Beppu – enfers et relaxation

Vendredi c’était férié: la fête du travail. Ce qui concrètement ne change pas grand chose sauf les horaires des bus. Mais je n’ai pas eu l’impression que beaucoup d’autres gens étaient en repos.

Bref du coup, petit weekend de trois jours: l’amie Hélène et moi nous sommes organisé un petit weekend à Beppu.

Beppu est une ville connue pour ses enfers, des sources d’eau chaude un peu spectaculaires mais où on ne peut pas se baigner, et ses nombreux – nombreux- onsens.

Vendredi – premiers contacts avec la ville

Bon vendredi, on prend le bus. Mais on est pas tous seuls sur la route alors on a un peut de retard a l’arrivée. Du coup, je me disais qu’on allait pas être toutes seules en ville.

En fait, pas du tout. On se balade un peu, on mange, on traverse des rues commerçantes quasiment vides. Toute la ville paraît un peu vieillote et pas forcément entretenue. Pas vilaine, mais elle se place pas dans les villes aux charmes pittoresques quoi.

Mais au moins, on nous explique pourquoi c’est vilain!

En plus, la côte est à risque pour les tsunamis, donc le front de mer est utilitaire plutôt que esthétique. Notre envie de boire un coup en regardant la mer à donc peu de chance de se réaliser.

 

 

Pour se mettre dans l’ambiance locale, on se fait notre premier onsen. C’en est un plutôt connu et assez ancien: le Takegawara. Mais l’intérieur est plutôt minimaliste : un petit bain, et pas d’endroit avec des douchettes pour se laver, il faut prendre l’eau dans un baquet. Mais vu le prix (100 yens), on aurait été bêtes de ne pas d’autoriser cette pause.

Après ça, on est d’une mollesse et d’un manque de motivation extrêmes mais on décide d’aller à l’hôtel à pied pour avoir un feeling de la ville.

En fait, on est carrément de l’autre côté de la ville donc ça nous fait quand même presque 2h de marche. Mais tranquillement. On visite un peu un parc, on admire la vue. Dans le parc de Beppu, il y est sensé y avoir des œuvres de Anish Kapoor Mais c’est payant, le « Sky mirror » une grande soucoupe-miroir qui renvoie l’image du ciel. Ce qui personnellement me laisse un peu de marbre.

Bref, un sacré trajet avec plusieurs pauses kombini. Le soleil se couche et la ville a une ambiance toute particulière: les rivières fument, de la vapeur sors des bouches d’égouts. Avec les lumières de la nuit, ça fait son petit effet. Cette partie de la ville est nettement plus jolie. Et puis nous voilà à l’hôtel : on mange notre repas et on va se coucher : il est 19h30-20h, ça me paraît raisonnable. Bon, on ne dort pas de suite, mais je l’avoue: on en fout pas une. On fera mieux demain!

Samedi – les enfers de Beppu

Donc, aujourd’hui on est un peu plus en forme que la veille. On petit déjeune dans la salle commune et on essaie de communiquer mais, le matin, pour moi, ça reste difficile. 

Aujourd’hui, l’idée, c’est de visiter les enfers de Beppu. C’est pas loin de l’hôtel et c’est clairement le point fort de la ville.

Il y a un pass pour voir 7 des enfers. Il y en a un qui est indépendant. Et sur ces 7, on évite celui avec les crocodiles : il paraît qu’il y en a plus de 100, dans un endroit assez réduit, j’ai un peu de la peine à l’idée d’aller les voir. 

Umi Jigoku

Donc, les enfers sont relativement rassemblés, ça se fait à pied. Ils sont tous un peu différents mais pas forcément tous passionnants à regarder. Si vous ne devez en voir qu’un, faite le umi jigoku: l’enfer de la mer. Il est grand, il a un beau jardin.  Je pense que je vais juste vous poser une photo de chaque, je ferais un article plus en détails plus tard. 

Kamado Jigoku

Par contre, ce qui est vraiment bien c’est qu’il y a des bains de pieds de quasi chaque enfer, et que c’est un plaisir simple. Mais un sacré plaisir quand même. En plus, c’est une journée magnifique. Donc on s’arrête et on trempé les pieds dès que possible.

À midi, on a fait 4 enfers sur les 6 qu’on veut voir. Les deux derniers (celui couleur sang et le geyser) sont un peu plus loin, donc on ira après manger. 

Oniishibouzu Jigoku

On se trouve un de ces petits restos kitsch qui ne paient pas de mine mais qui sont excellents, on prend une glace pour le dessert, et on part pour les deux derniers enfers, le Chinoike et le Tatsumaki, qui sont à 2,5km. 

C’est assez court mais on change complètement d’univers : c’est la campagne, avec des petites maisons et des gens qui cultivent leurs légumes. J’aime assez ce genre d’ambiance et la route descends, donc moi je conseillerais vraiment d’y aller à pied. 

On visite les 2 derniers enfers. Je suis un peu déçue par le geyser : ils disent que sans les murs autour le jet irait jusqu’à 30m. Là, non seulement ça casse la hauteur du jet, mais en plus on manque de perspective et j’ai eu l’impression de voir une grosse fontaine. 

Chinoike Jigoku

On décide de prendre le bus pour rentrer à l’hôtel, et d’attendre  jusqu’à 18h: le gérant de l’hôtel nous a conseillé un onsen qui fait des réductions à partir de cette heure là. 

18h: c’est parti pour le onsen. Il est à 10min à pied, ce sera parfait pour le coup de mou qui va suivre.

Celui-ci de onsen est vraiment complet. On y reste plus longtemps : entre les bains avec les cascades, les bains avec différentes températures, le sauna japonais et le bain en extérieur, y’a de quoi s’occuper. Le bain extérieur est juste magnifique : l’eau arrive en cascade du haut d’un mur de pierre, les arbres, le ciel étoilé.

Tatsumaki Jigoku

Quand on a fini notre bain, on se rhabille et on peut profiter de la zone de repos: on peut se prendre à boire ou des snacks cuits à la vapeur. Le restaurant était plein, mais il a l’air vraiment bien. Pour une prochaine fois ! 

Dimanche : Mont Tsurumi

Aujourd’hui, on part à l’aventure ! Enfin, au départ, l’idée c’était de marcher tranquillement, d’avoir une vue sur la ville et voilà. Mais…

Donc, on prend le bus jusqu’au « Beppu Ropeway » qui nous monte quasi en haut du mont. Après il nous reste 10-15min de montée mais par des escaliers et des chemins bien larges. Rien d’insurmontable. Donc on se dit qu’on va descendre à pied. Si c’est dans le même gout, ça va aller tranquille.

Au sommet

Le sommet est pas franchement hallucinant, il y a des bâtiments et des tours émettrices. La vue est bien mais pas spécialement dégagée aujourd’hui. Il y a quelques autels pour les dieux de la chance. Et assez étrangement pour le Japon, pas de restauration ! Mais quand-même, une boutique de souvenirs. Le tour est assez vie fait. On réfléchit à descendre.

Donc, nous sommes équipées de chaussures à la semelle plate, moi j’ai une veste en cuir et mon appareil photo à la main: les randonneuses de l’extrême, vraiment. 

Et la descente est plutôt difficile, parfois très pentue et glissante. On nous a dit qu’il fallait 2h pour monter, on a mis 2h à descendre. Et on se félicite d’être montées en ropeway. 

On croise plein de petits vieux qui pètent la forme en montant, les gens sont peu nombreux et quand on les croisent ils sont gentils. Le haut de la montagne est pas superbe mais plus bas, la forêt est plus jolie.

 

Et il y a même un petit temple, tout seul au milieu de la forêt.

Et puis voilà, il est temps de rentrer sur Fukuoka !

 

 

Please follow and like us:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *