Kita Kyushu – une ville industrielle historique

Rapide résumé de ma journée à Kita Kyushu? 

Je me suis caillé le c… mais quelque chose de bien.

Bon, ok, c’est trop résumé… Alors commençons par le début: Kita Kyushu est une ville du Nord de la préfecture de Fukuoka, et donc au nord (Kita) du Kyushu. Tout est dans le nom, j’adore. C’est surtout une ville industrielle mais on m’a dit qu’il y avait plus à voir que cela, et en plus, ce matin, je me suis réveillée tôt, donc on est parti! 

Allez, je vous avoue tout: j’ai aussi vu qu’il y avait un musée d’histoire naturelle avec des dinosaures et j’adore les dinosaures. Non, ce n’est pas interdit passé 10 ans! Donc mon premier arrêt, c’est le Muséum d’histoire naturelle et humaine de Kita Kyushu. C’est dans une zone un peu à l’extérieur de la ville elle-même, et il y a plusieurs musée et un parc de divertissement (et des centres commerciaux, mais où n’y en a-t-il pas?). Niveau musée, on a donc histoire naturelle, mais aussi musée de l’environnement et des choses relatives au passé industriel de la ville.

Mais rien ne vaut les dinosaures, voilà.

J’ai adoré ce musée. Il est magnifique, on suit l’histoire en commençant par un peu de géologie, puis on remonte avec …. les dinos, oui, vous suivez, puis les animaux préhistoriques et les animaux contemporains. 

Pour ces derniers, certains sont justes empaillés et exposé, mais certains sont dans des scènes reconstituées magnifiques.

Ensuite, on passe à l’histoire humaine, avec là aussi de belles reconstitutions et mises en scènes. Il y a 2 petites salles avec des objets du quotidien datant du début de l’industrialisation, ce qui est moyennent intéressant à mon idée, mais qui avait l’air de beaucoup intéresser les enfants. Il faut dire, il y a une maison qui date d’avant l’invention de la télé, quand même! 

Par contre, si vous voulez comprendre sans prendre l’audio-guide, j’espère que vous avez un meilleur niveau de japonais que moi. Mais sinon, vraiment, un musée très intéressant.

Ensuite, je suis un peu embêtée car je n’ai pas internet et que je ne sais pas trop comment me rendre à ma prochaine destination: Kokura. Je vais donc à la gare et trouve un train destination Kokura, me voilà sauvée. Et là, miracle de la signalisation japonaise: alors que je m’apprête à allez jusqu’au terminus, il y a un arrêt « higashi kokura », décoré d’un logo de château: finalement, c’est là que je vais descendre.

Le dit château est en rénovation. Je suis un peu déçue: je me disais qu’au moins dedans, il ferait plus chaud… Tant pis, je visite les alentours, c’est quand même joli. 

Il y a un jardin japonais, que je n’ai pas visité parce que je n’ai pas de tendances masochistes à rester dehors à claquer des dents, un très joli sanctuaire (le Yasaka) et des cars de Coréens. 

Oui, apparemment les coréens font un peu partie du décor, vous allez avoir un exemple tout de suite.

Pour réfléchir au chaud à ma prochaine destination, je vais au mémorial de Matsumoto Seicho. Un monsieur dont j’ignorais l’existence jusqu’à présent, je l’avoue. A l’entrée, par réflexe, la dame me parle en coréen puis voyant ma tête, me parle en japonais. C’est tout à fait logique. Enfin, pour demander le prix et la direction en japonais, je me débrouille.

Sanctuaire Yasaka

J’apprends donc que Matsumoto Seicho est un écrivain qui a écrit, quoi… un petit millier de bouquins. Tout est en Japonais, mais on m’a donné un livret qui détaille les objets exposés. Je suppose donc que pour les gens qui connaissent l’homme et son oeuvre, c’est un lieu intéressant: on y détaille sa vie, ses œuvres, il y a une reconstruction de sa maison… Pour moi, c’est surtout un endroit chaud.

Dans la zone de Kokura, il y a aussi plusieurs musée, dont un de la littérature, mais j’avais peur de ne rien y comprendre alors je l’ai évité.

Prochain et dernier arrêt: Mojiko Retro. C’est un quartier portuaire qui a gardé ses vieux bâtiments de briques. La plupart sont d’anciens bâtiments liés à l’activité de la ville: ancienne douane, terminaux portuaires, il y a même le « social club » où a résidé Einstein. C’est vraiment déroutant, peu d’endroits ont ce style, c’est assez sympa. 

Gare de Mojiko

Mais à ce stade, je suis fatiguée et je ne sens plus ni mes oreilles ni mes doigts (je ne sais pas si j’ai assez mis l’emphase sur le sujet de la température hivernale…) parce qu’il fait froid, j’ai donc un peu la flemme de visiter les musées du coin . Même si le musée du train avait l’air sympa.  

Parlant de ça: la gare de Mojiko est magnifique: le bâtiment extérieur, mais aussi l’intérieur, tout en bois lustré, haut plafond, comme un retour dans le temps.

J’y prends donc le train pour rentrer à Hakata, et il y fait si bon et les trains japonais sont si confortables, que quelqu’un doit me réveiller à l’arrivée. Heureusement qu’Hakata est le terminus…

 

P.S.: Si vous vous demandez ce que j’ai fait depuis 10 jours, je dirais à peu près rien. J’étais complètement crevée. Un jour je me suis réveillée à midi et demi, avec mon réveil qui sonnait depuis 8h45… J’ai bien fait des petites visites, mais j’ai oublié mon appareil photo et je n’ai pas vraiment profité. Enfin, je suis bien allée au Pokémon café temporaire pour y vendre un bras en échange d’un dessert. Et puis je suis comme les petits vieux: il fait froid et humide, j’ai eu mal au genou toute la semaine

 

 

 

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Jour 16 – Hiroshima côté nature

Spoiler: je n’ai rien visité en rapport avec le bombardement.

J’arrive à Hiroshima vers midi 30, je n’ai donc qu’un après-midi dans la ville, car je préfère me concentrer sur Miyajima après.

Je pose donc mon sac à l’hôtel situé juste à côté de la gare, et je vois qu’il y a un bus gratuit pour les détenteurs du JR pass, le loop, qui fait le tour des points touristiques de la ville. Voilà qui est parfait.

Premier stop, le Château d’Hiroshima. Il est aussi surnommé le château de la carpe. Mais si en ville vous voyez des sitckers ou des panneaux « on aime les carpes », ce n’est ni le château, ni les poissons, mais l’équipe de baseball. Je vois leurs couleurs de partout, de quoi faire pâlir les supporters de l’OM.

Pour en revenir au château, il s’agit en fait d’un reconstruction complète (forcément). Dans le parc, il y a les ruines des anciens bâtiments du complexe, seul la tour principale et une partie d’un mur de défense sont refaites. 

Et pas forcément refaite de façon traditionnelle: l’intérieur de la tour est un musée, tout de béton, mais ma foi fort intéressant. Il raconte l’histoire féodale de la ville.

Ensuite, je cherche le Ninomaru, le fameux mur de défense, ce qui me fait passer devant le sanctuaire Gokoku. Il est beau et sobre, mais animé, j’aime bien.

Je visite aussi le Ninomaru, mais l’intérieur est un peu vide et uniquement expliqué en japonais.

Pas très loin, il y a le jardin Shukkeien. On a voulu reconstituer plusieurs types de paysages, et l’effet est plutôt réussi. En plus, il y a des bancs partout, et à ce moment de la journée, j’apprécie assez. Par contre, le jardin ferme un peu tôt: 17h. J’étais largement dans les temps mais pour les autres, je trouve ça dommage.

Pour rentrer, je reprends le loop mais pas dans le bon sens: cela me permet de faire un tour de la ville avant de retourner à la gare. Les arrêts de bus sont toujours proches des visites mais jamais juste devant, je n’ai donc pas de photos intéressantes, mais ça m’a permis de sentir un peu l’ambiance de la ville. Et j’aime assez: malgré tout ces grands buildings, il y a de la verdure partout, ça reste agréable.

 

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Château d’Hiroshima – le Château de la Carpe

Château d’Hiroshima / 広島城

Description

Le Château d’Hiroshima est aussi surnommé le château de la Carpe (鯉城 Ri-jo). Situé en plaine, c’était le centre physique et économique d’Hiroshima par le passé. C’est un peu une excentricité, les châteaux ayant tendance à se placer en hauteur pour pouvoir voir au loin et se défendre. Mais c’est en fait très logique: situé dans un delta, la rivière l’entoure et permet sa défense.

Le bâtiment principal fait 5 étages et sur le terrain se trouvent un sanctuaire, le Hiroshimagokoku, des ruines, des douves et certains bâtiments du Ninomaru, le second cercle de défense, reconstruits en utilisant les techniques et matériaux de construction d’origine.

Entièrement reconstruit (en béton et bois cette fois), l’intérieur du château est un musée sur l’histoire d’Hiroshima et de son château, mais aussi axé sur la culture des châteaux féodaux et la hiérarchie médiévale.

Ma visite

En cheminant vers la tour principale du château, je traverse le parc, où se trouvent les fondations en ruines d’anciens bâtiments du complexe. C’est une ballade agréable et instructive.

Les murs d’enceinte sont moins impressionnant qu’ailleurs, les défenses se reposant sur la rivière.

L’extérieur du château est tout ce qu’il y a de plus traditionnel, mais l’intérieur est un musée moderne. Il y a des écrans qui montrent des films à propos de l’histoire d’Hiroshima avant le château et après, et des panneaux en compléments. Tout en anglais!

Le 3° et 4° étages, eux, sont dépourvus de notes en anglais, mais on peut avoir accès à un guide en ligne avec le wifi du château. Le 3° est centré sur les armes et armures, le 4° sur les représentations des animaux, mais il me semble que c’était temporaire.

Le 5° est un observatoire pour profiter du panorama.

S’il ne faut pas s’attendre à visiter un château médiéval, la visite du musée est quand même très agréable et on apprend plein de choses sur l’histoire politique locale.

Le Ninomaru, un peu plus loin, est un mur d’enceinte, où il n’y a pas d’explications en anglais. Il me semble que le y raconte la reconstruction du site mais voilà… C’est à voir car c’est un peu plus traditionnel comme intérieur, mais pas indispensable.

Accès

Adresse: 21-1 Motomachi, Naka Ward, Hiroshima, Hiroshima Prefecture 730-0011

Tram ligne 1, 2 ou 6, arrêt Kamiyacho-higashi ou Kamiyacho-nishi.

Ou bus arrêt Kamiya-Cho ou loop bus arrêt Hiroshima castle

Horaires et tarifs

  • Pour le bâtiment principal:

9:00 – 18:00 (Mars à Novembre)
9:00 – 17:00 (Décembre à Février)
9:00 – 19:00 (pendant la Golden Week et Obon)

Fermé du 29 au 31 Décembre

370¥

  • Pour le Ninomaru et le reste du site

9:00 – 17:30 (Avril à Septembre)
9:00 – 16:30 (Octobre à Mars)

Fermé du 29 Décembre au 2 Janvier

Gratuit

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Jour 15 – Un long détour par Kochi

Au moins, les plateaux repas du train sont excellents

Aujourd’hui, j’ai tout de même fait 4h de train pour aller à Kochi, passer uniquement l’après-midi. Je reprends le train demain matin.

Mais je voulais vraiment voir le château de Kochi qui m’avais l’air intéressant: c’est l’un des seuls châteaux qui n’a pas été entièrement reconstruit, il est donc un des 12 châteaux authentiques du pays.

J’ai donc uniquement visité un château et traîné à l’hôtel, et je n’ai même pas honte.

 

Pour déposer mon sac à l’hôtel, je prends le tram. Je pense que le tram aussi est authentique: manettes qui grincent, chauffeurs en uniforme avec les gants blancs, sonnette pour demander l’arrêt. Vitesse de pointe d’escargot. 

Mais c’est assez sympa. Et en plus, il y a un pass journée, qui offre aussi des réductions pour les visites, et même en faisant juste trois trajet et une visite, cela vaut le coup.

Je reprends le tram pour aller au château, et je suis de suite sous le charme. On passe par le parc, on monte les escaliers en admirant la vue et les statues. La structure est originale du château est détaillée sur des panneaux.

On voit le donjon poindre à travers les arbres, et quand on arrive enfin en haut, on constate bien le côté authentique du lieu.

La visite est intéressante et on finit par la vue magnifique du haut du donjon.

Je traîne un peu dans le parc du château avant de rentrer.

Dans le coin, il y a un musée, et sur le trajet pour l’hôtel  j’en ai vu d’autres. Mais non, je n’ai qu’une hâte: aller à l’hôtel.

Parce que je dis hôtel, mais c’est un ryokan. Un hôtel japonais. Ici, c’est la version moderne, pas la petite auberge, mais de tradition japonaise tout de même. Autant dire que ça me change des hostels plus ou moins pourri.

Je rentre dans ma grande chambre, il y a une première pièce moderne, avec canapé, frigo et table, et donnant sur les toilettes et la salle de bain. Ensuite, c’est la partie japonaise: d’un côté, la table avec le service à thé dans la boite et l’alcôve décorée, de l’autre le futon. La fenêtre est masquée par des portes en papier, plutôt bienvenues, car elles masquent un parking.

Il y a un bain commun dans l’hôtel, et aussi un dans la salle de bain. J’opte pour la tranquillité et me baigne chez moi. Pour m’habiller après, le ryokan fourni un yukata, version « casual » du kimono. Je me prépare un thé et je m’installe pour regarder Netflix dans mon futon.

Vient l’heure du repas. La demi pension est habituelle dans ce genre d’hôtel.

Je quitte quand même mon yukata pour une tenue plus habituelle, et vais manger… Je ne sais pas trop quoi, mais c’était bon. Il y a une espèce de salade de pommes et champignons, des sashimis, dans le plat chauffé à droite, de l’anguille et des champignons dans une sauce a texture de fromage,du riz, de la soupe miso et d’autres choses un peu inconnues. Avec un thé et une panacotta en dessert. C’est beau et bon.

Sur ce, je retourne me coucher, en yukata. 

 

 

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L’authentique Château de Kochi

Château de Kochi / 高知城

Description

Le Château de Kochi est l’un des 12 châteaux authentiques du Japon. C’est à dire qu’il n’a jamais été entièrement reconstruit. Le donjon et les appartements du seigneur sont authentiques et la tour a été reconstruite sur les fondations de l’ancienne et selon les mêmes plans, au cours du 18° siècle. C’est un château unique dans l’arrangement de ses bâtiments, et plutôt petit comparé à d’autres châteaux.

D’ailleurs, une des particularités architecturale est la présence d’un fausse porte d’entrée, donnant en fait sur une cour vide qui piégeait les possibles envahisseurs.

La visite intérieure est bien expliquée, en anglais, et le dernier étage propose une superbe vue sur la ville, accentuée par la position surélevée du château sur une colline.

Ma visite

Trônant en haut de sa colline, après des volées de hautes marches, qui proposent des pauses dans terrasses des différents niveaux des enceintes, le château de Kochi n’est pas le plus clinquant du Japon, mais il vaut le détour.

Google Maps indique « Kochi Castle Ruins » mais ce n’est pas rendre justice au bâtiment. D’accord, il ne reste que la première enceinte, le Honmaru, avec son donjon et les quartiers du seigneur, quand avant il y avait des dizaines de bâtiments, administratifs, militaires, logements des servants et des concubines. Mais ce qu’il reste est à voir.

Derrière ces jolies portes, des samourais près à défendre leur maître

C’est clairement un château à vocation militaire: il y a des salles pour cacher les gardes du corps du seigneur, les murs sont pourvus de meurtrières, et bien sûr le donjon permet un défense efficace de la zone. Mais on peut allier militaire et esthétique.

On voit bien qu’il est plus authentique que d’autres châteaux, l’intérieur est peut-être un peu moins soigné. Mais c’est ça qui est intéressant: voir la réalité de l’époque.

On peut monter tout en haut du donjon, et l’histoire et l’architecture est expliquée au fur et à mesure de notre montée. Il y a des maquettes de la construction du château, avec le seigneur en inspectant l’avancement, entouré de ses 5 doublures, afin d’éviter les tentatives de meurtres.

Forcément, plus on monte, plus c’est étroit, et on fini sur deux étages un peu vide. Juste des meurtrières et des murs en bois. Mais le dernier offre pour compenser une vue magnifique.

Pour redescendre, je m’achète de quoi boire et me pose sur le parc d’une des terrasses. Il y a des panneaux explicatifs sur les murs et leurs constructions, et aussi des cerisiers. Il font un peu la tête en ce moment, mais un des cerisiers est d’une importance extrême: c’est lui qui sert à l’agence météorologique afin de donner le calendrier des floraisons de la région.

Accès

Adresse:  1-2-1 Marunouchi, Kochi-shi, Kochi

Tram jusqu’à Kochijo-mae ou 20min à pied de la gare de Kochi.

Horaires et tarifs

De 9h à 17h

Fermé du 26 Décembre au 1° Janvier

420¥ pour les plus de 18 ans, sinon gratuit.

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Jour 13 – Été indien au Japon

Aujourd’hui, je pars du mauvais pied. 

Dans mon dortoir, 3-4 filles sont arrivées vers 22h, ont fait un boucan du diable jusqu’à minuit 30 et ont eu la grâce de mettre un réveil à 5h30 puis de discuter. 

Qu’on me réveille, déjà, ça me met à l’envers.

Mais quand en plus une autre fille du dortoir, qui n’a rien a voir avec les premières me dit que je pourrais être plus amicale, je préfère partir que totalement perdre le contrôle.

Le temps de boire un thé, et j’arrive à la gare à 7h, prends le prochain train pour Osaka et j’y arrive en 40min. Il pleut des cordes, j’avais prévu des trucs en extérieur.

D’un autre côté j’avais prévu d’arriver vers 10h, donc rien d’urgent. Je me prends à manger et vais déguster sur le parvis. J’y vois une horde de types, avec des gens avec un blouson « pokémon center » qui les encadre. Je me renseigne: aujourd’hui distribution spéciale de cartes pokémon au pokémon center. 

Je m’en fous des cartes, mais le pokémon center… Ouvre à 10h. En attendant je fais un peu le tour des immeubles autour de la gare: des buildings géants remplis de magasin en tout genre. Qui ouvrent à 10h.

10h arrivent donc, et je me dirige vers le pokémon center. C’est facile, il suffit de suivre les types entre 15 et 30 ans. On monte pendant 10min des escalators jusqu’au 13° étage, et là, c’est la guerre. Entre l’événement pour les cartes et les autres clients, ça passe dans tout les sens, c’est terrible. Je ne trouve toujours pas de house pour téléphone qui ne font pas la taille d’un sac, mais je trouve un porte monnaie salamèche, une serviette et deux peluches. Voilà, voilà.

Bon, il est temps de se bouger, il fait super beau maintenant, direction, le château d’Osaka! Après m’être un peu perdue pour trouver la bonne station, je prends le métro, puis je me perds un peu dans cette station-ci. Je ne suis pas la seule, deux coréens cherchent le château aussi. On s’allie et entre leur téléphone et le fait que je suis la seule à savoir comment dire château en japonais et que je peux donc demander mon chemin et comprendre la réponse, on trouve le château.
Pour info, pour dire château de quelque chose, il suffit de rajouter -jo au nom. Osaka-jo donc. Pourtant pas compliqué…

Le château, il en jette. 

On le voit de loin et une fois qu’on l’a vu, il faut marcher un quart d’heure pour y accéder, en passant par le parc. 

Dans ce fameux parc, il y a un hall d’art martiaux, et aujourd’hui c’est entrainement de kendo. Comme il fait une chaleur terrible, 31°C, que je suis en pantalon et que je dois me trimbaler ma veste, c’est aussi l’occasion de s’arrêter à l’ombre.

J’arrive ensuite à la tour du château, fait la queue en plein soleil pour le ticket, et pleure d’avance sur la montée des marches par cette chaleur. Mais, oh joie! il y a un ascenseur jusqu’au 5°. Je visite le musée, monte un étage, profite de la climatisation, remonte un étage, et ainsi de suite. 

Je veux faire pareil…

Vous ai-je dis qu’il fait chaud? Le trajet pour aller à la station de train me prends le double du temps prévue, dès que je vois de l’ombre, je m’arrête. Et je ne suis pas la seule… Refus net de se relever =>

Il y a un accident sur la voie, les trains ont 4min de retard! Et me voilà donc de retour à la gare pour récupérer mon sac à dos.

Comme je n’ai pas beaucoup dormi, que je suis fatiguée, que j’ai mal partout et que… j’ai chaud, pour une fois, j’avoue, je renonce: je vais prendre un taxi.

Je montre l’adresse au monsieur, qui cherche sur son GPS, mais ne trouve pas. Il passe donc 10min à trouver la bonne adresse, essaie d’appeler l’hôtel avec le numéro fourni dans mon mail, mais le numéro n’est pas bon… Je suis crevée, j’ai presque envie de pleurer. Mais le chauffeur dit qu’il va trouver et part. Et il trouve! 

Merci, monsieur!

Bon, il n’est que 15h30, mais je ne tiens plus: douche, sieste. Je me réveille vers 19h30 et vais faire un tour à Dotonbori, le quartier nocturne de la ville.

Attaque de néons et de son!

C’est plein de monde et de nourriture, les pubs nous parlent, les gens des restaurants nous parlent, c’est impressionnant.

Je me trouve un petit stand de takoyaki, discute foot avec le gars qui gère la queue. Parce qu’à Marseille, on a Hiroki Sakai qui joue, voyez-vous…
Et je mange mes délicieux takoyaki.

Je finis mon tour du quartier, il est quasiment 22h, je vais rentrer. Et me recoucher.

Et le premier qui me réveille va prendre cher.

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Château d’Osaka

Château d’Osaka / 大阪城

Description

Le Château a été construit en 1583. Comme beaucoup d’autres châteaux japonais, il a été victime de l’histoire mouvementée du pays et a été détruit et reconstruit plusieurs fois. La Tour principale est donc aujourd’hui la troisième version.

Le musée du Château d’Osaka expose des objets historiques et des écrans explicatifs (partiellement en anglais). La vie d’Hideyoshi Toyotomi est bien mise en valeur. Le château est en effet un symbole de son pouvoir et sa fortune.

Le dernier étage propose une vue panoramique de la ville.

On peut essayer une tenue de guerrier et se faire prendre en photo, pour 500¥.

Le jardin est agréable en toutes saisons, avec des arbres en fleurs au printemps et des feuilles d’automne. Le mur de pierre est impressionnant et s’insère parfaitement dans le décor. Le jardin compte 13 structures: portes, entrepôt de munitions, tourelles.

Ma visite

Shudokan

Le parc du château est gigantesque. C’est un parc public, les gens y promènent leurs chiens, y font du vélo, tout ça. Il y a des terrains de sports et même un hall d’art martiaux, le Shudokan. Suivant les jours et horaires, on peu assister à différents entraînements. Pour moi aujourd’hui c’était Kendo.

On s’approche ensuite de la tour du château en elle-même. C’est encore une zone publique et très vivante: la preuve, il y a même un centre commercial.

Le château est immense. Il fait 8 étages, posé sur une butte. Il est beau, il brille. 

Entièrement refait après la Seconde Guerre mondiale, cela représente des avantages certains: déjà, un ascenseur monte jusqu’au 5°étage. Mais surtout, il y a la climatisation. On a beau être en octobre, il fait 31°C, je n’imagine même pas l’été.

Par contre, cela a aussi des inconvénients: à l’intérieur, c’est un musée. Pas l’état originel du château, mais un musée tout moderne, murs en plâtre, écrans, tout ça. 

Moi, j’aime bien les châteaux et voir les choses telles qu’elles étaient, je suis un peu déçue.

Mais le musée est bien fait, les épisodes de la vie du château et de son constructeurs sont rejoués dans des petites vidéos, il y a des expositions de calligraphie, une miniature d’une bataille célèbre. Par contre, il faut se bagarrer pour accéder aux écrans, c’est bondé. 

Pareil pour les escaliers, et le dernier étage, avec vue sur la ville, c’est la jungle. Mais la vue vaut le détour.

En redescendant, j’aperçois un torii et vais donc visiter le sanctuaire qu’il y a derrière. Il est dédié aux Toyotomi, mais est bien plus sobre que le château.

Accès

Adresse: 〒540-0002 1-1, Osakajo, Chuo-ku, Osaka

De la gare d’Osaka: ligne Loop (outer Loop), arrêt Osakajo Koen

Horaires et tarifs

De 9h à 17h. Cela peut être étendu pendant certaines périodes du printemps et de l’été.

Fermé du 28 Décembre au 1° Janvier.

Pour le musée: 600¥ pour les plus de 15 ans, sinon gratuit.

Pour le jardin: 200¥ (500¥ pour les jours de Hanami et les autres jours d’ouvertures étendues).

 

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Jour 11 – spéciale kimono

Aujourd’hui, mon amie Kana fait le trajet depuis Nagoya pour passer la journée avec moi. L’occasion de louer des kimonos!

J’ai un peu de mal à trouver tout les termes techniques, vous m’excuserez du manque de précision. C’est aussi un peu long, donc pour la description de mes visites, cliquez sur les lieux.

Mettre un kimono: tout un art

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Nijo-jo – le Château des Tokugawa

Nijo-jo / 二条城

Descriptions

Le château de Nijo a été construit en 1603, en tant que résidence de Tokugawa Ieyasu, premier shogun de la période Edo.

Après la chute du shogunat en 1867, c’est devenu un château impérial, puis s’est ouvert au public en tant que site historique.

La partie palais du château, le Ninomaru, est une des mieux préservées de tout les châteaux de l’ère féodale japonaise. C’est le cœur de l’attraction du château. Ses différents bâtiments sont reliés par des corridors dont le plancher grince pour éviter l’entrée d’intrus.

L’Honmaru, premier cercle de défense abritait un palace secondaire et un donjon de 5 étages, détruit par un feu au 18° siècle. L’ancien palace n’est pas toujours ouvert au public, mais les ruines du donjon et les jardins le sont.

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Jour 7 – en attendant la pluie

Cliquez sur chaque lieu pour en découvrir la fiche complète!

Et qu’est qu’on dit? Merci Japan FM de me suivre!

Le titre est un peu trompeur, en vrai c’est « en attendant le typhon », mais ça sonne beaucoup plus dramatique que ça ne l’est. 

Il y a donc une alerte typhon sur le pays, mais la journée est finie et j’ai survécu, je me suis juste un peu mouillée.

Déjà, je commence par aller prendre le train, de Sendai à Kanazawa. Et parce que c’est plus drôle sous la pluie, le bus direct vers la gare de Sendai ne passe pas le dimanche, il faut que je marche un peu jusqu’au métro.

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