Tournoi de Sumo de Fukuoka

Fukuoka est l’hôte d’un des grands tournois de sumo du pays, je me devais donc d’aller y faire un tour. 

Alors, certes, je ne suis pas une grande amatrice de sport de quelque genre que ce soit, mais disons que pour moi, ici, il s’agit plus du côté folklore qui m’intéresse. 

Le dilemne du placement

La première étape à passer, c’est l’achat du billet. On peut les acheter au konbini, mais j’avais peur de pas me faire comprendre, ou sur place, mais j’avais peur qu’il n’y ai plus de place. J’ai donc opté pour le site Oosumo. 

Il y a plusieurs catégories de places:

  • autour du « ring » (appelé le Dohyo): des places sur des coussins, très proches du cœur de l’action. A vrai dire, tellement proche que ces emplacements sont interdits aux enfants et qu’ils faut être assez en forme pour pouvoir esquiver les lutteurs si l’un d’entre eux se fait expulser du Dohyo. Et j’imagine qu’effectivement, un enfant aurait du mal à se remettre d’un plaquage involontaire par un rikishi (le nom usuel des lutteurs de sumo).
  • Des box de 2 ou 4 personnes, plus confortables. Même en partageant le prix entre plusieurs personnes, cela reste un peu cher, mais si on veut rester la journée entière, je pense que ça vaut vraiment le coup.
  • Des gradins ridiculement serrés. Oui, c’est là que j’étais. Vous voyez, je fais 1m55 et je suis loin d’être obèse, mais je rentre à peine dans mon siège tellement c’est petit. 

Évidement, plus on s’éloigne moins c’est cher. Ça dépend un peu de votre programme: la journée commence à 8h et fini vers 18-19h. Si vous voulez passer la journée entière ou presque, quand on y réfléchi, le tarif n’est pas exorbitant pour une place confortable. Si vous ne voulez voir qu’une petite partie de la journée, un siège pourri suffi largement. 

Les combats commencent avec un rikishi à l’est et un à l’ouest. A vous de voir quelle orientation vous préférez mais moi j’opte pour une vue un peu en diagonale, j’aime assez la perspective.

Une après-midi au tournoi de sumo

Le ticket nous autorise à rentrer dès 8h et à sortir une fois du bâtiment et re-rentrer par la suite, mais il n’y a pas vraiment besoin de sortir: il y a de quoi s’acheter des bento, des souvenirs, à boire, des zones fumeurs, tout ce qu’il faut pour passer une journée entière.

Les matchs montent en catégorie dans la journée: les grandes stars font la dernière partie, dans mon cas vers 14h30. Etant un peu malade et ayant un peu peur de m’ennuyer seule pendant 10H, je ne suis allée au tournoi que vers 12h30. Il y a de plus en plus de monde au fur et à mesure qu’on se rapproche de cette fameuse grande catégorie.

J’ai donc vu la fin de l’avant-dernière et la présentation de la dernière catégorie. Il y a deux côtés: est et ouest. De chaque côté, on nous présente les participants, en annonçant leur nom, préfecture et leur « écurie ». Enfin, il me semble… Petit salut rituel et on passe à l’autre côté. 

Ensuite, on remet en état le Dohyo. C’est de la terre battue, on arrose, on balaie, on retrace. L’endroit est tout petit, mais une dizaine de gars s’affairent.

Le tournoi reprend ensuite. 

Alors je suis très très loin d’y connaitre quoi que ce soit. Je comprends les bases: le gagnant est celui qui expulse son adversaire hors des cordes, ou qui le fait tomber au sol.  Voilà la somme de mes connaissances.

Par contre, j’ai bien vu qu’il y avait plus d’engouement à partir de là. La moyenne d’âge des spectateurs baisse: il n’y a plus uniquement des petits vieux, mais aussi des jeunes voire des écoliers. Il y a des gens qui crient les noms des rikishis, qui brandissent des pancartes. Ils font le pied de grue sur le chemin qu’ils vont emprunter pour rentrer dans le bâtiment pour les prendre en photo. 

Les matchs aussi sont plus intenses. Mais les intervalles entre les différents combats sont plus longs dans cette catégorie, ce que je ne saurais expliquer. Du coup, franchement, on ne s’éclate pas du début à la fin, mais j’en ressors impressionnée.

Je suppose qu’il y a une cérémonie à la fin, mais pour être tout à fait honnête, j’ai un retour de nausée et je dois m’esquiver un peu avant la fin. 

Ambiance générale

J’ai été un peu étonnée de l’ambiance relax de l’événement. On peut rentrer quand on veut, visiter les magasins, se déplacer, on ne nous fouille pas les sacs à l’entrée. Les gens mangent, boivent, ne sont pas forcément concentrés sur les combats tout le long. Bon, c’est vrai c’est long, et on ne peut pas s’intéresser à tout le monde. Mais personne n’ennuie les autres. 

Les rikishis rentrent par l’entrée principale, comme tout le monde. Les plus importants sont attendus dans les couloirs. Je me demandais ce que faisaient tout ces gens alignés contre un mur. J’ai compris quand un gardien nous a demandé de ne plus traverser pour laisser passer. Et tout le monde laisse passer, sans bousculer, sans crier, juste une petite photo au passage. Je veux dire, il y a précisément un seul gardien de chaque côté. Et comme toujours une discipline naturelle impressionnante.

On peut en croiser d’autres après leurs matchs, ils prennent leur taxi pour rentrer. Personne ne les embête. Ok, ce ne sont pas les grandes stars, mais certains ont quand même l’air bien apprécié.

 

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Errances nocturnes

Voilà 15 jours que je suis à Fukuoka, et si ces derniers jours j’étais un peu à fond dans les devoirs (qui l’eut cru?) pour rattraper le mois d’avance que mes camarades ont sur moi, j’ai quand même trouvé le temps de me détendre. Un peu. Beaucoup?

J’ai fait ma rentrée en même temps qu’une autre française, et comment dire? On s’est bien trouvées pour ce qui est de sortir boire un coup. Alors certes, on améliore assez moyennement notre japonais ensemble, mais on passe du bon temps.

Encore qu’il y a un aspect très particulier du japonais qu’on travaille. Vous voyez, on ne dit pas le « 2 » dans 2 bouteilles et 2 verres pareil. Donc on travaille sur les compteurs. 

On a quand-même un léger problème d’horaires: on finit les cours à 15h, et comme elle habite un peu loin, on cherche des bars ouverts dans l’après-midi, mais ici, on n’a rien trouvé qui ouvre avant 18h. Ce qui nous laisse le temps de errer en essayant de comprendre les menus affichés en extérieur ou en visitant un peu. Non pas qu’on ai forcément envie de boire à 15h, mais histoire de trouver un endroit où se poser.

Me voilà prise en photo en traitre

Mais une fois notre heure (ou 2!) de marche finie, on profite des avantages des spécificités japonaises: les izakayas, ça change la vie. Un izakaya, c’est un bar, en général plutôt petit, mais qui sers aussi des petites assiettes de plein de choses, à notre préférence frit. Souvent, on peut fumer à l’intérieur, et on partage la table avec des gens ou alors on est sur un comptoir autour du bar et de la cuisine. 

Et c’est étonnamment peu cher. Hier, on a commandé 2 pintes, 1 portion de takoyakis, 1 de gyozas, 1 de tempura de gobo (un genre de racine), et 2 bols de nouilles udon avec des tempuras de crevettes, pour un total d’une vingtaine d’euros, à partager en deux donc. 

Bon, ça c’est la fois où on a surtout mangé, mais parfois, on boit surtout, et même là, les prix restent raisonnables. Mais comme on apprend le mode de vie local sur le tas, quand à 23h, on a essayé de changer de crèmerie et de trouver un autre bar, ils étaient tous sur la fermeture. Sauf les boites, mais c’était vraiment pas l’idée. On a bien tenté un pub, mais les serveurs en chemise et costume, c’est pas mon idée d’un pub. Bien trop formel à notre gout.

Après s’être renseignées, 23h, c’est l’heure charnière: soit on rentre chez soi, de toute façon le dernier train ne va pas tarder, soit on sort en boite. Soit, comme on l’a constaté, on peut boire un coup assises dans un parc.

Bon, celle-là d’expérience ce n’était qu’une fois, mais je me suis bien amusée, c’est pas interdit que je le refasse. 

Dans notre épisode d’errance post-izakaya (très différent de l’épisode d’errance dans le but de trouver un izakaya), on passe à côté d’un parc. On y était passées dans l’après-midi, c’était plutôt famille avec petits enfants qui jouent et gens qui promènent leur tout petits chiens dans des sacs à mains. La nuit, c’est un peu différent: des jeunes qui skatent, des musiciens avec leurs guitares et des filles en pâmoison devant, des rencards un peu maladroits. Comme on n’a pas vraiment envie de rentrer, et que c’est toujours drôle de regarder les gens, on profite d’un autre type de magasin typique: le konbini.

Le konbini, en général, je m’y arrête pour acheter des cochonneries à manger parce que la notion de dessert dans mon dortoir se limite à une tranche de pomme. Une. Tranche. Mais on y vend à peu près tout et n’importe quoi. Personnellement, je me prend une canette de saké pas cher, l’équivalent de notre vin pas cher dans les alimentations nocturnes: pas hyper bon. Mais je peux garder dans un coin de ma tête qu’ils vendent aussi des sous-vêtements et des T-shirts. Parce que qui sait si on ne va pas avoir besoin de ça au milieu de la nuit, pas vrai?

Car nous demoiselles devons toujours rester fraîches.

Les japonais pensent à tout, de quoi se changer si on rentre pas chez soi avant la journée de boulot du lendemain, le bain de bouche dans les toilettes, pour fins de soirée difficiles, les distributeurs de serviettes et préservatifs: tout est pré-réfléchi pour vous. Ce qui est apparemment aussi bien, car au bout d’un moment, ils n’ont plus l’air de réfléchir par eux même. Enfin, comme toute personne qui boit trop, évidement.

Retour à cette fameuse soirée: nous voilà en possession d’alcool bas de gamme et entourées de jeunes allant de ivres à déchirés. Tout un spectacle s’offre à nous.

Clairement, le comportement des gars est un peu différent à cette heure là: si dans la journée, je ne parle qu’à des seniors, ici, on parait presque vieilles à côté de ceux qui viennent nous parler.

Mais on peut louer les efforts admirables de ces gars qui viennent, sans savoir aligner 2 mots d’anglais (ne parlons même pas du français), alors qu’avec notre tête, il y a quand même peu de chance qu’on arrive à parler japonais. Bien qu’on essaye, hein, mais après le « on vient de France, on étudie le japonais à telle école », on a du mal à passer le cap. Plusieurs duos viennent donc nous accoster, mais le problème de la communication fait qu’ils ne restent pas très longtemps. Sauf un qui parle bien anglais.

Pour mon amie, voici venue l’heure de rentrer, mais moi, j’ai un peu dépassé mon couvre-feu de 3h. Je ne sais même pas à quelle heure le dortoir ouvre… Je décide donc de rester un peu avec mon nouvel ami japonais.

On passe devant des lieux sympa quand même

Et il y a des choses universelles dans le monde: la fringale nocturne en fait partie. On décide donc d’aller manger un bout, mais on se perd un peu. Si on ne peut même plus compter sur les locaux pour nous indiquer le chemin! 

Mais bon, on arrive à discuter jusqu’à l’aube, je peux donc rentrer et dormir jusqu’au lendemain. 

Du coup, si je devais résumer la vie nocturne à Fukuoka? Eh bien, c’est étonnamment sportif: en regardant mon téléphone le lendemain, il me dit que j’ai marché plus de 7km. D’un autre côté, je maîtrise maintenant parfaitement la zone entre Hakata et Tenjin, en passant par Canal City.

C’est aussi très sécurisant: je suis pas une grosse stressée de la nuit, je rentre en générale seule à pied à Marseille ou n’importe où, mais c’est vrai que là, c’est vraiment une ambiance bon enfant.

Et enfin, c’est très convivial: des serveuses, qui nous félicitent de notre parfaite maîtrise du menu et de la commande de verres, aux gens qui nous parlent sans pression, même quand je suis restée seule sans mon amie, je ne me suis pas ennuyée. 

Alors vous savez quoi? Sortez, marchez sans but, ça peu être très marrant.

 

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Jour 11 – spéciale kimono

Aujourd’hui, mon amie Kana fait le trajet depuis Nagoya pour passer la journée avec moi. L’occasion de louer des kimonos!

J’ai un peu de mal à trouver tout les termes techniques, vous m’excuserez du manque de précision. C’est aussi un peu long, donc pour la description de mes visites, cliquez sur les lieux.

Mettre un kimono: tout un art

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Capsule hôtel – parce qu’il faut tout tester – Japon

Aujourd’hui je dors dans un capsule hôtel! Petite explication.

Capsule Hotel – le concept

Capsule

Le capsule hôtel, c’est un peu tout dans le nom: on dors dans des capsules. Ça fait un peu cabine de vaisseau spatial. 

Ce sont des hôtels dont la réception est ouverte 24h/24, et qui proposent de passer la nuit pour dormir, prendre juste une douche ou faire une sieste dans la journée, en payant à l’heure. A ne pas confondre avec les love hotels à l’heure hein, on parle vraiment de sieste tout seul ici! 

D’ailleurs, il y a des capsule hôtels juste pour hommes, juste pour femmes ou mixte. Même si souvent dans ce cas, il y a un étage homme et un étage femme.

C’est pas hyper confort, mais aussi pas hyper cher et bien pratique, donc on dit souvent que les salary men trop ivres pour rentrer dorment dans ce genre d’hôtel. C’est possible, mais en ce qui concerne les femmes, je n’en ai pas vu ou entendu une bourrée, elles étaient même plutôt couchées tôt.

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Générateur d’itinéraire – Organiser son voyage seul

Réserver un voyage tout fait, avec itinéraire pré-défini, c’est bien. C’est facile, c’est rapide. C’est un peu cher aussi, parfois.

Mais franchement, mon voyage de rêve est-il le même que celui d’illustres inconnus? Dois-je passer tant de temps dans ce musée moyennement intéressant alors qu’à côté, y’a une super animation, et en plus on ferait bien une pause tranquille?

Moi, je l’avoue, j’aime bien être tranquille. J’ai mon rythme, j’aime bien me renseigner sur ma destination avant alors je découvre plein de choses à faire qui ne font partie d’aucun tour organisé. Et puis j’aime bien économiser au maximum (faut bien tenir l’hiver, les marmottes!), et gérer soi même ses trajets, visites et restaurants permet de dépenser suivant nos préférences.

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