Un miracle japonais

J’ai fait plein de chose récemment: je suis allée à Saga, j’ai mangé dans des cafés à thème, je suis allée à Okinawa, où je me suis baignée. Plein, plein de choses à raconter. 

Mais voilà, je n’avais rien pour vous écrire car je me suis retrouvée face à un léger problème: mon ordi rame et mon téléphone… Eh bien, mercredi dernier j’ai oublié mon téléphone dans un bus. Oui , je sais, qui oublie son téléphone? Je revois parfaitement l’action: téléphone à la main, je cherche un truc dans mon sac, je vois mon arrêt et me lève sans rien en main… 

Spoiler et miracle résumé en quelques mots: aujourd’hui, je l’ai récupéré.

Imaginez, en France, ou n’importe où, laisser votre téléphone dans un bus, qui passe par la ligne la plus fréquentée du réseau, et le retrouver plusieurs jours après?

Oui, voilà, improbable au mieux.

Mercredi donc, je descend du bus et je vais au café Harry Potter, et forcément je veux prendre en photo mon assiette. Impossible de retrouver le téléphone. Ce qui m’a un peu gâché l’expérience, je dois avouer. Pas tant parce que je suis accro des photos de bouffe mais un téléphone, c’est tellement pratique! Déjà, ça a un GPS, ce qui en ce moment est la fonction la plus utilisée. Ensuite, on peut étudier le japonais avec: trouver du vocabulaire, faire des révisions, ce qui me sert aussi pas mal. Et puis, il y a le contact avec le monde: mon facebook qui est connecté, mes adresses mails, mon compte line, mon instagram. Ma carte sim française, qui risque de me revenir cher si quelqu’un décide d’appeler de mon téléphone…

Bon, je suis pas non plus hyper stressée pour ce genre de choses, je prends quand même le temps d’acheter un cadeau de Noël pour mon neveu et de passer par le temple à côté pour me faire faire mon goshuin.

Je retourne à mon point de départ, la gare d’Hakata, qui est LA gare de Fukuoka. Il me semble donc aussi très probable que s’il doit être quelque part, mon téléphone sera là. La moyenne d’age des employés de la compagnie de transport doit avoisiner les 70 ans. Ce sont en général de gentils vieux monsieur, qui ne comprennent que des mots clés en anglais: vu leur poste, principalement des directions. Ou des dames plus jeunes mais tout aussi peu anglophone.

Je réussi moi-même à m’expliquer par mots clés japonais, et le monsieur appelle les deux terminaux de bus qui concernent la ligne que j’ai prise: pas de portable pour le moment, mais on me donne les numéros de téléphone pour que je me renseigne plus tard. Ce qui pose deux problèmes: il faudrait que je parle en japonais et sans geste. Mais surtout, j’ai perdu mon téléphone, je ne peux pas téléphoner. 

Heureusement, j’ai à ma disposition un autre gentil vieux monsieur: le concierge de mon dortoir. Je lui explique donc mon problème, et le soir venu, il appelle les terminaux de bus. S’en suit un interrogatoire poussé. Heureusement que c’est pas moi qui parle… Comment est mon téléphone? Quelle photo de fond d’écran, quel bus, à quelle heure? ai-je retenu l’immatriculation du bus? Dans quelle rangée étais-je assise? Signe particulier du téléphone? Ça dure bien une demi heure. Je me demande combien de questions ils posent quand on perd son enfant… Et surtout, je me demande à quoi cela va servir: soit ils ont un téléphone noir sans signe distinctif soit ils n’en ont pas.

En fait, c’est pour pouvoir chercher dans tout les bus de la ligne, le soir venu, s’il n’y a pas mon téléphone. 

J’ai fait travailler un service entier pour un téléphone, sans compter le monsieur de mon dortoir. J’ai un peu honte.

Le vendredi, la compagnie de bus rappelle mon dortoir: ils ont un téléphone correspondant (ou alors quelqu’un à la même téléphone que moi et des photos de mon staff qui défilent en fond d’écran…), je peux venir le chercher à Momochihama, qui est donc le terminal du terminus du bus. Le bout du monde quoi. Et je dois partir de l’autre côté pour prendre l’avion pour Okinawa. On verra lundi.

Lundi, aujourd’hui, je passe donc récupérer mon téléphone. Et quand je reviens, la moitié du staff de mon dortoir m’exprime sa joie de me voir retrouver mon portable.

Merci donc à la vingtaine de personne impliquée dans le sauvetage de mon téléphone pendant presque une semaine. Je ne m’attendais pas à une telle mobilisation.

Du coup, à bon entendeur: j’ai oublié une casquette bleue à Aomori fin septembre, un pull dans un bar il y a un petit mois, ma carte pasmo devant la gare il y a un gros mois et certainement ma tête quelque part, mais je ne m’en souviens plus…

Kita Kyushu – une ville industrielle historique

Rapide résumé de ma journée à Kita Kyushu? 

Je me suis caillé le c… mais quelque chose de bien.

Bon, ok, c’est trop résumé… Alors commençons par le début: Kita Kyushu est une ville du Nord de la préfecture de Fukuoka, et donc au nord (Kita) du Kyushu. Tout est dans le nom, j’adore. C’est surtout une ville industrielle mais on m’a dit qu’il y avait plus à voir que cela, et en plus, ce matin, je me suis réveillée tôt, donc on est parti! 

Allez, je vous avoue tout: j’ai aussi vu qu’il y avait un musée d’histoire naturelle avec des dinosaures et j’adore les dinosaures. Non, ce n’est pas interdit passé 10 ans! Donc mon premier arrêt, c’est le Muséum d’histoire naturelle et humaine de Kita Kyushu. C’est dans une zone un peu à l’extérieur de la ville elle-même, et il y a plusieurs musée et un parc de divertissement (et des centres commerciaux, mais où n’y en a-t-il pas?). Niveau musée, on a donc histoire naturelle, mais aussi musée de l’environnement et des choses relatives au passé industriel de la ville.

Mais rien ne vaut les dinosaures, voilà.

J’ai adoré ce musée. Il est magnifique, on suit l’histoire en commençant par un peu de géologie, puis on remonte avec …. les dinos, oui, vous suivez, puis les animaux préhistoriques et les animaux contemporains. 

Pour ces derniers, certains sont justes empaillés et exposé, mais certains sont dans des scènes reconstituées magnifiques.

Ensuite, on passe à l’histoire humaine, avec là aussi de belles reconstitutions et mises en scènes. Il y a 2 petites salles avec des objets du quotidien datant du début de l’industrialisation, ce qui est moyennent intéressant à mon idée, mais qui avait l’air de beaucoup intéresser les enfants. Il faut dire, il y a une maison qui date d’avant l’invention de la télé, quand même! 

Par contre, si vous voulez comprendre sans prendre l’audio-guide, j’espère que vous avez un meilleur niveau de japonais que moi. Mais sinon, vraiment, un musée très intéressant.

Ensuite, je suis un peu embêtée car je n’ai pas internet et que je ne sais pas trop comment me rendre à ma prochaine destination: Kokura. Je vais donc à la gare et trouve un train destination Kokura, me voilà sauvée. Et là, miracle de la signalisation japonaise: alors que je m’apprête à allez jusqu’au terminus, il y a un arrêt « higashi kokura », décoré d’un logo de château: finalement, c’est là que je vais descendre.

Le dit château est en rénovation. Je suis un peu déçue: je me disais qu’au moins dedans, il ferait plus chaud… Tant pis, je visite les alentours, c’est quand même joli. 

Il y a un jardin japonais, que je n’ai pas visité parce que je n’ai pas de tendances masochistes à rester dehors à claquer des dents, un très joli sanctuaire (le Yasaka) et des cars de Coréens. 

Oui, apparemment les coréens font un peu partie du décor, vous allez avoir un exemple tout de suite.

Pour réfléchir au chaud à ma prochaine destination, je vais au mémorial de Matsumoto Seicho. Un monsieur dont j’ignorais l’existence jusqu’à présent, je l’avoue. A l’entrée, par réflexe, la dame me parle en coréen puis voyant ma tête, me parle en japonais. C’est tout à fait logique. Enfin, pour demander le prix et la direction en japonais, je me débrouille.

Sanctuaire Yasaka

J’apprends donc que Matsumoto Seicho est un écrivain qui a écrit, quoi… un petit millier de bouquins. Tout est en Japonais, mais on m’a donné un livret qui détaille les objets exposés. Je suppose donc que pour les gens qui connaissent l’homme et son oeuvre, c’est un lieu intéressant: on y détaille sa vie, ses œuvres, il y a une reconstruction de sa maison… Pour moi, c’est surtout un endroit chaud.

Dans la zone de Kokura, il y a aussi plusieurs musée, dont un de la littérature, mais j’avais peur de ne rien y comprendre alors je l’ai évité.

Prochain et dernier arrêt: Mojiko Retro. C’est un quartier portuaire qui a gardé ses vieux bâtiments de briques. La plupart sont d’anciens bâtiments liés à l’activité de la ville: ancienne douane, terminaux portuaires, il y a même le « social club » où a résidé Einstein. C’est vraiment déroutant, peu d’endroits ont ce style, c’est assez sympa. 

Gare de Mojiko

Mais à ce stade, je suis fatiguée et je ne sens plus ni mes oreilles ni mes doigts (je ne sais pas si j’ai assez mis l’emphase sur le sujet de la température hivernale…) parce qu’il fait froid, j’ai donc un peu la flemme de visiter les musées du coin . Même si le musée du train avait l’air sympa.  

Parlant de ça: la gare de Mojiko est magnifique: le bâtiment extérieur, mais aussi l’intérieur, tout en bois lustré, haut plafond, comme un retour dans le temps.

J’y prends donc le train pour rentrer à Hakata, et il y fait si bon et les trains japonais sont si confortables, que quelqu’un doit me réveiller à l’arrivée. Heureusement qu’Hakata est le terminus…

 

P.S.: Si vous vous demandez ce que j’ai fait depuis 10 jours, je dirais à peu près rien. J’étais complètement crevée. Un jour je me suis réveillée à midi et demi, avec mon réveil qui sonnait depuis 8h45… J’ai bien fait des petites visites, mais j’ai oublié mon appareil photo et je n’ai pas vraiment profité. Enfin, je suis bien allée au Pokémon café temporaire pour y vendre un bras en échange d’un dessert. Et puis je suis comme les petits vieux: il fait froid et humide, j’ai eu mal au genou toute la semaine

 

 

 

Beppu – enfers et relaxation

Vendredi c’était férié: la fête du travail. Ce qui concrètement ne change pas grand chose sauf les horaires des bus. Mais je n’ai pas eu l’impression que beaucoup d’autres gens étaient en repos.

Bref du coup, petit weekend de trois jours: l’amie Hélène et moi nous sommes organisé un petit weekend à Beppu.

Beppu est une ville connue pour ses enfers, des sources d’eau chaude un peu spectaculaires mais où on ne peut pas se baigner, et ses nombreux – nombreux- onsens.

Vendredi – premiers contacts avec la ville

Bon vendredi, on prend le bus. Mais on est pas tous seuls sur la route alors on a un peut de retard a l’arrivée. Du coup, je me disais qu’on allait pas être toutes seules en ville.

En fait, pas du tout. On se balade un peu, on mange, on traverse des rues commerçantes quasiment vides. Toute la ville paraît un peu vieillote et pas forcément entretenue. Pas vilaine, mais elle se place pas dans les villes aux charmes pittoresques quoi.

Mais au moins, on nous explique pourquoi c’est vilain!

En plus, la côte est à risque pour les tsunamis, donc le front de mer est utilitaire plutôt que esthétique. Notre envie de boire un coup en regardant la mer à donc peu de chance de se réaliser.

 

 

Pour se mettre dans l’ambiance locale, on se fait notre premier onsen. C’en est un plutôt connu et assez ancien: le Takegawara. Mais l’intérieur est plutôt minimaliste : un petit bain, et pas d’endroit avec des douchettes pour se laver, il faut prendre l’eau dans un baquet. Mais vu le prix (100 yens), on aurait été bêtes de ne pas d’autoriser cette pause.

Après ça, on est d’une mollesse et d’un manque de motivation extrêmes mais on décide d’aller à l’hôtel à pied pour avoir un feeling de la ville.

En fait, on est carrément de l’autre côté de la ville donc ça nous fait quand même presque 2h de marche. Mais tranquillement. On visite un peu un parc, on admire la vue. Dans le parc de Beppu, il y est sensé y avoir des œuvres de Anish Kapoor Mais c’est payant, le « Sky mirror » une grande soucoupe-miroir qui renvoie l’image du ciel. Ce qui personnellement me laisse un peu de marbre.

Bref, un sacré trajet avec plusieurs pauses kombini. Le soleil se couche et la ville a une ambiance toute particulière: les rivières fument, de la vapeur sors des bouches d’égouts. Avec les lumières de la nuit, ça fait son petit effet. Cette partie de la ville est nettement plus jolie. Et puis nous voilà à l’hôtel : on mange notre repas et on va se coucher : il est 19h30-20h, ça me paraît raisonnable. Bon, on ne dort pas de suite, mais je l’avoue: on en fout pas une. On fera mieux demain!

Samedi – les enfers de Beppu

Donc, aujourd’hui on est un peu plus en forme que la veille. On petit déjeune dans la salle commune et on essaie de communiquer mais, le matin, pour moi, ça reste difficile. 

Aujourd’hui, l’idée, c’est de visiter les enfers de Beppu. C’est pas loin de l’hôtel et c’est clairement le point fort de la ville.

Il y a un pass pour voir 7 des enfers. Il y en a un qui est indépendant. Et sur ces 7, on évite celui avec les crocodiles : il paraît qu’il y en a plus de 100, dans un endroit assez réduit, j’ai un peu de la peine à l’idée d’aller les voir. 

Umi Jigoku

Donc, les enfers sont relativement rassemblés, ça se fait à pied. Ils sont tous un peu différents mais pas forcément tous passionnants à regarder. Si vous ne devez en voir qu’un, faite le umi jigoku: l’enfer de la mer. Il est grand, il a un beau jardin.  Je pense que je vais juste vous poser une photo de chaque, je ferais un article plus en détails plus tard. 

Kamado Jigoku

Par contre, ce qui est vraiment bien c’est qu’il y a des bains de pieds de quasi chaque enfer, et que c’est un plaisir simple. Mais un sacré plaisir quand même. En plus, c’est une journée magnifique. Donc on s’arrête et on trempé les pieds dès que possible.

À midi, on a fait 4 enfers sur les 6 qu’on veut voir. Les deux derniers (celui couleur sang et le geyser) sont un peu plus loin, donc on ira après manger. 

Oniishibouzu Jigoku

On se trouve un de ces petits restos kitsch qui ne paient pas de mine mais qui sont excellents, on prend une glace pour le dessert, et on part pour les deux derniers enfers, le Chinoike et le Tatsumaki, qui sont à 2,5km. 

C’est assez court mais on change complètement d’univers : c’est la campagne, avec des petites maisons et des gens qui cultivent leurs légumes. J’aime assez ce genre d’ambiance et la route descends, donc moi je conseillerais vraiment d’y aller à pied. 

On visite les 2 derniers enfers. Je suis un peu déçue par le geyser : ils disent que sans les murs autour le jet irait jusqu’à 30m. Là, non seulement ça casse la hauteur du jet, mais en plus on manque de perspective et j’ai eu l’impression de voir une grosse fontaine. 

Chinoike Jigoku

On décide de prendre le bus pour rentrer à l’hôtel, et d’attendre  jusqu’à 18h: le gérant de l’hôtel nous a conseillé un onsen qui fait des réductions à partir de cette heure là. 

18h: c’est parti pour le onsen. Il est à 10min à pied, ce sera parfait pour le coup de mou qui va suivre.

Celui-ci de onsen est vraiment complet. On y reste plus longtemps : entre les bains avec les cascades, les bains avec différentes températures, le sauna japonais et le bain en extérieur, y’a de quoi s’occuper. Le bain extérieur est juste magnifique : l’eau arrive en cascade du haut d’un mur de pierre, les arbres, le ciel étoilé.

Tatsumaki Jigoku

Quand on a fini notre bain, on se rhabille et on peut profiter de la zone de repos: on peut se prendre à boire ou des snacks cuits à la vapeur. Le restaurant était plein, mais il a l’air vraiment bien. Pour une prochaine fois ! 

Dimanche : Mont Tsurumi

Aujourd’hui, on part à l’aventure ! Enfin, au départ, l’idée c’était de marcher tranquillement, d’avoir une vue sur la ville et voilà. Mais…

Donc, on prend le bus jusqu’au « Beppu Ropeway » qui nous monte quasi en haut du mont. Après il nous reste 10-15min de montée mais par des escaliers et des chemins bien larges. Rien d’insurmontable. Donc on se dit qu’on va descendre à pied. Si c’est dans le même gout, ça va aller tranquille.

Au sommet

Le sommet est pas franchement hallucinant, il y a des bâtiments et des tours émettrices. La vue est bien mais pas spécialement dégagée aujourd’hui. Il y a quelques autels pour les dieux de la chance. Et assez étrangement pour le Japon, pas de restauration ! Mais quand-même, une boutique de souvenirs. Le tour est assez vie fait. On réfléchit à descendre.

Donc, nous sommes équipées de chaussures à la semelle plate, moi j’ai une veste en cuir et mon appareil photo à la main: les randonneuses de l’extrême, vraiment. 

Et la descente est plutôt difficile, parfois très pentue et glissante. On nous a dit qu’il fallait 2h pour monter, on a mis 2h à descendre. Et on se félicite d’être montées en ropeway. 

On croise plein de petits vieux qui pètent la forme en montant, les gens sont peu nombreux et quand on les croisent ils sont gentils. Le haut de la montagne est pas superbe mais plus bas, la forêt est plus jolie.

 

Et il y a même un petit temple, tout seul au milieu de la forêt.

Et puis voilà, il est temps de rentrer sur Fukuoka !

 

 

Nokonoshima – havre naturel à 10min de la ville

Bon, aujourd’hui je suis allée faire du shopping, et je n’ai vraiment rien à en dire. Si ce n’est que je développe doucement une phobie des centres commerciaux bondés et que j’ai des sentiments mitigés à propos des chants de Noël mi-Novembre.

Donc on va plutôt parler de mon programme d’hier: la visite de l’île Nokono (Nokonoshima – 能古島).

Pour y aller, il suffit de se rendre en bus au terminal de ferry de Meinohama, et de prendre le ferry. La traversée dure 10min, et nous voilà sur une petite île bien tranquille, avec des plages, de la forêt et sa principale attraction: le Island parc.

Comme en ce moment je balance entre mon naturel flemmard et mon (très) nouvellement acquis besoin de marcher pour ne pas devenir folle d’ennui, je fais beaucoup de compromis avec moi-même.

Par exemple je mets mon réveil à 10h30, ce qui me demande un effort. Oui, ce n’est pas si tôt, mais naturellement, je ne me réveillerais pas à 10h30. Mais ensuite, je pète la forme et le trajet en bus de 30-40min m’a semblé tellement long que j’avais envie de me cogner la tête contre la vitre.

J’ai aussi fortement développé mon habilité à me laisser porter par les événements: je descend du bus, on me dit de courir, je cours. Le ferry pars dans la minute, on me prend ma carte de bus pour payer le ferry à ma place histoire de gagner du temps, je me laisse faire. Et quand je descends du ferry et qu’on me dit de me grouiller de monter dans le bus pour le Island park, je ne réfléchis pas plus, je monte.

Dans ce nouveau bus, je me dis que j’aurais aussi bien fait de monter à pied, le coin est joli. Bah, je descendrais à pied.

Donc, le Island park, c’est comme un parc public, sauf que l’entrée y est payante (1200¥) et que l’usage des terrains de sport aussi, mais il y a de magnifiques champs de fleurs pour compenser.

Dis comme ça… Non, je vous assure, c’est cool. Il y a des terrains de sport, des tas de terrains de jeu pour enfants, des restaurants et cafés, des magasins d’artisanat, avec des ateliers pour en faire soit-même. Il y a même une mini ferme avec des lapins, des poules et des chèvres. Les lapins et les poules sont seulement visibles, on ne peut pas les tripoter comme on veut, ce qui est aussi bien pour eux. Et ma foi, les chèvres savent bien se défendre si on les saoule. Et apparemment, m’adosser sur leur enclos pour prendre une photo les a ennuyées. Je me suis pris un sacré coup de tête dans les fesses à travers la grille…

C’est le point culminant de l’île donc la vue est superbe de tout côté.

Alors, c’est sûr, en ce moment, c’est pas très rempli et c’est plutôt famille. J’ai cru comprendre que c’était aussi un endroit pour faire des « dates ».

Personnellement, moins il y a de monde, mieux je me porte, j’ai vue sur la mer, je suis aux anges. Il fait même assez chaud pour que je prenne une glace matcha/vanille en regardant le paysage.

J’imagine qu’en d’autres périodes, ça doit être sacrément rempli, si je me fie à la taille des restaurants, qui sont ce jour là plutôt vides.

Les « chalets » que l’on peut louer aussi sont vides, mais ça doit être sympa d’y passer une nuit.

Une fois mon tour du parc fini, et après avoir mangé une énorme plat de nouilles udon pour 5€ (je ne me lasse pas du prix des restaurants au Japon), je me dirige vers la sortie, et demande mon chemin à l’accueil: sur les flyers, il y a marqué qu’on peut prendre un chemin qui fait passer par quelques monuments, ça m’intéresse. Je pourrais ainsi faire ma fameuse marche et me cultiver.

Sauf que la dame n’a pas dû bien me comprendre. J’aurais dû m’en douter: elle a eu l’air tellement étonnée quand je lui ai dis que je voulais rentrer à pied. Elle m’a dit qu’un chemin mettait plus d’une heure, l’autre quarante minute. J’ai essayé de communiquer que ce n’étais pas grave, mais au final, le chemin qu’elle m’a montré n’était pas celui que je voulais mais le chemin le plus court. 

J’ai donc réussi l’exploit de me perdre dans une île où il y a très exactement trois routes. 

Donc, j’ai marché, me disant que de toute façon, tant que ça descend, je dois être dans la bonne direction. Il n’y a strictement rien sur cette route, mais des fois on a une jolie vue sur la côte. Et vers la fin, on arrive sur des plages.

Et je crois que la mer me manque plus que je ne m’en rendais compte. Je suis donc restée un petit moment sur la grève, à sentir l’odeur, écouter les mouettes et les vagues. 

Sur toute ma ballade, je n’ai quasiment vu personne, les maisons sont assez éloignées les unes des autres. Un peu moins sur la plage mais quand même, ça me donne une petite impression d’île fantôme. Comprenez que j’adorerais m’acheter une maison dans le coin, et être pépère entre mer et « montagne » en ne croisant que 2 personnes par jour et qui de toute façon ne m’ennuieront pas… Enfin, je ne sais pas comment c’est en été, faudrait vérifier!

Au moment de rejoindre le quai, je ne me presse pas trop: comme je l’ai dis, je n’ai quasiment vu personne, et ce matin on était exactement 8 dans le ferry, je ne m’inquiétais pas du monde. Mais en fait, il y a la queue qui fait carrément le tour du bâtiment. Je me dis que je ne rentrerais jamais dans le ferry, il y a trop de monde avant moi. Et il n’y a qu’un ferry toute les heures, je me vois déjà assise dans la queue pendant une heure, joie!

J’ai eu plus tard une explication sur tout ce monde, enfin je pense: j’ai appris qu’il y a des lopins de terres à louer, pour jardiner, et tout ces gens étaient chargés de légumes et plus ou moins couverts de boue: j’en déduis qu’il viennent tôt le matin, en famille, et jardinent. Ou alors le petit marché local vend vraiment beaucoup, beaucoup de daikons…

Bon, moi, j’ai de la chance, j’arrive à monter dans le ferry, mais la queue derrière moi a encore enflée. Mesdames, messieurs, bon courage!

J’avais du coup un peu peur pour le bus du retour, mais en fait la grande majorité vient en voiture, on n’est qu’une dizaine à attendre le bus.

Je suis plutôt contente de ma journée: j’ai marché un petit 10km, assez pour m’enlever l’envie, mais sans me fatiguer. J’en ai pris plein les yeux, et je me suis détendue loin de la foule. Et j’ai même le temps de réviser un peu mes cours!

Maladie et écologie

Les deux mots du titre semblent n’avoir aucun rapport, mais dans mon cas précis, un peu quand même.

Pour vous mettre en situation, je suis malade. Ce weekend c’était genre gastro et là je passe doucement vers le rhume carabiné. Mais comme je ne suis pas assez malade pour me résigner à affronter un enfer administratif, linguistique et financier – à savoir aller chez un médecin à l’étranger – je vais me contenter d’automédication. 

Alors oui, acheter des médicaments en libre service, ça évite le côté administratif, mais clairement pas le côté linguistique. 

En plus de ça, il faut trouver ou acheter : il y a des magasins avec le Kanji de « médicament » mais une fois dedans, c’est plutôt de l’ordre du supermarché de la parapharmacie. Si vous voulez des crèmes pour n’importe quelle partie de votre corps, vous épiler, vous raser, vous maquiller, vous trouverez de quoi. Si vous êtes malade pas forcément. Il y a de quoi, mais difficile de s’y retrouver et de s’expliquer.

Sinon, il y a de « vraies » pharmacies, mais qui ressemble à des annexes d’hôpitaux et j’ai pas envie de m’embêter à expliquer en mime que j’ai mal à la gorge et pas vu de médecin. Donc, je n’ai rien a en dire, je n’y suis pas allée.

Mais bon entre les magasins sus mentionnés et les Konbini, on va bien se débrouiller. Il y a des rayons entiers de masques: je me sens un peu oppressée avec un truc sur le visage, je passe mon tour, tant que je ne tousse pas personne ne m’en voudra. Il y a aussi un nombre impressionnant de truc pour « trop mangé, trop bu ». Dans les konbini, c’est placé à côté de l’alcool, ça me fait rire. Comme ça on peut organiser sa soirée ET sa gueule de bois de façon optimale. 

J’arrive à trouver des mots clés : のど、痛み、疲れたからだ. Respectivement nodo, gorge, itami, douleur et tsukareta karada, fatigue. Je prends donc une petite sélection appropriée et on est bon. 

Sauf que. Au Japon les dosages sont un peu moins fort qu’en France. Je décide donc de compléter en mode « remède de grand-mère ».

Je pars donc faire des courses au supermarché. Et c’est la qu’on en vient à l’écologie.

J’ai besoin de citrons, de gingembre, de miel. Facile. Je me mangerais bien quelques fruits aussi, et puis faut bien se réconforter alors des petites douceurs ne sont pas de refus.

Le citron est emballé, seul ou par 2, dans une barquette puis solidement scellé par un film plastique, entourant plusieurs fois la barquette. Les bananes sont dans un sac en plastique, et elle sont au rayon « réduction », parce qu’elles sont en « fin de vie ». Elles sont donc tout juste jaunes. Tant mieux pour moi, c’est moins cher, mais allaient-ils vraiment jeter ces pauvres bananes dans la journée ? 

J’ai mis une éternité à trouver du gingembre parce que c’est aussi la première fois que j’en vois emballé. Et je ne suis pas convaincue d’avoir acheté du miel naturel, mais qui sais? Pour finir, je m’achète un truc avec écrit chocolat 70%, qui a une forme de tablette de chocolat et qui me semble donc parfaitement ordinaire. Mais à l’ouverture, il y a en fait 3 carrés. 3. carrés. De chocolat. Emballés individuellement. 

Alors c’est vrai, au Konbini je refuse les serviettes, baguettes et pailles et je leur demande de tout mettre dans le même sac. Parce-que oui, si vous achetez une brique d’1,5L de jus de fruit, on vous donnera quand même une paille, une grande paille, et qu’ils séparent chaud, froid, tiède et non alimentaire et que sais-je encore. Et que non, je n’ai pas besoin d’un sac pour mettre ma petite gomme nouvellement achetée. 

Mais je me disais que c’était parce que le Konbini c’est sensé être pratique et du dépannage et que donc pas tout le monde n’a de verre ou de baguettes à disposition. Mais là je ne comprends pas l’utilité : j’ai perdu 2h à déballer 2 citrons. Qui ont clairement besoin d’être protégé dans un emballage, dans la mesure où la nature a oublié de la faire en y mettant une écorce. N’est-ce pas ?

Pour finir sur mon choc écologique, qui dure en fait depuis mon arrivée, un petit mot sur les poubelles. 

Au Japon, c’est propre, et il faut trier ses déchets. 

Ça dépend un peu des villes mais en gros il y a verres, bouteilles PET, déchets incinerables et ceux qui ne le sont pas. Trier ses déchets, ce n’est pas forcément les recycler. Par exemple dans les incinérables il y a de tout, du bois au plastique, en passant les bidons de kérosène vides. Si on pouvait réfléchir un instant sur la dimension écologique de brûler du plastique en tant que technique de tri de déchets… On peut quand même recycler le papier, dans des endroits différents, ce qui incite peu à le faire.

Quant au côté propre, je dirais que c’est beaucoup du paraître, de l’impression. Ce n’est pas parce qu’on ne sali pas la nature qu’on ne la pollue pas. Sortez un peu tard, tout le monde a oublié qu’on ne peut pas fumer partout et qu’on ne doit pas jeter son mégot ou autre par terre. La journée, par contre rien qui dépasse. Entre les deux, il y a les salary men qui font leur pause clope un peu tard, et qui plutôt que de mettre le mégot dans le paquet ou de le garder une minute pour le jeter à l’intérieur, préfèrent le cacher soigneusement dans le trou de la plaque des valves d’eau. Ni vu, ni connu!

 

 

Tournoi de Sumo de Fukuoka

Fukuoka est l’hôte d’un des grands tournois de sumo du pays, je me devais donc d’aller y faire un tour. 

Alors, certes, je ne suis pas une grande amatrice de sport de quelque genre que ce soit, mais disons que pour moi, ici, il s’agit plus du côté folklore qui m’intéresse. 

Le dilemne du placement

La première étape à passer, c’est l’achat du billet. On peut les acheter au konbini, mais j’avais peur de pas me faire comprendre, ou sur place, mais j’avais peur qu’il n’y ai plus de place. J’ai donc opté pour le site Oosumo. 

Il y a plusieurs catégories de places:

  • autour du « ring » (appelé le Dohyo): des places sur des coussins, très proches du cœur de l’action. A vrai dire, tellement proche que ces emplacements sont interdits aux enfants et qu’ils faut être assez en forme pour pouvoir esquiver les lutteurs si l’un d’entre eux se fait expulser du Dohyo. Et j’imagine qu’effectivement, un enfant aurait du mal à se remettre d’un plaquage involontaire par un rikishi (le nom usuel des lutteurs de sumo).
  • Des box de 2 ou 4 personnes, plus confortables. Même en partageant le prix entre plusieurs personnes, cela reste un peu cher, mais si on veut rester la journée entière, je pense que ça vaut vraiment le coup.
  • Des gradins ridiculement serrés. Oui, c’est là que j’étais. Vous voyez, je fais 1m55 et je suis loin d’être obèse, mais je rentre à peine dans mon siège tellement c’est petit. 

Évidement, plus on s’éloigne moins c’est cher. Ça dépend un peu de votre programme: la journée commence à 8h et fini vers 18-19h. Si vous voulez passer la journée entière ou presque, quand on y réfléchi, le tarif n’est pas exorbitant pour une place confortable. Si vous ne voulez voir qu’une petite partie de la journée, un siège pourri suffi largement. 

Les combats commencent avec un rikishi à l’est et un à l’ouest. A vous de voir quelle orientation vous préférez mais moi j’opte pour une vue un peu en diagonale, j’aime assez la perspective.

Une après-midi au tournoi de sumo

Le ticket nous autorise à rentrer dès 8h et à sortir une fois du bâtiment et re-rentrer par la suite, mais il n’y a pas vraiment besoin de sortir: il y a de quoi s’acheter des bento, des souvenirs, à boire, des zones fumeurs, tout ce qu’il faut pour passer une journée entière.

Les matchs montent en catégorie dans la journée: les grandes stars font la dernière partie, dans mon cas vers 14h30. Etant un peu malade et ayant un peu peur de m’ennuyer seule pendant 10H, je ne suis allée au tournoi que vers 12h30. Il y a de plus en plus de monde au fur et à mesure qu’on se rapproche de cette fameuse grande catégorie.

J’ai donc vu la fin de l’avant-dernière et la présentation de la dernière catégorie. Il y a deux côtés: est et ouest. De chaque côté, on nous présente les participants, en annonçant leur nom, préfecture et leur « écurie ». Enfin, il me semble… Petit salut rituel et on passe à l’autre côté. 

Ensuite, on remet en état le Dohyo. C’est de la terre battue, on arrose, on balaie, on retrace. L’endroit est tout petit, mais une dizaine de gars s’affairent.

Le tournoi reprend ensuite. 

Alors je suis très très loin d’y connaitre quoi que ce soit. Je comprends les bases: le gagnant est celui qui expulse son adversaire hors des cordes, ou qui le fait tomber au sol.  Voilà la somme de mes connaissances.

Par contre, j’ai bien vu qu’il y avait plus d’engouement à partir de là. La moyenne d’âge des spectateurs baisse: il n’y a plus uniquement des petits vieux, mais aussi des jeunes voire des écoliers. Il y a des gens qui crient les noms des rikishis, qui brandissent des pancartes. Ils font le pied de grue sur le chemin qu’ils vont emprunter pour rentrer dans le bâtiment pour les prendre en photo. 

Les matchs aussi sont plus intenses. Mais les intervalles entre les différents combats sont plus longs dans cette catégorie, ce que je ne saurais expliquer. Du coup, franchement, on ne s’éclate pas du début à la fin, mais j’en ressors impressionnée.

Je suppose qu’il y a une cérémonie à la fin, mais pour être tout à fait honnête, j’ai un retour de nausée et je dois m’esquiver un peu avant la fin. 

Ambiance générale

J’ai été un peu étonnée de l’ambiance relax de l’événement. On peut rentrer quand on veut, visiter les magasins, se déplacer, on ne nous fouille pas les sacs à l’entrée. Les gens mangent, boivent, ne sont pas forcément concentrés sur les combats tout le long. Bon, c’est vrai c’est long, et on ne peut pas s’intéresser à tout le monde. Mais personne n’ennuie les autres. 

Les rikishis rentrent par l’entrée principale, comme tout le monde. Les plus importants sont attendus dans les couloirs. Je me demandais ce que faisaient tout ces gens alignés contre un mur. J’ai compris quand un gardien nous a demandé de ne plus traverser pour laisser passer. Et tout le monde laisse passer, sans bousculer, sans crier, juste une petite photo au passage. Je veux dire, il y a précisément un seul gardien de chaque côté. Et comme toujours une discipline naturelle impressionnante.

On peut en croiser d’autres après leurs matchs, ils prennent leur taxi pour rentrer. Personne ne les embête. Ok, ce ne sont pas les grandes stars, mais certains ont quand même l’air bien apprécié.

 

De l’importance de la planification

C’est une peu la semaine de la loose pour moi, alors excusez-moi par avance pour cet article peu documenté.

Pourquoi la loose?

Déjà, ce week-end. J’avais prévu de faire plein de choses. Sauf que samedi c’était un jour férié, donc les horaires des transport étaient différents, donc j’ai renoncé, et je n’ai rien fait. Et puis dimanche. Je voulais aller dans un village hors de Fukuoka, sauf que quand j’avais cherché l’itinéraire, je m’étais ratée. Au lieu de mettre en transport en commun, j’ai laissé le mode voiture. 

Alors je me suis dit, 1h30 de train ça va. Mais en fait, il n’y a pas de trains qui vont jusqu’au fameux village. Et le temps de trouver autre chose à visiter, il est déjà midi et je renonce à nouveau. Tout ça pour faire le ménage. Ce qui est un peu un événement en soi, mais pas un qui me réjouisse particulièrement.

Lundi ça allait. Mais hier après les cours j’ai du refaire un test. Parce que si l’on a moins de 60 points à un examen, on refait le test. Le même, exactement, et ce jusqu’à ce qu’on atteigne 60. A la base j’ai eu 50, donc je me dis que c’est largement faisable. Sauf que j’ai le cerveau qui à complètement déconnecté et je pense que j’aurais bien moins que la première fois.

Mais je remercie ma prof pour sa confiance: « oh, je pense que c’est facile pour toi ». Mouais.

Bref, aujourd’hui j’ai décidé de me bouger, pour me changer un peu les idées. Je suis donc allée voir les ruines du château de Fukuoka et le parc Ohori. Enfin, c’était l’idée, décidée un peu au hasard en partant de l’école.

Je commence par le parc. C’est grand, il y a des lycéens qui jouent au foot, des vieux avec des chiens de poche, et un petit symbole du sens de l’organisation japonais: les allées sont divisées en 3 voies: une pour les marcheurs, une pour les coureurs et une pour les vélos. 

Il y a aussi une grande étendue d’eau, avec canards et pédalos canard, et des banc pour en profiter. C’est assez relaxant. 

J’aime bien qu’il y ai autant de chiens qui se baladent, parce que je suis un peu en manque d’animaux. Mais quand un petit chien tout plein de poil s’approche de moi, quand je tends la main, il s’enfuie en courant. Je dois dire que je suis un peu déçue.

Dans le parc, il y a aussi un petit jardin japonais, dont l’entrée est payante. Mais à 190¥ ça serais dommage de ne pas en profiter.

Les feuilles commencent à virer au rouge, il y a beaucoup de cours d’eau et de cascades, c’est vraiment charmant. C’est vite fait si on ne fait que visiter, mais on peut profiter et s’asseoir autour de l’étang, et écouter l’eau. J’aime écouter l’eau qui coule.

Ensuite, je cherche les ruines du château. En arrivant vers le parc Ohori, j’ai bien vu quelques bâtiments: une porte, une tourelle, et des panneaux indiquant qu’il fallait continuer plus loin pour rentrer.

Alors j’ai sûrement raté une entrée, parce que j’ai quasiment fait le tour sans en trouver, alors que sur la carte il y a plusieurs chemins d’accès. 

Mais quand j’en trouve enfin un, l’accès est barré. Donc pour le château, aujourd’hui, c’est mort. Depuis, je suis rentrée et je n’ai absolument rien trouvé qui expliquerait pourquoi cette fermeture et quand ce sera fini. 

Pas loin il y a le Gokoku Jinja, mais j’ai oublié mon carnet pour les goshuin, et comme j’ai bien l’intention de voir ce foutu château, je reviendrais une autre fois.

Ah, dernière chose, à propos de mon trajet de retour: lorsqu’il commence à être autour de 17h, pour aller plus vite, ne prenez pas le bus, surtout si vous passez entre Tenjin et Hakata. Et faites attention à ne pas vous prendre un vélo en regardant les horaires de bus. Ou à ne pas vous prendre un vélo mal rangé qui glisse de son support quand vous marchez dans la rue… Oui voilà, je crois que c’est tout pour aujourd’hui.

Sur ce, je vous laisse, je vais vérifier tout mes itinéraires pour les semaines à venir… Et faire mon sac à l’avance… Et peut-être réviser un peu…

 

 

Week-end à Séoul (2° partie)

Où en étions nous? 

Ah oui, fin de partie 1, j’ai retrouvé mon amie Soo Mee!

Samedi soir: goûter toute la diversité coréenne.

On prend de la street food et on part faire un tour du quartier. Et je dois dire que c’est agréable de pouvoir manger en marchant. Parce que oui, au Japon c’est mal vu. On peut aussi traverser hors des clous et ne pas attendre 10min devant chaque feu rouge alors qu’il n’y a aucune voiture. Parfois l’incivilité est rafraîchissante.

J’apprécie même que les gens me rentrent dedans: je ne perds pas une éternité à aller à gauche et à droite en faisant des courbettes pour m’excuser de ne pas savoir où je vais.

Après ce petit tour, on prend la voiture de Soo Mee, et on va boire un coup. Traverser Séoul dans une mini jaune avec BTS à fond avec une vraie coréenne, ça n’a pas de prix.

On arrive au quartier de Hapjeong, apparemment haut lieux de sorties nocturnes. Soo Mee me propose de tester tout les alcools coréens disponibles, alors on fait un peu les vagabondes: on achète quelques bouteilles, et on s’installe devant la supérette.

Si on peux discuter de la bienséance de l’activité, au moins ça réchauffe: la température ne se réchauffe pas avec la nuit, bien évidemment.

Bref, me voilà avec une bouteille de Shochu aromatisé pamplemousse, une aromatisé raisin et une bouteille de makgeolli. Chose un peu difficile à décrire: apparemment une boisson à base de riz, pas très forte, mais pétillante avec une arrière sensation de lait…

Et pour finir, on va s’installer dans un bar. Vers 1h30, il est temps pour Soo Mee de rentrer, et pour moi de prendre un taxi. Alors, les taxis avec la lumière rouge sont disponibles, les lumières vertes sont occupés, et les taxi vont pas forcément dans la direction que l’on souhaite, donc il faut héler le suivant. Et c’est là que ma journée à essayer de prononcer « Changdeokgung » s’avère utile. Je suis donc saine et sauve à l’hôtel mais oh combien fatiguée.

Dimanche: lendemain difficile mais on fait ce qu’on peut.

Donc, le Shochu pamplemousse c’est bon, mais ça tape un peu le crâne.

Mais je ne suis en Corée que ce week-end, alors debout!

Je veux visiter un autre palais, le Gyeongbokgung, et normalement il y a un bus qui y va, mais pas aujourd’hui, aujourd’hui, il y a des travaux. Et j’adore faire mes 2km matinaux post-shochu.

Enfin bon, la route est droite, au moins je ne me perds pas.

Ce palais là est bien plus… imposant que les autres. Très grandes cours, très grandes portes, très grandes salles. Grand jardin aussi.

Vraiment, un charme différent, mais j’ai beaucoup aimé.

Directement lié au palais, il y a le Musée Folklorique National.

Ce musée est très intéressant, surtout la partie sur les différentes étapes de la vie et le musée extérieur.

En même temps, je ne connais absolument rien de la Corée, mais je commence à vouloir en savoir plus… Va falloir revenir!

Il est un peu tôt pour aller à l’aéroport, mais j’ai fait tout ce que je comptais faire, et il parait qu’il y a un musée à l’aéroport, ça m’occupera.

Je remarche encore 2km pour trouver le bus, et on y va.

Cet aéroport est immense: je suis porte 110 sur 270, donc je prends le métro à l’intérieur du hall pour rejoindre ma zone d’embarquement. Je fais un stop par le musée, qui est fermé pour rénovation. Tant pis pour moi.

Par contre j’ai vu la parade de la famille royale!

Je m’achète quand même des souvenirs avec mes restes de wons, et je pars faire la sieste avant le décollage.

 

Week-end à Séoul (1° partie)

Alors oui, mieux vaut tard que jamais, mais je suis quelque peu occupée et fatiguée. Mais voici enfin mon résumé de mon week-end coréen!

Je suis partie vendredi après les cours, direction l’aéroport international de Fukuoka, qui se résume en fait à un aéroport japonais-coréen: tout est écrit dans l’une des deux langues, parfois aussi en anglais, et même dans l’avion, pas un mot d’anglais. Ce qui m’a fait réaliser que j’ai fait des progrès en japonais: je comprends quand le message dit de relever le siège pour atterrissage. 

Après un voyage en bus aussi long que mon voyage en avion, me voici arrivée à mon hôtel. Au dodo, j’ai un gros week-end qui m’attends.

Samedi: palais, sanctuaires, panorama et shopping area 

Mon hôtel est juste à côté du palais Changdeokgung, ce qui est quasiment imprononçable mais qui s’avérera bien pratique plus tard dans la journée. Donc, je commence par visiter ce palais.

Le palais en lui même est magnifique mais surtout, j’ai pu profiter de la visite du jardin secret, ce qui représente en fait la majorité de la surface du palais.

Bon alors, en Corée, il gèle. J’ai perdu 10°C entre la veille et mon arrivée. Mais si l’on à l’impression d’être en hiver, on a une vue digne du plus bel automne.

 

 

Ensuite, je passe directement au Palais Changgyeonggung. C’est moins, joli, moins vert, mais c’est toujours plaisant à visiter. 

Je sors par l’autre sortie, mais du coup, me voilà perdue. Et je n’ai pas de free WiFi en Corée, et au Japon je m’étais fort bien habituée à me guider avec Google Maps. Pour décider quoi faire après, me voilà obligée de retourner à l’hôtel: ce matin cela ne paraissait pas si loin, mais là j’ai déjà marché plus de 2h, et je commence à avoir faim.

A côté de l’hôtel, il y a une supérette et j’ai un genre de choc culturel: la caissière est au téléphone, elle me regarde à peine, me montre juste le prix affiché, et ne me dit ni bonjour ni merde. Autant, je ne sais pas trop quoi faire avec la politesse un peu exagérée des japonais, autant j’apprécie tout de même la politesse basique et universelle. Mais bon, je sais où aller par la suite, alors c’est parti pour le sanctuaire Jongmyo!

Ce sanctuaire abrite les tablettes funéraires des rois de la dernière dynastie coréenne et quelques bâtiments à usage religieux: préparation de nourriture, purification, stockage. Allées et cours grandioses, beau jardin et bien sûr im-men-se bâtiment principal. 

Me voilà à nouveau sans internet, et ce soir j’ai rendez-vous avec une amie coréenne, il faut absolument que je la contacte. Donc je passe à nouveau par l’hôtel. Je contacte la dite-amie, Soo Mee, on se donne rendez-vous dans 2h. En attendant, je vais à la Namsan Tower,  Soo Mee m’a dit que ça valait le coup.

En route, pour être sûre, j’allume l’itinérance de donnée pour mon trajet, et en quelques secondes, je suis bloquée: j’ai dépassé 50€ de dépense, mon accès est bloqué. Je suis donc toujours relativement perdue, et j’ai perdu 50€ pour rien. Merci bien. 

Ceci n’est que la première volée d’escalier, il y en à 3 autres derrière…

Comme j’ai quand même un relatif bon sens de l’orientation, je continue quand même mon trajet. Sauf que trouver une direction, c’est facile, trouver un bus qui va jusque là, ce n’est pas la même chose. Je descends donc du bus au moment où il bifurque dans la mauvaise direction. Et je suis en pleine colline, avec pour objectif d’aller… eh bien tout là-haut!

 

Je survis à peine à la montée, mais la vue en vaut effectivement la peine. 

 

Et puis la Namsan Tower, c’est plusieurs fêtes en un seul endroit: c’est pas encore Halloween alors on à toujours la déco appropriée, on a pris de l’avance sur Noël avec des objets à thème et c’est un peu la Saint Valentin toute l’année, avec le spot pour la demande en mariage parfaite.

A ce moment de la journée, j’ai fait 18km, et Soo Mee est coincée dans les embouteillages pour encore au moins une heure, mais tant pis, je vais au point de rendez-vous, et je vais l’y attendre.

 

Me voilà donc au Namdeamun Market, avec petites échoppes dans la rue, façon marché aux puces, et centres commerciaux immense avec duty free. Je dois être la seule personne à aller en Corée et à n’avoir rien acheté. Mais bon je suis surtout là pour attendre.

Je retrouve envie Soo Mee, alors la suite au prochain épisode!

Le sanctuaire royal Jongmyo

Jongmyo / 종묘

Description

Le sanctuaire Jongmyo et le plus ancien des sanctuaires royaux confucéens conservés jusqu’à ce jour. Il a été fondé par le premier roi de la dynastie Joseon.

Le sanctuaire abrite les tablettes mortuaire des rois et les rois et princes, après une soigneuse préparation, s’y rendait pour les cérémonies funéraires. Certaines cérémonies ont toujours lieu aujourd’hui. La musique des services funéraires, tenus les dimanches du mois de mai, est jouée par des instruments créés il y a plus de 500 ans.

Le chemin qui fait face à la porte principale est divisé en trois parties: celle du milieu pour les défunts et leurs âmes, celle de l’est pour le roi, celle de l’ouest pour le prince.

Ma visite

On arrive par une grande place, qui donne sur une avenue hyper passante, mais dès la porte passée, on arrive au calme. Il y a plusieurs bâtiments qui servent aux rituels et à « l’hébergement » des défunts rois.

L’allée principale est pavée, et elle est sensée être réservée pour les esprits, mais les gens ne sont pas très disciplinés.

Ensuite je suis allée dans un bâtiment avec des petits gars habillés en tenue traditionnelle qui avaient l’air de répéter pour quelque chose, mais il n’y avait absolument aucune explication, et personne pour parler anglais.

Il y a le bâtiment où l’on préparait la nourriture pour les rituels, les bâtiments de préparation du prince et du roi. Encore une fois, comme dans les palais, il n’y a aucun meubles. Alors quand on nous montre la salle de bain du roi, et qu’on ne voit qu’une pièce vide avec un sol sans rien, j’ai du mal à savoir exactement comment on prenait un bain à l’époque.

Et bien sûr, il y a aussi les deux grands bâtiments avec les tablettes des défunts. A la base il n’y en avait qu’un, et plus petit. Mais la dynastie a vraiment duré longtemps alors il a fallu agrandir sérieusement. 

Ce qui en fait deux bâtiments plutôt impressionnants.

Accès

Adresse: 157, Jong-ro, Jongno-gu, Seoul-si

Métro ligne 1, 3 ou 5, arrêt à la station Jongno 3-ga, sortie no. 11

Bus: Descendre à l’arrêt Jongno 4-ga ou l’arrêt Jongmyo
Bus normal 111
Bus bleu 201, 260, 262, 270, 271, 721, N15, N62
Bus direct 9301

Horaires et tarifs

De février à mai, de septembre à octobre 6h-18h
De juin à août 6h-18h30
De novembre à janvier 6h30-17h30

Fermé le mardi

1 000 ‎₩

Pass Royal Palace: 10 000 ‎₩

Entrée gratuite les derniers mercredis du mois et le samedi.