Jour 6 – des sanctuaires et des escaliers.

Aujourd’hui, je me serais bien réveillée plus tard, mais je loge dans un capsule hotel. Suivez le lien, j’ai fait un petit article sur la question. 

Et donc mes voisines ont toutes mis leur réveil à 7h et 7h15. Debout donc!

Je teste pour la première fois un Starbuck, pour le petit déjeuner. Pas que j’en rêvais follement, mais l’hôtel fourni une carte cadeau de 1000 yens en tant que petit déjeuner. C’est quand même pas la folie, c’est cher, je comprends pas bien l’engouement mondial…

Comme je prends le train demain, je vais faire ma réservation à la gare puis direction le Rinnoji!

Le Rinnoji, c’est un temple bouddhiste, temple de la famille Date, il a été déplacé de Fukushima à ici par Date Masamune quand il a fait de Sendai sa capitale. C’est assez grand mais je n’ai pas vu un panneau sur le chemin. Enfin, peut-être en japonais, mais j’ai oublié de mémoriser les kanjis pour celui-là, donc je n’ai pas pu reconnaître. C’est à Kitayama. Yama, ça veut dire montagne. Donc ça grimpe un peu, puis descend beaucoup.

J’ai bien aimé le temple en lui même, c’est plus sobre que les sanctuaires shinto. Mais la meilleure partie, c’est quand même le jardin japonais. C’est tellement beau, je ne sais quelle photo choisir pour illustrer… (Allez voir l’article complet du Rinnoji, il y en a plus). En plus j’étais seule, parfaitement tranquille.

J’aimerais bien rester et finir ma nuit sous un arbre, mais j’ai un programme à suivre!

L’idée, c’est d’aller au Zuihoden. Sauf que google maps sait me trouver sur la carte, mais ne sait pas faire d’itinéraire sans Wifi. Et je n’ai pas de Wifi. Je repère donc qu’il y a une autre gare dans le sens opposé de la celle d’où je viens. La réflexion est vite faite: à égale distance, autant descendre.

Je suis donc un peu mon instinct pour retrouver mon chemin (ou un konbini, les konbini ont la Wifi). Et j’ai plutôt bien fait.

Déjà, j’ai croisé une bonne dizaine de petits sanctuaires sur mon chemin. Ils était tous sans exceptions en haut de longues marches, j’ai donc renoncé à tous les visiter. Oui, aujourd’hui j’ai un peu la flemme.

Ensuite, j’ai croisé des chiens, et je commence à manquer de contacts canins. Je passe donc pour une folle à faire des signes aux animaux dans la rue.

Enfin, j’ai trouvé un konbini! Google maps me confirme qu’il faut que j’aille à la gare vers laquelle j’allais, puis je prends le bus Loople, pour allez au Zuihoden.

La gare de Sendai est un enfer, je trouve néanmoins le bus, mais il y a 50 employés qui parlent, qui donnent des directions, je suis un peu perdue, je monte dans le bus. Là, je lis que le pass loople 1 jours et à 620, et qu’il donne des réductions pour les monuments visités. Je vais devoir le prendre 3 fois, à 260 yens à chaque fois, pour visiter 2 monuments. J’ai donc perdu 420 yens. Tant pis.

Au Zuihoden je monte des marches. Arrivée au milieu, j’ai mal au jambes, et je me dis que je vais me reposer en allant sur le côté, dans la forêt, ça à l’air plat. Et je monte des marches dans les bois.

Dans les bois, je vois le cimetière des enfants du clan Date, puis je vais au Zuihoden lui-même.

C’est le mausolée du fondateur du clan Date, Date Masamune. Car Date Masamune a tout fait dans Sendai, il faut le savoir. 

L’endroit a été détruit pendant la seconde guerre mondiale (sauf ces foutus escaliers) mais tout est refait sur les plans d’origine. Et c’est superbe. Date Masamune était quand même un des plus grands seigneurs féodaux, et en voyant son mausolée, on se demande à quoi pouvait bien ressembler sa maison…

D’ailleurs, on ne paie que pour voir son mausolée à lui: à côté, il y a celui de son fils (le Kansenden) et celui de son petit fils (le Zennoden), mais eux sont gratuits. Cela dit, ils sont quasi identiques, ils n’ont pas le mérite de l’originalité, et ils ont moins de bâtiments et monuments rattachés à eux.

Heureusement, après, on a arrêté les mausolées, sinon Sendai serait une nécropole. On préfère les stèles.

Il est l’heure de manger, et je vais au restaurant italien, le レストランパリンカ (oh ça va, c’est écrit « restaurant Palinka » si vous préférez). Ce n’est certes pas très local mais c’est le seul endroit que j’ai su identifier comme restaurant.

Alors, le menu est en japonais. Mais vu que c’est italien, certains plats sont écrits en katakana, donc phonétiquement. Et un des serveurs parle magnifiquement anglais, ils devraient l’engager à l’office du tourisme, il les dépasse largement. Il m’explique donc plutôt bien le menu. Je prends donc le « petit » menu: une entrée (thon cru et citrouille cuite), une soupe, un plat de pâte (au thon), de la focaccia aux olives, une panacotta et un thé. 10€45. 

En plus, j’ai pu manger avec une fourchette, et ça, ça n’a pas de prix.

J’ai même discuté en anglais avec les serveurs (l’autre parlant moins bien mais tout aussi sympa), et ça fait du bien de communiquer avec autre chose que des hochements de tête et des mots sans structure grammaticale autour.

Assez parlé de nourriture, passons à la suite. A savoir, les ruines du château de Sendai!

Grand hall Ohiroma

Ce château a été construit en 1601 par, tenez vous bien, Date Masamune, et avait plutôt bien tenu le coup jusqu’ici, malgré des feux et des guerres. Il a bien été reconstruit en partie de temps en temps. Mais la Seconde Guerre mondiale est d’un autre acabit, et aujourd’hui, le château, c’est ça =>

Et c’est un peu triste, surtout quand on voit qu’il y a des photos du château, et que donc il est resté magnifique si longtemps pour finir à plat.

La zone est donc plutôt un parc, avec des statues, des superbes points de vue un petit musée, et un sanctuaire. 

Et une statue de Date Masamune

Il mérite au moins ça

 

Avec tout ce qu’il a fait à Sendai

 

 

 

 

 

 

 

 

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