Jour 3 – Voyage dans le temps

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Et à nouveau merci à Japan FM de relayer mon article!

Avant de commencer ma journée, j’ai surtout eu une nuit terrible: réveillée à 1h du matin par une fringale. 

C’est l’occasion de profiter des konbini, ces superettes ouvertes 24h/24! Je suis donc allée m’acheter un petit plat tout prêt à 380¥ (2€80, rien du tout quoi). Et j’ai pu constater qu’il devait y avoir quelques bars dans le coin, vu le nombre de japonaises titubantes et de japonais que leurs amis mettaient de force (ou quasi inconscients) dans un taxi. Toute une aventure en 200m.

Bref, la journée est quand même plus intéressante. 

Je suis allée au village historique d’Hokkaido, le Kaitaku no Mura, mettant en scène le mode de vie pendant la colonisation d’Hokkaido.

C’était génial. 

L’entrée se fait par le bâtiment de l’ancienne gare de Sapporo. Il y avait un employé qui discutait avec la caissière, et quand celle-ci m’a demandé ma nationalité pour me donner le papier dans la bonne langue, il a dit en japonais, étonné, que j’étais française, mais que je pouvais parler anglais. Déjà, il vaut mieux, parce qu’il ne faut pas trop espérer qu’on me parle français, ensuite je suis contente d’avoir compris et d’avoir répondu « hai, dekiru » (« oui, je peux »), y’a pas de petites avancées dans l’apprentissage du japonais.

Intérieur d’une maison

C’est un grand parc avec 53 bâtiments, soit reconstruits sur les plans d’origines, soit authentiques et déplacés au village. Il sont meublés et ont les objets d’époque à l’intérieur, de quoi s’y croire pour de bon. On a de tout, des maisons, des boutiques, des ateliers. 

Le seul point à noter avant d’y aller: mettez des baskets. Ou n’importe quoi facile à enlever. Ces bâtiments sont vieux et incroyablement bien entretenus, il faut les préserver, et de plus, c’est la tradition ici: pas de chaussures à l’intérieur! 
J’ai personnellement fini ma visite les lacets défaits.

Carte postale imprimée par moi-même.

Il y a des animations dans les ateliers. Le monsieur de l’imprimerie m’a laissé tamponner ma propre carte postale. Le faux policier à fait la visite aux enfants. Un vrai petit village vivant.

Une petite partie était fermée à cause de chute d’arbre. Dommage, le village de montagne devais être intéressant à voir aussi. J’y ai quand même passé 2h30, sans me traîner.

Ma partie préférée reste le village de pêcheurs: il y a un étang pour figurer la mer, et un station de pêche avec ses 7 bâtiments y est installée.  C’est très intéressant, et ça ne donne pas envie d’être pécheur à cette époque.

Voilà le dortoir pour 60 pêcheurs. Il y a un feu au milieu, quand même.
La « mer »

 

 

 

 

 

 

 

 

Lors de l’achat de mon billet, on m’a proposé un ticket combiné avec le Hokkaido Museum, j’ai donc accepté. C’est juste à un arrêt de bus (oui, j’ai eu la flemme d’y aller a pied), pourquoi pas. Là, j’ai été un peu déçue: pas beaucoup de panneaux en anglais… 

Echantillon d’artisanat Ainu

En plus, j’adorerais en savoir plus sur la culture ainu, et ce muséum est la fusion de l’ancien musée historique d’Hokkaido et d’un centre de recherche sur la culture ainu. Pourtant, la zone « Ainu » est petite et encore moins accessible aux non japonophones.

C’est pas grave, c’était l’occasion d’y passer. Mais je reste sur ma faim concernant la culture Ainu, je décide donc d’aller au centre culturel Ainu, situé au bout du monde: google me dit 1h24 de trajet, pourquoi pas.

Je dois donc repasser par le centre ville. Le temps de ressortir du métro, c’est le déluge. Je range donc mes lunettes de soleil, sors la veste, et me dirige vers le bus. J’ai encore parlé un peu japonais: j’ai répondu que j’allais bien à la dame qui me l’a demandé après ma chute dans l’escalier. Puis elle m’a dit qu’elle avait oublié son parapluie et j’ai dit moi aussi. Mon vocabulaire japonais le plus utilisé se limitant aux directions et à « oui ça va, oui c’est ça », je suis assez fière d’avoir fait une phrase complète. La dame avait l’air très contente aussi.

Bref, je trouve l’arrêt de bus pour le bout du monde, sauf que le bus que je veux n’a pas de numéro. Alors quand un bus passe et ralenti à peine, je n’ai pas le temps de lire la direction, qui prend quand même trois lignes de kanjis, et je rate donc mon bus. Il y en a un toutes les heures et demi.  Il pleut. Je suis déçue, mais ce sera tant pis pour ma faim de culture locale…

J’abandonne l’idée. Je vais vite rentrer parce que moi non plus, je n’ai pas de parapluie.

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5 réponses sur “Jour 3 – Voyage dans le temps”

  1. Hé, je suis épatée ! Tu arrives à avoir des échanges en japonais, c’est top ! La journée a l’air d’avoir été riche et humide 🙂

    1. Oui ben rapidement quand même les échanges lol. Le matin il faisait superbe, je regrettais presque d’avoir mis un pantalon, ça a changé d’un coup!

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