Jour 12 – D’or, d’encre et de mystère.

Aujourd’hui, je pars – et vais finir – tranquillement: je me réveille à 8h mais impossible de me convaincre de me lever avant 9h.

Avant de vraiment commencer, je décide d’aller au marché Nishiki, histoire de trouver quelque chose à manger pour partir de bon pied.

Il n’y a pas trop de monde, je peux donc bien admirer toute cette nourriture mystérieuse. 

Certaine choses sont vraiment étranges, et je vous parle pas de l’odeur… Je ne vais peut-être pas trouver si facilement de quoi manger.

Je reste aussi sceptique face aux brochettes de moineaux grillés.

Une fois trouvé une paire de sushi et une brochette de poisson qui ne m’effraie pas, je me mets en route pour ma prochaine destination, qui s’avère être de l’autre bout de la ville.

Après plus une demi heure de bus, me voici donc devant le Kinkaku-ji, le temple du Pavillon d’or.

Comment dire… tout est dans le nom! 

On fait le tour de ce superbe pavillon, où l’on aperçoit des statues bouddhistes au premier étage.

Si le Pavillon d’argent m’avait moins impressionnée que prévu, celui-ci tient parole, mais est un peu victime de son succès.

Ce n’est pas un jour d’affluence pour le lieu, mais il y a autant de personnes que dans toutes mes visites précédentes rassemblées. En plus les boutiques rajoutent un côté commercial. 

J’y fais quand même mon goshuin et je profite de ma visite en me faufilant à travers les groupes en visite.

Pour repartir, je me dirige vers l’arrêt de bus, et je prends peur: la queue pour les bus va quasiment jusqu’au bout de la rue. Mon trajet jusqu’à ma prochaine visite dure longtemps, je peux oublier mon rêve de m’asseoir.

Mais en fait, je prends le seul bus qui ne va pas direction gare de Kyoto, et je suis donc la seule à monter dans un bus vide, direction le Musée International du Manga!

Mais comme je commence à avoir faim, je m’arrête d’abord au restaurant du musée. Et que personne ne dise que je ne fais que manger! 

C’est bon et pas cher – comme partout ici je dirais – et la salle est plutôt petite et décorée par des visiteurs très talentueux, de quoi s’occuper pendant manger.

Ensuite, le musée lui-même, parce que c’est ça qui nous intéresse, vaut sa visite. Il y a l’historique du manga, ses codes, le fonctionnement de l’industrie. Il y a des mangas de toutes époques et de tout genre absolument partout, et même si c’est en japonais, on peut avoir la curiosité de les feuilleter.

En sortant par la boutique, je suis raisonnable, je n’achète qu’un livre. Je trouverais bien des goodies de Sakura et de bungo stray dog ailleurs, n’est-ce pas?

Il n’est qu’environ 14h, mais je vous ai dit que je commençais et finissais tranquillement aujourd’hui. Je rentre à l’hôtel avec une idée en tête: le fameux bain public!

Je prends donc une serviette, des vêtements de recharge, et c’est parti.

Le trajet passe par des petites rues avec des sanctuaires, pour finir sur une rue bordant un canal, de quoi me mettre dans l’ambiance.

Arrivée au bain, un sento pour être précise, je fais comme tout le monde: chaussure dans le casier, vestiaire, et hop! A poil.

Un sento, à la base, c’était des bains publics, pour quand il n’y avait pas forcément de salles de bain dans les maisons. Un peu différent donc des onsens et autres bains en extérieur avec décors en bois et tout ça. On reste sur du carrelage pratique, mais avec peinture murale d’une montagne.

Je me lave, j’emballe mes cheveux dans une serviette, et je vais tremper. Ou bouillir, plutôt.

J’ai tendance à me doucher et baigner chaud: vous savez, il faut que j’appuie sur le petit bouton du mitigeur pour pouvoir monter la température au dessus de 40°C. Mais rien à voir, là, c’est vraiment chaud. J’ai du mal a y rester.

Il y a un petit coin avec un plus petit bain écrit « electric bath », je me dis que je vais tenter. Quelle horreur! On se prend des petits coup de jus, je ne sais pas trop à quoi ça sert, mais j’y reste quelques secondes. Pourquoi se faire cela? Mystère.

Petit tour au sauna, je discute avec une dame, re-baignade, je me rince et je vais m’acheter un ramune, ces limonades japonaises avec la bille, pour la boire en profitant de la petite cour.

Me voilà rouge comme une écrevisse, mais bien détendue. 

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