vous raconter!

Cours de Japonais

Mon école!

Lundi, nous avons donc reçu nos résultats et je suis assez étonnée d’avoir 40 (bon, sur 100, mais quand même!), la meilleure note de ceux qui ont passé le test avec moi, alors que certains d’entre eux parlent bien mieux que moi.

Mais cela a aussi posé quelques problèmes: les classes ont été faites avant notre arrivée, et il y a un niveaux bien en dessous, si je me souviens bien pour les résultats autour de 25, et un niveau plutôt au dessus, pour environs 50-55 points. En plus, il ne restait qu’une place dans la classe « facile » et on était 2 à être entre les 2. Après la première journée, mon collègue est descendu -littéralement, c’est l’étage d’en dessous – pour tester l’autre classe.

Je relève donc le défi d’être dans une classe dont le niveau me dépasse plus que prévu. Les exercices écrits se passent bien, et je comprends la plupart de ce qu’on me dit mais si je dois répondre à l’oral je fais plutôt dans le « bruit »: euh eh aaah. Ce qui me frustre terriblement.

Mais la classe est petite et les gens très sympa. J’ai du attendre de finir mes 8 ans d’études supérieures pour me sentir bien dans une université, c’est quand même un peu dommage.

Demain, si j’ai compris, on va voir une école et discuter avec les enfants. Je suis pas plus emballée que ça mais je suppose que c’est une expérience. Je vous dirais demain!

Un peu de tourisme quand même

Mes cours finissent à 15h, et si les 2 premiers jours, ma tête bourdonnait en sortant des cours, aujourd’hui j’ai réussi à me motiver à aller faire une petite visite à pied.

J’ai entendu parler du Tocho-ji, un temple avec un pagode, et c’est à 15 min à pied. En chemin, je croise un autre temple, mais je ne sais absolument pas ce que c’était. 

C’était pourtant assez grand, avec un parc, différents bâtiments et tout ce qu’il faut mais je n’ai vu que le nom en japonais, et je ne sais pas (encore!) ce que cela voulait dire.

Mais c’était bien calme, et j’avoue que j’apprécie, parce que le quartier pour y arriver est un peu à base de gratte-ciels et rue à 4 voies et double sens. 

Et si le bruit résiduel gâche un peu, c’est quand même remarquablement rattrapé par les chats qui prennent le soleil sur les marches. Ils étaient un peu l’attraction principale de tout le monde mais s’en fichaient parfaitement.

Ensuite, j’ai fait 3 fois le tour du pâté de maison avant de, enfin, trouver l’entrée du Tocho ji. Parce que les pagodes, c’est pratique pour repérer de loin, mais des fois, on se retrouve face à un mur, mais avec vue sur la pointe qui dépasse!

 

Le Tocho-ji est un petit concentré d’histoire mais aussi d’actualité. Il y a un Rokkakudo, une « hutte » à 6 côté qui contient une bibliothèque de sutra, le cimetière des 2°, 3° et 8° seigneur de Fukuoka, les Kuroda, et une grande statue de bouddha, construite en 1992. Je n’ai pas pu la voir, je suis arrivée un peu tard, et de toute façon on ne peux pas prendre de photo. 

Quant à la pagode, il me semble qu’elle a été construite il y a moins de 10 ans. Mais encore une fois, il faut que je continue mes cours de japonais pour tout saisir!

Ici par contre, c’est dur de faire abstraction du fait qu’on soit en bord d’une grande avenue, avec travaux en prime. 

C’est quand même un super endroit à voir, avec la pagode rouge qui contraste avec les autres bâtiments en bois.

Et pour finir, vu que je dois traverser la gare d’Hakata (comprendre, le centre commercial géant d’Hakata), j’ai essayé de me trouver un jean. Mais je ne comprends rien aux tailles, la plupart des habits pour femmes ont des volants ou des trucs « mignons » partout, et je pense que je vais me résoudre à acheter mes fringues au rayon homme. 

Du coup, pour compenser je me suis pris un pancake. Et j’ai résisté à l’appel du pokémon center! 

Ce qui ne saurait durer…

 

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Bilan du voyage et nouvelle aventure

Donc, me voici à Fukuoka depuis 2 jours, et  avant de vous raconter un peu tout ça, je propose un petit bilan du voyage.

En 19 jours, j’ai donc parcouru  environ:

  • 2600 km en train
  • 270 km à pied

J’ai visité des châteaux, de ruines, des sanctuaire et des temples et j’ai essayé de profiter de toutes les expériences japonaises disponibles: sento, kimono, nourriture. Même prendre le train est une petite expérience.

Je suis arrivée à Fukuoka un peu fatiguée et j’avoue quand même apprécier de me poser et ne plus dormir avec de parfaits inconnus. J’aime quand même ma tranquillité. Et ne pas me faire réveiller au milieu de la nuit.

Château de Kanazawa

Chaque ville était un peu différente des autres, mais je crois que ma préférée est Kanazawa: les gens sont gentils, la ville est belle et pratique. Tout les point touristiques sont assez proches et on peut donc tout faire à pied. Et puis il y a de tout à visiter, historique, moderne, juste à choisir.

Bon la météo était moyenne:  il a plut 2 jours sur 3. Mais au moins il faisait chaud (voire très chaud).

Maintenant, parlons un peu de Fukuoka et ce que je vais y faire.

Vendredi j’ai fait mon test de niveau de japonais. J’ai répondu à des questions, ce qui est déjà pas mal. Je verrais le résultat demain.

Après on nous a expliqué les règles de la fac: pas de tongs, pas trop de maquillage ou de piercing, pas de coloration des cheveux. Un « class leader » sera désigné, je ne sais pas encore comment, et il aura notamment pour mission de dire aux autres de la classe quand se lever, quand saluer et quand s’asseoir quand le prof rentre dans la salle. Je trouve ça drôle, je vais faire comme dans les drama et animés que je regarde! 
Dans la même veine, chaque semaine certains membres de la classe seront désignés pour nettoyer la salle.

Mes cours finissent à 15h, ce qui me donnera le temps de visiter la ville, je commence à regarder ce que je vais faire.

Ce week-end, j’ai fait un tour en ville, où j’ai essentiellement vu des centre commerciaux et je suis allée boire un coup avec les gens avec qui j’ai passé le test de niveau. Pour l’instant, je n’ai donc pas grand chose à dire sur Fukuoka.

 

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Jour 18 – installation et stress de la rentrée

Vue du train

Aujourd’hui juste un petit mot pour vous dire que j’ai pris mon train jusqu’à Hakata, la gare de Fukuoka. Je vais y rester 2 mois et des poussières, pour suivre des cours de japonais.

Je me suis un peu perdue car le campus est en fait dans la ville et il y a beaucoup de bâtiments disséminés. Mais j’ai trouvé le bureau des élèves étrangers, et après avoir expliqué comment on prononce mon nom et prénom, je me suis faite conduire à mon dortoir.

Il est vraiment à deux pas du lieu de mes cours, c’est cool. On m’a tout expliqué, j’ai presque tout compris, et je me suis installée. J’ai donc une chambre, avec un salle de bain avec baignoire, une lave linge et même un petit balcon. Le petit-déj et le dîner sont compris, c’est parfait.

Le seul problème, c’est internet: il n’y a qu’un câble ethernet et je n’ai pas d’ordi à proprement parler mais une tablette avec clavier. Donc pas de port ethernet. Heureusement, je croise une autre étudiante française, qui m’explique la solution. Dans un magasin d’Hakata station, ils vendent un… truc, je ne sais pas le nom, qu’on branche sur un câble ethernet et qui sort de la wifi. Un petit tour au magasin en question, et me voici équipée.

Là, je sors du repas, et je vais réviser un peu mes kanjis: demain, j’ai test de niveau en début d’après-midi. Je stresse plus qu’à mes rentrées n’importe où ailleurs, mais je vais m’en remettre.

Mais ce rendez vous à 14h me laisse aussi le temps de faire la grasse matinée demain matin. Il y a donc peu de chance que j’ai des choses à vous raconter demain, je fais une pause! Et peut-être même que j’irais boire un coup le soir. Même si il y a cette histoire de couvre feu à 23h qui me chagrine…

 

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Jour 17 – Miyajima sous la pluie

Avant de vous raconter ma journée, je me permets de revenir sur ma soirée. 

La spécialité d’Hiroshima, c’est les okonomiyakis. Mais avec des nouilles. C’est excellent et totalement bourratif, c’est parfait. L’hostel me recommande un petit restaurant local, alors j’y vais.

Je pars donc avec l’intention de manger mon okonomiyaki, et c’est ce que je fais. Sauf que je discute avec mon voisin de comptoir, il m’offre un verre de saké et kanpai!

Et donc là, j’ai déjà bu dedans.

Sauf que la façon traditionnelle de servir le saké, c’est dans un verre plutôt grand, qu’on pose dans une coupe, et on sert jusqu’à ce que ça déborde.

Comme je discute bien avec le couple de vieux qui tiennent le restau (enfin bien, beaucoup, parce qu’on ne maîtrise pas la langue de l’autre), je me prends un deuxième verre.

Me voilà rincée, à 21h. Heureusement que l’hostel est à 200m.

Le matin, je me réveille, tout de même, et je prends le train puis le ferry direction Miyajima.

Je suis un peu déçue parce que j’avais prévu de faire la randonnée du mont Misen, mais il pleut, et le sommet est caché par les nuages. Ce qui ne me donne pas du tout envie de tenter la montée. 

Ce n’est pas grave, il y a plein de choses à faire sur l’île, et qui font aussi pas mal grimper. Pas que j’aime tellement grimper non plus…

Ça rajoute quand même une touche particulière à un monument.

Il y a quand même une petite chose à noter sur l’île, outre sa dimension sacrée pour le shintoisme. C’est qu’il y a des cerfs. Vous savez, ces petits cerfs japonais adorables! Il n’y en a pas des hordes, mais on en croise assez régulièrement, et malgré les panneaux prévenant que ce sont des animaux sauvages, clairement, ils ont pris l’habitude. Ils s’installent n’importe où, traversent les routes, font leur vie.

Bien sûr, il ne faut pas leur donner à manger, mais certains doivent le faire, car l’un d’entre eux s’est avéré très déçu que j’ai les mains vides.

 

Forcément, le premier stop, c’est Itsukushima, le temple attenant au fameux Torii flottant (qui ne flotte pas). A marée haute, il donne l’impression de flotter, mais à marée basse, on peut y accéder. Je reviendrais à marée basse.

Je visite le temple, qui donne aussi l’impression de flotter sur l’eau. J’apprendrais dans un musée plus tard que c’est exactement ce qu’il fait quand l’eau et très haute. Les planches de ses pontons sont aussi étudiées pour être espacées et ainsi libérer la pression des vagues, ce qui donne sa longévité à la structure.

C’est très beau à marée haute, à marée basse, les algues qui sèchent, je trouve ça moins joli. Et on a donc vue sur le torii mais aussi sur d’autres monuments.

Je ne suis pas bousculée par la foule quand j’y suis, mais il y a quand même pas mal de groupes scolaires. Quand je repasse à côté 3/4 d’heure plus tard, il y a foule, il vaut mieux y aller tôt.

Ensuite, je passe devant d’autres sanctuaires dont j’avoue que le nom m’échappe et je vais visiter la salle du trésor. Je dois être la seule à avoir suivi les règles et à n’avoir pas pris de photo à l’intérieur… Y sont présentés divers panneaux peints, très jolis et avec une sacrée histoire, des sabres, des armures et même l’ancien panneau qui ornait le précédent torii. Depuis le 12° siècle, on en est au 8° torii.

Je vais d’ailleurs juste après dans ce fameux musée, où les photos sont aussi interdites. Il y a plusieurs parties: artisanat local, explications sur l’histoire d’Itsukushima et sa construction, … Mais aussi toute une partie repos, la reconstruction d’une ancienne maison, où l’on peu s’installer sur les tatamis, emprunter un livre de la bibliothèque en admirant le jardin. Pour les explications sur Itsukushima, ça vaut vraiment le coup d’y faire un tour.

Dans une rue, je croise un petit vieux à vélo qui m’interpelle: « oneesan! » et qui s’étonne de me voir sans parapluie. Il commence un peu à discuter couleurs de parapluie, et je lui explique que ça va, il ne pleut pas trop, je vais aller. C’est à dire que pour me voir porter un parapluie, il faut au moins la mousson. Mais quand je dis que j’attire les vieux japonais!

Ensuite, je monte au Daishoin, un temple bouddhiste cette fois. Il est très grand, sur plusieurs niveaux, avec différents pavillons, des statues absolument partout et des escaliers en conséquence. La rampe de ces escaliers sont en fait des rouleaux, que l’ont fait tourner pour faire une prière.

Il y a un office dans l’un des pavillons, mais je n’ose pas trop ouvrir la porte en plein milieu. Je profite quand même du son, avec les tambours et les chants.

Tout en haut du temple, il y a une grotte remplie de statues et de lanternes, l’ambiance est magique. Il y a aussi une super vue.

Je redescends et me rappelle avoir vu un restaurant de tempura, je pars donc en quête de celui-ci. Heureusement que je n’ai fait que 2 rues, car ma mémoire me joue des tours, je mets un éternité à trouver.

Je prends donc les tempura sur bol de riz. Il faut juste que je rate ma bouche avec ces fichues baguettes juste au moment où le serveur/cuistot sorte de la cuisine. Il m’offre gentiment une cuillère, mais moi j’ai un peu honte…

Prochain arrêt: la pagode qu’on voit dépasser de partout où l’on se trouve. Son nom officiel étant Goku no To. Vu qu’on monte des escalier en contrebas, on est vraiment dominé par sa hauteur.

Elle est jolie et c’est très bien, mais juste à côté se trouve aussi un sanctuaire gigantesque le Senjokaku, il me faut donc le visiter.

Il est vraiment immense et quasiment vide à l’intérieur. Son surnom est d’ailleurs le pavillon aux 1000 tatamis. Les tatamis étant une mesure de surface, pas des vrais tatamis posés par terre.

Le temple n’a jamais été achevé, d’où ce grand vide et le peu de murs, mais ça donne un aperçu de la structure et surtout, il y a quand même des tablettes aux dessins magnifiques partout sur le haut des piliers. 

Et puis la vue est magnifique: on voit Itukushima et le Daishoin au loin, avec la montagne en fond.

Au soleil, ça doit être top…

Voilà qui devrait clôturer ma journée, mais pas tout à fait.

Je vais récupérer mon sac aux casiers des quais et me dirige vers mon ryokan. Je passe par la baie où se trouve le torii et c’est désormais marée basse, ça me fait un sacré raccourci. Etant chargée comme une mule, je n’ai pas pu prendre de photo… 

J’arrive à l’hôtel et m’imagine déjà me coucher dans ce futon bien moelleux en mangeant le petit gâteau de bienvenue et en buvant mon thé, mais sitôt mon sac posé, je me rends compte que j’ai oublié l’ordinateur dans le casier.

Je repars donc en courant et sans trop réfléchir pour vite aller le récupérer. Me voilà donc à courir à travers le bras de mer, sous la pluie, en débardeur, en priant qu’il y soit toujours. Ce qui est aussi une vue en soi, vu que je doit courir tout les 2-3 ans tout au plus…

Et je retrouve mon ordi! 

Je rentre tranquillement, mais toujours pas de photo du torii à marée basse: je suis partie sans rien.

Ce soir, je vais le voir illuminé, mais plus tard. Vous aurez les photos demain!

Pour l’instant, mon repas est réservé pour dans 15min, et après, je vais aller tester ces baignoires « Goemon-buro », qui m’ont l’air fort agréables, malgré leur nom venant du type qui s’est fait ébouillanter dedans comme punition pour un vol… 

 

 

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