Jour 1 – Deux jours de voyage et de l’administratif

Tout d’abord, je tiens à dire merci à Japan FM qui va relayer régulièrement mes articles. J’espère que cela plaira à tout le monde!

Sinon, il est 9h30 chez vous (16h30 au Japon), cela fait donc exactement 48h que je suis partie au moment où j’écris, et je viens juste de m’installer dans mon lit. Autant dire que je fatigue un peu.

Déjà, j’habite à Marseille, et s’il ne faut que 3h et des poussières pour faire Marseille-gare de Lyon, j’ai aussi mis 3h pour faire gare de Lyon-Villepinte, où j’avais pris un hôtel pour la nuit. Parce que juste le week-end du 22-23 septembre, le RER qui va jusqu’à l’aéroport Charles de Gaulle (et au passage Villepinte) est en travaux. C’est vrai, ils font ça bien, il y a des bus de remplacement. Mais forcément en bus, c’est plus long. 

Les joies du voyage en avion: faire la queue, encore et toujours

Enfin rien de grave, au moins j’étais prévenue pour le lendemain, je suis donc partie à l’aube pour un vol à midi 30. Et j’ai bien fait parce que je suis arrivée à peine avant l’ouverture du check-in. Et la queue sortait presque de l’aéroport.

Partant de là, rien de bien palpitant: j’ai attendu, dormi, mangé de la bouffe d’avion, regardé des films étranges, fait la queue, transité à Pékin, re-attendu, re-dormi. Et débarqué à Sapporo-New Chitose.

J’ai donc rempli mon petit papier d’étranger qui débarque et dit que je comptais rester 89 jours. Ce qui a beaucoup perturbé ces braves gens de l’immigration. Ils ont bien fouillé tout mon passeport pour voir si j’étais déjà venue dans l’année, m’ont demandé mon itinéraire, si j’avais de l’argent et répété qu’il fallait bien que je me tire avant le 23 décembre. Gentiment, mais message reçu.

Après j’ai re-rempli un papier pour la douane: non je n’ai toujours pas d’épée ou de fusil, non, je n’ai pas d’or, mais j’aimerais bien, non je n’ai pas de drogue.  

Puis inspection des bagages. Vu leur précision, je me suis dit que j’avais bien fait de remplir mon Yakkan Shoumei, le papier qui autorise à importer un traitement médical pour plus d’un mois. Tu parles, le gars, il a ouvert la valise, il m’a dit « oh PSVita! I like it and ooh all those games ». Les geeks du monde savent se retrouver.

Pour revenir tout de même au Yakkan Shoumei, c’est un doc à remplir avec vos médicaments, sous quelle forme, combien par boite et quel est le principe actif, auquel il faut joindre une ordonnance et une preuve de la date d’arrivée au Japon (un billet d’avion). Vous l’envoyez par mail au bureau concerné (et si votre aéroport est pas dans la liste, celui du Kanto), et le doc vous reviens signé dans les 24h. C’est pas trop prise de tête et ça peut tout de même servir.

Le chat de Yamato Transport et les gens qui déballent et remballent: C’est bon, je suis au bon endroit.

Enfin libérée en territoire japonais, je cherche donc à me délivrer de ma valise à roulette inutile, qui ne me servira que vers la fin à Fukuoka. Sauf que les aéroports japonais, c’est plus un centre commercial qu’autre chose, et s’y retrouver avec toutes ces couleurs, c’est compliqué. Mais j’ai trouvé le fameux chat de Yamato Transport à un détour d’allée, j’ai demandé à envoyer « ça » à Fukuoka, en 5min c’est réglé.  Et pour 20€, je m’envoie ma valise énoooorme (quoi que quasi vide) à Fukuoka. Je trouve ça plutôt pas mal. Sinon il y à la poste, mais Yamato sont plus spécialisés envoi de valise.

Me voici avec mon sac à dos tout-confort-mais-que-je-hais-déjà, en route pour Sapporo, la ville. Il y a plusieurs solutions mais la gare JR était juste à côté du transporteur, donc j’ai même par cherché le bus. Et puis, il n’y a qu’un train, donc on ne peut pas se tromper. 

J’en ai profité pour recharger mon IC card. C’est une carte de transport/porte monnaie électronique. Il y en a différentes suivant les villes où on les achète, mais la plupart fonctionne aussi dans les autres villes. A Sapporo c’est une Kitaca, moi, j’ai une Pasmo, de Tokyo, je l’ai juste rechargée en suivant les instructions de la machine, et c’est parti! Il suffit de biper à l’entrée et la sortie et ça calcule tout seul le prix. Et calculer les prix des trajets peut-être compliqué, cette carte est donc une bénédiction.

J’arrive presque au bout de mon périple! Je prends donc le train vers Sapporo Station. Ça parait un peu long quand on a dormi par tranche de 20min pendant 2 jours, mais on ne peut pas se tromper, le train nous parle pour nous annoncer les stations et on comprend bien. 

Une fois en gare de Sapporo, je m’arrête au comptoir JR pour recevoir mon fameux JR pass, et pour réserver mon train pour Aomori. La demoiselle m’inquiète un peu tout de même: il se peut que le premier train soit en retard et que je rate ma correspondance, mais il y a une autre correspondance plus tard. Ça me fait juste arriver à 23h, bien après la fin des heures de check-in de mon hôtel… Mais bon, chaque chose en son temps.

Un peu de marche à pied pour trouver mon hostel, une bonne douche, et me voilà à vous écrire! 

Mon petit chez moi pour 3 jours.

D’ailleurs, c’est marrant, c’est la première fois que je dors dans un hostel. J’aime assez le box avec le lit, c’est cosy, tout est hyper propre, franchement j’avais moyennement hâte de dormir dans un dortoir mais là, rien à redire! En plus, l’hôtel est bien placé, en passant j’ai vu qu’il y avait un « autumn fest ». Je sais pas trop ce qu’il s’y fait mais ça sentait bon la nourriture, alors après ça, je file faire un tour!

 

 

 

Dites, vous m’excusez pour la qualité des photos? Mon appareil était bien rangé pour le voyage et j’ai cassé la vitre de l’appareil photo de mon téléphone… Mais dès demain, j’aurais mieux, le vrai appareil photo est sorti!

 

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