Jour 10 – Philosophie, zen et nature

Ce matin, j’arrive à Kyoto! et même Japan Fm en parle

C’est un petit choc à l’arrivée: tous ce monde! Cette gare est immense! 

Jusqu’à présent, quand il y avait du monde aux endroits que je visitais, c’est qu’en fait je croisais au moins une personne toutes les demi heures. Je pense qu’ici, ça va changer un peu.

Et en fait, c’est la saison idéale pour visiter: pas trop de monde, il fait chaud, un début de feuilles de d’automne, parfait!

Après l’habituel largage de sac à l’hôtel, direction le fameux Ginkaku-ji. On monte une petite rue pleine de boutiques que je qualifierais d’attrapes touristes, et on arrive à l’entrée du temple.

Le goshuin du Ginkaku ji

Là, je vois qu’on peux acheter des Shuincho. Ce sont des carnets vierges, destinés à recevoir des goshuin, les sceaux des temples et sanctuaires, avec un calligraphie. J’en voulais un, et puis celui-ci est décoré avec le Ginkaku-ji, c’est aussi bien. 

Je laisse mon carnet au comptoir: il sera prêt à la fin de ma visite.

Je suis docilement le chemin indiqué, entre bâtiments du temple, jardin sec et détour dans la forêt. Ainsi, on voit le Pavillon sous tout ses angles.

Je dois avouer que je m’attendais à plus de… splendeur. C’est très beau, je ne dis pas le contraire, mais moins impressionnant qu’on ne veut le laisser paraître.

 

N’est-elle pas mignonne?

Ensuite, je prends le chemin du Philosophe, une (longue) ballade le long du canal, entrecoupée de visite de temple. Il y en a un peu de tout côté, mais mon côté gamin a préféré le temple Otoyo. Comprenez moi: il y a des petites figurines de souris et des statues de souris et de kitsune!

Au gré de mes déambulations, je constate à nouveau que j’ai un certain succès chez les japonais de plus de 60 ans (70?). Un petit monsieur sur un pont m’interpelle en me disant que c’est très joli là où il est. Je vais donc voir, en me demandant un peu ce qu’il va me vendre… Bon d’accord, son coin est joli, il a raison! 

Bateaux en bambou

Il interpelle une dame japonaise pour lui montrer aussi et nous donne des petits bateaux en bambou, qu’il fabrique assis sur son pont. On les lâche. Il tombe droit: c’est signe de chance!

Il fait une chaleur torride (et c’est pas que moi qui le dit, l’autre vieux monsieur sur son banc est d’accord!), et il y a un petit café hyper kitsch, avec statuettes de grand mère et dentelle, qui propose des kakigori. C’est de la glace pilée et du sirop. 

J’en commande une, et m’attends à un bol rempli, avec un peu qui dépasse pour faire joli. Je me retrouve avec une montagne de glace, un tas de 25cm. J’en mets partout, je ne finis pas, mais c’était quand même bien sympa.

C’est la fin du Chemin du Philosophe.

J’arrive à l‘Eikando. Je dégaine mon shuincho! et pars faire la visite.

C’est grand! il y a plusieurs bâtiments qui se rejoignent par des corridors et des escaliers couverts. On est en flanc de montagne, donc les escaliers sont quand même nombreux. 

Pour tout vous dire, à l’entrée, j’ai vu le panneaux qui disait qu’il y avait une statue de Amida Bouddha avec la tête tournée, et que c’était exceptionnel, donc j’ai surtout envie de voir ça. 

Cette statue, elle vient de Eikan, moine du 11°siècle, qui un jour à vu la statue parler, et lui dire de le suivre. Elle commence à partir, mais le moine, un brin surpris, ne bouge pas. Elle tourne donc la tête, pour lui dire qu’il tarde à venir. Et la statue serait restée tournée ainsi.

Pas de photo à l’intérieur! Mais ici, le bâtiment où est exposé la statue

N’étant pas une grande spirituelle dans l’âme, la statue m’impressionne beaucoup moins que la richesse de la décoration des bâtiments. 

Le jardin aussi vaut le détour. Il est particulièrement renommé pour ses paysages d’automne. C’est pas encore tout à fait le cas, certains arbres commencent à peine à roussir, mais je comprends l’idée.

A ce stade, je commence à sérieusement fatiguer. Je suis donc le panneau « métro », qui fait aussi passer par le Nanzen-ji.

La porte vue de côté

Comme j’ai un peu la flemme, je ne visite que les parties non payantes. La porte est monumentale, le complexe comprends plusieurs temples et sous-temples et des jardins. C’est impressionnant, mais vraiment, je n’en peux plus, prendre le train m’a fait commencer la journée tôt.

Pour finir la journée, je me perds un peu pour rentrer à l’hôtel. Mais une fois arrivée, je vois un panneaux listant les bains publics traditionnels du coin. Je demande si il y en a accessibles aux tatoués: sur toute la liste, il y en a un, et il est fermé aujourd’hui. Je garde l’idée dans un coin de ma tête.

Parce que demain, je risque d’être fatiguée aussi: je rejoins mon amie japonaise Kana, qui va me faire visiter plusieurs choses, mais surtout, m’a proposé de louer des kimono! 

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