Un miracle japonais

J’ai fait plein de chose récemment: je suis allée à Saga, j’ai mangé dans des cafés à thème, je suis allée à Okinawa, où je me suis baignée. Plein, plein de choses à raconter. 

Mais voilà, je n’avais rien pour vous écrire car je me suis retrouvée face à un léger problème: mon ordi rame et mon téléphone… Eh bien, mercredi dernier j’ai oublié mon téléphone dans un bus. Oui , je sais, qui oublie son téléphone? Je revois parfaitement l’action: téléphone à la main, je cherche un truc dans mon sac, je vois mon arrêt et me lève sans rien en main… 

Spoiler et miracle résumé en quelques mots: aujourd’hui, je l’ai récupéré.

Imaginez, en France, ou n’importe où, laisser votre téléphone dans un bus, qui passe par la ligne la plus fréquentée du réseau, et le retrouver plusieurs jours après?

Oui, voilà, improbable au mieux.

Mercredi donc, je descend du bus et je vais au café Harry Potter, et forcément je veux prendre en photo mon assiette. Impossible de retrouver le téléphone. Ce qui m’a un peu gâché l’expérience, je dois avouer. Pas tant parce que je suis accro des photos de bouffe mais un téléphone, c’est tellement pratique! Déjà, ça a un GPS, ce qui en ce moment est la fonction la plus utilisée. Ensuite, on peut étudier le japonais avec: trouver du vocabulaire, faire des révisions, ce qui me sert aussi pas mal. Et puis, il y a le contact avec le monde: mon facebook qui est connecté, mes adresses mails, mon compte line, mon instagram. Ma carte sim française, qui risque de me revenir cher si quelqu’un décide d’appeler de mon téléphone…

Bon, je suis pas non plus hyper stressée pour ce genre de choses, je prends quand même le temps d’acheter un cadeau de Noël pour mon neveu et de passer par le temple à côté pour me faire faire mon goshuin.

Je retourne à mon point de départ, la gare d’Hakata, qui est LA gare de Fukuoka. Il me semble donc aussi très probable que s’il doit être quelque part, mon téléphone sera là. La moyenne d’age des employés de la compagnie de transport doit avoisiner les 70 ans. Ce sont en général de gentils vieux monsieur, qui ne comprennent que des mots clés en anglais: vu leur poste, principalement des directions. Ou des dames plus jeunes mais tout aussi peu anglophone.

Je réussi moi-même à m’expliquer par mots clés japonais, et le monsieur appelle les deux terminaux de bus qui concernent la ligne que j’ai prise: pas de portable pour le moment, mais on me donne les numéros de téléphone pour que je me renseigne plus tard. Ce qui pose deux problèmes: il faudrait que je parle en japonais et sans geste. Mais surtout, j’ai perdu mon téléphone, je ne peux pas téléphoner. 

Heureusement, j’ai à ma disposition un autre gentil vieux monsieur: le concierge de mon dortoir. Je lui explique donc mon problème, et le soir venu, il appelle les terminaux de bus. S’en suit un interrogatoire poussé. Heureusement que c’est pas moi qui parle… Comment est mon téléphone? Quelle photo de fond d’écran, quel bus, à quelle heure? ai-je retenu l’immatriculation du bus? Dans quelle rangée étais-je assise? Signe particulier du téléphone? Ça dure bien une demi heure. Je me demande combien de questions ils posent quand on perd son enfant… Et surtout, je me demande à quoi cela va servir: soit ils ont un téléphone noir sans signe distinctif soit ils n’en ont pas.

En fait, c’est pour pouvoir chercher dans tout les bus de la ligne, le soir venu, s’il n’y a pas mon téléphone. 

J’ai fait travailler un service entier pour un téléphone, sans compter le monsieur de mon dortoir. J’ai un peu honte.

Le vendredi, la compagnie de bus rappelle mon dortoir: ils ont un téléphone correspondant (ou alors quelqu’un à la même téléphone que moi et des photos de mon staff qui défilent en fond d’écran…), je peux venir le chercher à Momochihama, qui est donc le terminal du terminus du bus. Le bout du monde quoi. Et je dois partir de l’autre côté pour prendre l’avion pour Okinawa. On verra lundi.

Lundi, aujourd’hui, je passe donc récupérer mon téléphone. Et quand je reviens, la moitié du staff de mon dortoir m’exprime sa joie de me voir retrouver mon portable.

Merci donc à la vingtaine de personne impliquée dans le sauvetage de mon téléphone pendant presque une semaine. Je ne m’attendais pas à une telle mobilisation.

Du coup, à bon entendeur: j’ai oublié une casquette bleue à Aomori fin septembre, un pull dans un bar il y a un petit mois, ma carte pasmo devant la gare il y a un gros mois et certainement ma tête quelque part, mais je ne m’en souviens plus…

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Nokonoshima – havre naturel à 10min de la ville

Bon, aujourd’hui je suis allée faire du shopping, et je n’ai vraiment rien à en dire. Si ce n’est que je développe doucement une phobie des centres commerciaux bondés et que j’ai des sentiments mitigés à propos des chants de Noël mi-Novembre.

Donc on va plutôt parler de mon programme d’hier: la visite de l’île Nokono (Nokonoshima – 能古島).

Pour y aller, il suffit de se rendre en bus au terminal de ferry de Meinohama, et de prendre le ferry. La traversée dure 10min, et nous voilà sur une petite île bien tranquille, avec des plages, de la forêt et sa principale attraction: le Island parc.

Comme en ce moment je balance entre mon naturel flemmard et mon (très) nouvellement acquis besoin de marcher pour ne pas devenir folle d’ennui, je fais beaucoup de compromis avec moi-même.

Par exemple je mets mon réveil à 10h30, ce qui me demande un effort. Oui, ce n’est pas si tôt, mais naturellement, je ne me réveillerais pas à 10h30. Mais ensuite, je pète la forme et le trajet en bus de 30-40min m’a semblé tellement long que j’avais envie de me cogner la tête contre la vitre.

J’ai aussi fortement développé mon habilité à me laisser porter par les événements: je descend du bus, on me dit de courir, je cours. Le ferry pars dans la minute, on me prend ma carte de bus pour payer le ferry à ma place histoire de gagner du temps, je me laisse faire. Et quand je descends du ferry et qu’on me dit de me grouiller de monter dans le bus pour le Island park, je ne réfléchis pas plus, je monte.

Dans ce nouveau bus, je me dis que j’aurais aussi bien fait de monter à pied, le coin est joli. Bah, je descendrais à pied.

Donc, le Island park, c’est comme un parc public, sauf que l’entrée y est payante (1200¥) et que l’usage des terrains de sport aussi, mais il y a de magnifiques champs de fleurs pour compenser.

Dis comme ça… Non, je vous assure, c’est cool. Il y a des terrains de sport, des tas de terrains de jeu pour enfants, des restaurants et cafés, des magasins d’artisanat, avec des ateliers pour en faire soit-même. Il y a même une mini ferme avec des lapins, des poules et des chèvres. Les lapins et les poules sont seulement visibles, on ne peut pas les tripoter comme on veut, ce qui est aussi bien pour eux. Et ma foi, les chèvres savent bien se défendre si on les saoule. Et apparemment, m’adosser sur leur enclos pour prendre une photo les a ennuyées. Je me suis pris un sacré coup de tête dans les fesses à travers la grille…

C’est le point culminant de l’île donc la vue est superbe de tout côté.

Alors, c’est sûr, en ce moment, c’est pas très rempli et c’est plutôt famille. J’ai cru comprendre que c’était aussi un endroit pour faire des « dates ».

Personnellement, moins il y a de monde, mieux je me porte, j’ai vue sur la mer, je suis aux anges. Il fait même assez chaud pour que je prenne une glace matcha/vanille en regardant le paysage.

J’imagine qu’en d’autres périodes, ça doit être sacrément rempli, si je me fie à la taille des restaurants, qui sont ce jour là plutôt vides.

Les « chalets » que l’on peut louer aussi sont vides, mais ça doit être sympa d’y passer une nuit.

Une fois mon tour du parc fini, et après avoir mangé une énorme plat de nouilles udon pour 5€ (je ne me lasse pas du prix des restaurants au Japon), je me dirige vers la sortie, et demande mon chemin à l’accueil: sur les flyers, il y a marqué qu’on peut prendre un chemin qui fait passer par quelques monuments, ça m’intéresse. Je pourrais ainsi faire ma fameuse marche et me cultiver.

Sauf que la dame n’a pas dû bien me comprendre. J’aurais dû m’en douter: elle a eu l’air tellement étonnée quand je lui ai dis que je voulais rentrer à pied. Elle m’a dit qu’un chemin mettait plus d’une heure, l’autre quarante minute. J’ai essayé de communiquer que ce n’étais pas grave, mais au final, le chemin qu’elle m’a montré n’était pas celui que je voulais mais le chemin le plus court. 

J’ai donc réussi l’exploit de me perdre dans une île où il y a très exactement trois routes. 

Donc, j’ai marché, me disant que de toute façon, tant que ça descend, je dois être dans la bonne direction. Il n’y a strictement rien sur cette route, mais des fois on a une jolie vue sur la côte. Et vers la fin, on arrive sur des plages.

Et je crois que la mer me manque plus que je ne m’en rendais compte. Je suis donc restée un petit moment sur la grève, à sentir l’odeur, écouter les mouettes et les vagues. 

Sur toute ma ballade, je n’ai quasiment vu personne, les maisons sont assez éloignées les unes des autres. Un peu moins sur la plage mais quand même, ça me donne une petite impression d’île fantôme. Comprenez que j’adorerais m’acheter une maison dans le coin, et être pépère entre mer et « montagne » en ne croisant que 2 personnes par jour et qui de toute façon ne m’ennuieront pas… Enfin, je ne sais pas comment c’est en été, faudrait vérifier!

Au moment de rejoindre le quai, je ne me presse pas trop: comme je l’ai dis, je n’ai quasiment vu personne, et ce matin on était exactement 8 dans le ferry, je ne m’inquiétais pas du monde. Mais en fait, il y a la queue qui fait carrément le tour du bâtiment. Je me dis que je ne rentrerais jamais dans le ferry, il y a trop de monde avant moi. Et il n’y a qu’un ferry toute les heures, je me vois déjà assise dans la queue pendant une heure, joie!

J’ai eu plus tard une explication sur tout ce monde, enfin je pense: j’ai appris qu’il y a des lopins de terres à louer, pour jardiner, et tout ces gens étaient chargés de légumes et plus ou moins couverts de boue: j’en déduis qu’il viennent tôt le matin, en famille, et jardinent. Ou alors le petit marché local vend vraiment beaucoup, beaucoup de daikons…

Bon, moi, j’ai de la chance, j’arrive à monter dans le ferry, mais la queue derrière moi a encore enflée. Mesdames, messieurs, bon courage!

J’avais du coup un peu peur pour le bus du retour, mais en fait la grande majorité vient en voiture, on n’est qu’une dizaine à attendre le bus.

Je suis plutôt contente de ma journée: j’ai marché un petit 10km, assez pour m’enlever l’envie, mais sans me fatiguer. J’en ai pris plein les yeux, et je me suis détendue loin de la foule. Et j’ai même le temps de réviser un peu mes cours!

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Tournoi de Sumo de Fukuoka

Fukuoka est l’hôte d’un des grands tournois de sumo du pays, je me devais donc d’aller y faire un tour. 

Alors, certes, je ne suis pas une grande amatrice de sport de quelque genre que ce soit, mais disons que pour moi, ici, il s’agit plus du côté folklore qui m’intéresse. 

Le dilemne du placement

La première étape à passer, c’est l’achat du billet. On peut les acheter au konbini, mais j’avais peur de pas me faire comprendre, ou sur place, mais j’avais peur qu’il n’y ai plus de place. J’ai donc opté pour le site Oosumo. 

Il y a plusieurs catégories de places:

  • autour du « ring » (appelé le Dohyo): des places sur des coussins, très proches du cœur de l’action. A vrai dire, tellement proche que ces emplacements sont interdits aux enfants et qu’ils faut être assez en forme pour pouvoir esquiver les lutteurs si l’un d’entre eux se fait expulser du Dohyo. Et j’imagine qu’effectivement, un enfant aurait du mal à se remettre d’un plaquage involontaire par un rikishi (le nom usuel des lutteurs de sumo).
  • Des box de 2 ou 4 personnes, plus confortables. Même en partageant le prix entre plusieurs personnes, cela reste un peu cher, mais si on veut rester la journée entière, je pense que ça vaut vraiment le coup.
  • Des gradins ridiculement serrés. Oui, c’est là que j’étais. Vous voyez, je fais 1m55 et je suis loin d’être obèse, mais je rentre à peine dans mon siège tellement c’est petit. 

Évidement, plus on s’éloigne moins c’est cher. Ça dépend un peu de votre programme: la journée commence à 8h et fini vers 18-19h. Si vous voulez passer la journée entière ou presque, quand on y réfléchi, le tarif n’est pas exorbitant pour une place confortable. Si vous ne voulez voir qu’une petite partie de la journée, un siège pourri suffi largement. 

Les combats commencent avec un rikishi à l’est et un à l’ouest. A vous de voir quelle orientation vous préférez mais moi j’opte pour une vue un peu en diagonale, j’aime assez la perspective.

Une après-midi au tournoi de sumo

Le ticket nous autorise à rentrer dès 8h et à sortir une fois du bâtiment et re-rentrer par la suite, mais il n’y a pas vraiment besoin de sortir: il y a de quoi s’acheter des bento, des souvenirs, à boire, des zones fumeurs, tout ce qu’il faut pour passer une journée entière.

Les matchs montent en catégorie dans la journée: les grandes stars font la dernière partie, dans mon cas vers 14h30. Etant un peu malade et ayant un peu peur de m’ennuyer seule pendant 10H, je ne suis allée au tournoi que vers 12h30. Il y a de plus en plus de monde au fur et à mesure qu’on se rapproche de cette fameuse grande catégorie.

J’ai donc vu la fin de l’avant-dernière et la présentation de la dernière catégorie. Il y a deux côtés: est et ouest. De chaque côté, on nous présente les participants, en annonçant leur nom, préfecture et leur « écurie ». Enfin, il me semble… Petit salut rituel et on passe à l’autre côté. 

Ensuite, on remet en état le Dohyo. C’est de la terre battue, on arrose, on balaie, on retrace. L’endroit est tout petit, mais une dizaine de gars s’affairent.

Le tournoi reprend ensuite. 

Alors je suis très très loin d’y connaitre quoi que ce soit. Je comprends les bases: le gagnant est celui qui expulse son adversaire hors des cordes, ou qui le fait tomber au sol.  Voilà la somme de mes connaissances.

Par contre, j’ai bien vu qu’il y avait plus d’engouement à partir de là. La moyenne d’âge des spectateurs baisse: il n’y a plus uniquement des petits vieux, mais aussi des jeunes voire des écoliers. Il y a des gens qui crient les noms des rikishis, qui brandissent des pancartes. Ils font le pied de grue sur le chemin qu’ils vont emprunter pour rentrer dans le bâtiment pour les prendre en photo. 

Les matchs aussi sont plus intenses. Mais les intervalles entre les différents combats sont plus longs dans cette catégorie, ce que je ne saurais expliquer. Du coup, franchement, on ne s’éclate pas du début à la fin, mais j’en ressors impressionnée.

Je suppose qu’il y a une cérémonie à la fin, mais pour être tout à fait honnête, j’ai un retour de nausée et je dois m’esquiver un peu avant la fin. 

Ambiance générale

J’ai été un peu étonnée de l’ambiance relax de l’événement. On peut rentrer quand on veut, visiter les magasins, se déplacer, on ne nous fouille pas les sacs à l’entrée. Les gens mangent, boivent, ne sont pas forcément concentrés sur les combats tout le long. Bon, c’est vrai c’est long, et on ne peut pas s’intéresser à tout le monde. Mais personne n’ennuie les autres. 

Les rikishis rentrent par l’entrée principale, comme tout le monde. Les plus importants sont attendus dans les couloirs. Je me demandais ce que faisaient tout ces gens alignés contre un mur. J’ai compris quand un gardien nous a demandé de ne plus traverser pour laisser passer. Et tout le monde laisse passer, sans bousculer, sans crier, juste une petite photo au passage. Je veux dire, il y a précisément un seul gardien de chaque côté. Et comme toujours une discipline naturelle impressionnante.

On peut en croiser d’autres après leurs matchs, ils prennent leur taxi pour rentrer. Personne ne les embête. Ok, ce ne sont pas les grandes stars, mais certains ont quand même l’air bien apprécié.

 

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Sports Taikai à l’école – スポーツ大会

Aujourd’hui, c’était le « Sports Taikai » comme on dit. Plusieurs classes de différents départements de mon école se sont retrouvé dans un gymnase municipal, et on a fait une petite compétition entre classes. La dernière des classes devant faire le ménage après. De quoi motiver un peu les participants.

Je dis les participants parce que moi, je suis arrivée dans ma classe après les autres, alors je ne participais pas. Dommage, ils avaient des T-shirts spéciaux pour chaque classe, j’en aurais bien pris un.

Mais j’y suis quand même allée pour, disons, le support moral?

Franchement c’est plutôt sympa. On commence la journée par un petit discours de bienvenue dont je n’ai pas compris un mot, puis par une petit discours/ serment d’allégeance (?), et donc, je n’ai rien compris non plus. Enfin, il y avait une gars et une fille, ils parlaient, la main en l’air et avaient l’air de dire 2 ou 3 trucs drôles. 

On finit l’intro par une petit échauffement en groupe, et on est parti. Et comme ça, je l’ai fait avec les autres, pas de photo, mais ça devait être beau à voir…

Il y a plusieurs épreuves: balle au prisonnier (dodge ball), corde à sauter, tir à la corde, une espèce de course d’obstacle et une course de relais.

On a commencé par perdre nos 6 matchs de dodge ball, mais l’autre équipe d’étudiants en japonais s’en est pas mal sorti. Comme nos 2 équipes sont dans plusieurs classes du même bâtiment, on se connait assez et on est placés à côtés donc on se supporte mutuellement.

Du coup, on s’est un peu repris avec le saut à la corde et on n’a perdu qu’au 2° tour du tir à la corde. Le cri de ralliement ressemblant à quelque chose comme « on ne fera pas le ménage » (Souji Shinai). Et puis bon, on n’a pas fini derniers au reste, donc je suppose que l’objectif est atteint!

Il y quand même quelques particularités dont on a pas l’habitude en France. Surtout dans une université, donc à priori avec des gens d’âge adulte. A défaut d’être adultes, je l’admets la première.

D’abord, il y a des distributeurs, comme partout au Japon, et des poubelles, mais on n’est priés de ne pas les utiliser. Je suppose qu’effectivement, cela réduit le travail de ménage mais bon…

Ensuite, il faut venir avec 2 paires de chaussures: une paire pour le trajet et une paire qu’on est supposé avoir lavé avant pour pouvoir les porter à l’intérieur du lieu. Bon, j’avais bien 2 paires, mais de là à les laver…

Ah aussi, niveau tenue, c’est jogging obligatoire, pas de short de sport, pas de leggings, pas de short avec leggings en dessous. Bon, rien d’insurmontable mais une bonne partie des étrangers que nous sommes avons quand même tendance à porter des shorts ou disons même n’importe quoi, et on est pas mal à avoir acheté un jogging pour l’occasion. Ce qui personnellement m’a donné l’impression de me promener en ville en pyjama. Mais à Rome…

Et enfin, interdiction formelle de sortir du bâtiment. Ce qui pose un peu de problème aux fumeurs. Mais d’un côté, c’est drôle de les voir tourner pour trouver une échappatoire, en vain.

Une bonne journée sportive sans avoir fait le moindre sport, voilà qui est parfait!

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Kushida Jinja – shintoisme et hommes culs nus

Kushida Jinja / 櫛田神社

Description

Le sanctuaire Kushida Jinja est dédié à trois dieux très important pour le shintoisme: Ohatanushi, Amaterasu et Susanoo. 

Un des événements les plus importants de la ville à lieu au sanctuaire, le Hakata Gion Yamakasa, une tradition vieille de 770 ans. Ce festival propose une course de chars à porteurs. Ces chars, haut jusqu’à une dizaine de mètres, pèsent plusieurs tonnes. Les porteurs s’entraînent toute l’année et se relaient fréquemment: les chars sont si lourds qu’on ne peut les porter que quelques secondes. Un des chars restent exposé au Kushida.

Dans la cour, il y a un ginko millénaire, aux pieds duquel se trouve la pierre Môko-ikari-ishi, une pierre datant de l’invasion mongole. Elle aurait servi d’ancre.

Il y a aussi une fontaine avec des hérons, dont on dit que l’eau apporte longévité si on la boit. 

D’autres festivals d’importance ont lieu dans ce sanctuaire, ce qui en fait un des plus populaires de la ville.

Ma visite

Quand on m’a dit que c’était le temple favori des habitants de la ville, je m’attendais à quelque chose d’immense et imposant mais c’est en fait assez intimiste. Je me demande à quoi cela peut ressembler lors du fameux festival.

Mais la vue du char et la fontaine m’ont vraiment charmée, et la comparaison du char et des toriis colorés avec le bâtiment principal plutôt sobre est charmante.

J’ai fait une visite plutôt courte, car à côté il y a un musée et je voulais y aller avant la fermeture, mais ce musée n’était pas si intéressant que ça, j’aurais dû passer plus de temps au sanctuaire.

Par contre, si vous voulez savoir à quoi ressemble la tenue traditionnelle des porteurs, j’ai acheté un verre avec une image dessus dans ce musée, je vous laisse admirer.

Accès

Adresse: 1-41 Kamikawabatamachi, Hakata-ku, Fukuoka, 812-0026

10min à pied de la station Gion

Horaires et tarifs

Ouvert de 4h à 22h, gratuit

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Errances nocturnes

Voilà 15 jours que je suis à Fukuoka, et si ces derniers jours j’étais un peu à fond dans les devoirs (qui l’eut cru?) pour rattraper le mois d’avance que mes camarades ont sur moi, j’ai quand même trouvé le temps de me détendre. Un peu. Beaucoup?

J’ai fait ma rentrée en même temps qu’une autre française, et comment dire? On s’est bien trouvées pour ce qui est de sortir boire un coup. Alors certes, on améliore assez moyennement notre japonais ensemble, mais on passe du bon temps.

Encore qu’il y a un aspect très particulier du japonais qu’on travaille. Vous voyez, on ne dit pas le « 2 » dans 2 bouteilles et 2 verres pareil. Donc on travaille sur les compteurs. 

On a quand-même un léger problème d’horaires: on finit les cours à 15h, et comme elle habite un peu loin, on cherche des bars ouverts dans l’après-midi, mais ici, on n’a rien trouvé qui ouvre avant 18h. Ce qui nous laisse le temps de errer en essayant de comprendre les menus affichés en extérieur ou en visitant un peu. Non pas qu’on ai forcément envie de boire à 15h, mais histoire de trouver un endroit où se poser.

Me voilà prise en photo en traitre

Mais une fois notre heure (ou 2!) de marche finie, on profite des avantages des spécificités japonaises: les izakayas, ça change la vie. Un izakaya, c’est un bar, en général plutôt petit, mais qui sers aussi des petites assiettes de plein de choses, à notre préférence frit. Souvent, on peut fumer à l’intérieur, et on partage la table avec des gens ou alors on est sur un comptoir autour du bar et de la cuisine. 

Et c’est étonnamment peu cher. Hier, on a commandé 2 pintes, 1 portion de takoyakis, 1 de gyozas, 1 de tempura de gobo (un genre de racine), et 2 bols de nouilles udon avec des tempuras de crevettes, pour un total d’une vingtaine d’euros, à partager en deux donc. 

Bon, ça c’est la fois où on a surtout mangé, mais parfois, on boit surtout, et même là, les prix restent raisonnables. Mais comme on apprend le mode de vie local sur le tas, quand à 23h, on a essayé de changer de crèmerie et de trouver un autre bar, ils étaient tous sur la fermeture. Sauf les boites, mais c’était vraiment pas l’idée. On a bien tenté un pub, mais les serveurs en chemise et costume, c’est pas mon idée d’un pub. Bien trop formel à notre gout.

Après s’être renseignées, 23h, c’est l’heure charnière: soit on rentre chez soi, de toute façon le dernier train ne va pas tarder, soit on sort en boite. Soit, comme on l’a constaté, on peut boire un coup assises dans un parc.

Bon, celle-là d’expérience ce n’était qu’une fois, mais je me suis bien amusée, c’est pas interdit que je le refasse. 

Dans notre épisode d’errance post-izakaya (très différent de l’épisode d’errance dans le but de trouver un izakaya), on passe à côté d’un parc. On y était passées dans l’après-midi, c’était plutôt famille avec petits enfants qui jouent et gens qui promènent leur tout petits chiens dans des sacs à mains. La nuit, c’est un peu différent: des jeunes qui skatent, des musiciens avec leurs guitares et des filles en pâmoison devant, des rencards un peu maladroits. Comme on n’a pas vraiment envie de rentrer, et que c’est toujours drôle de regarder les gens, on profite d’un autre type de magasin typique: le konbini.

Le konbini, en général, je m’y arrête pour acheter des cochonneries à manger parce que la notion de dessert dans mon dortoir se limite à une tranche de pomme. Une. Tranche. Mais on y vend à peu près tout et n’importe quoi. Personnellement, je me prend une canette de saké pas cher, l’équivalent de notre vin pas cher dans les alimentations nocturnes: pas hyper bon. Mais je peux garder dans un coin de ma tête qu’ils vendent aussi des sous-vêtements et des T-shirts. Parce que qui sait si on ne va pas avoir besoin de ça au milieu de la nuit, pas vrai?

Car nous demoiselles devons toujours rester fraîches.

Les japonais pensent à tout, de quoi se changer si on rentre pas chez soi avant la journée de boulot du lendemain, le bain de bouche dans les toilettes, pour fins de soirée difficiles, les distributeurs de serviettes et préservatifs: tout est pré-réfléchi pour vous. Ce qui est apparemment aussi bien, car au bout d’un moment, ils n’ont plus l’air de réfléchir par eux même. Enfin, comme toute personne qui boit trop, évidement.

Retour à cette fameuse soirée: nous voilà en possession d’alcool bas de gamme et entourées de jeunes allant de ivres à déchirés. Tout un spectacle s’offre à nous.

Clairement, le comportement des gars est un peu différent à cette heure là: si dans la journée, je ne parle qu’à des seniors, ici, on parait presque vieilles à côté de ceux qui viennent nous parler.

Mais on peut louer les efforts admirables de ces gars qui viennent, sans savoir aligner 2 mots d’anglais (ne parlons même pas du français), alors qu’avec notre tête, il y a quand même peu de chance qu’on arrive à parler japonais. Bien qu’on essaye, hein, mais après le « on vient de France, on étudie le japonais à telle école », on a du mal à passer le cap. Plusieurs duos viennent donc nous accoster, mais le problème de la communication fait qu’ils ne restent pas très longtemps. Sauf un qui parle bien anglais.

Pour mon amie, voici venue l’heure de rentrer, mais moi, j’ai un peu dépassé mon couvre-feu de 3h. Je ne sais même pas à quelle heure le dortoir ouvre… Je décide donc de rester un peu avec mon nouvel ami japonais.

On passe devant des lieux sympa quand même

Et il y a des choses universelles dans le monde: la fringale nocturne en fait partie. On décide donc d’aller manger un bout, mais on se perd un peu. Si on ne peut même plus compter sur les locaux pour nous indiquer le chemin! 

Mais bon, on arrive à discuter jusqu’à l’aube, je peux donc rentrer et dormir jusqu’au lendemain. 

Du coup, si je devais résumer la vie nocturne à Fukuoka? Eh bien, c’est étonnamment sportif: en regardant mon téléphone le lendemain, il me dit que j’ai marché plus de 7km. D’un autre côté, je maîtrise maintenant parfaitement la zone entre Hakata et Tenjin, en passant par Canal City.

C’est aussi très sécurisant: je suis pas une grosse stressée de la nuit, je rentre en générale seule à pied à Marseille ou n’importe où, mais c’est vrai que là, c’est vraiment une ambiance bon enfant.

Et enfin, c’est très convivial: des serveuses, qui nous félicitent de notre parfaite maîtrise du menu et de la commande de verres, aux gens qui nous parlent sans pression, même quand je suis restée seule sans mon amie, je ne me suis pas ennuyée. 

Alors vous savez quoi? Sortez, marchez sans but, ça peu être très marrant.

 

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Petite excursion à Dazaifu

Aujourd’hui, on est dimanche, il fait beau, je vais aller visiter un truc un peu loin. Plusieurs choix s’offrent à moi. Mais pour tous il faut que j’aille à la gare de Tenjin. Ce que je fais donc.

Sauf que Tenjin côté transport public, c’est mon enfer personnel. Il y a le métro, pour en sortir on traverse une galerie commerciale souterraine, remplie de gens et avec cette lumière artificielle, argh! Puis, il y a le train, étrangement installé au 2° étage d’un autre centre commercial. Et les bus, dans le même bâtiment mais au 3°. Sauf qu’entre le 2° et le 3° étage, il y a une étage, je ne comprends plus rien. Et bien sur, des magasins partout.

J’ai donc passé une grosse demi heure à chercher un train pour une destination qui me tentait: le premier que j’ai vu était Dazaifu, Dazaifu ce sera!

En passant, sachez que je passe ma vie à errer sans réelle destination et à me perdre à moitié, c’est à la fois délicieux et très fatiguant, je vous en reparlerais peut-être dans un autre article. Car il s’en passe des choses quand on se perd!

Revenons à nos moutons: j’arrive à Dazaifu, en même temps que la moitié de la ville de Fukuoka. Je crois que l’autre moitié est arrivée dans l’après-midi…

Le premier stop logique à Dazaifu, c’est de suivre la rue montant jusqu’au Tenmangu. Cette rue est remplie de magasins de douceurs en tout genre, ça sent tellement bon! Mais dans mon cas, facile de résister: je refuse de faire la queue pour manger des bêtises.

Ici, même en me forçant, je ne pourrais pas me perdre: le sanctuaire est à moins de 5min à pied. 

On traverse un double pont, puis on arrive à la grande porte, et enfin, on accède au sanctuaire lui-même.

Je fais un peu le tour: le prunier « volant », les statues, le bâtiment principal.

Je fais même la queue pour mon goshuin. Si si, pour ça je vais faire l’effort. J’ai même fourni un effort financier inattendu: ici, c’est donation libre. On pose ses pièces dans une boite à offrande. Sauf que je n’ai que des billets de 1 000¥ ou un pièce de 500¥. Honnêtement, je choisis la pièce, parce que normalement les goshuins sont à 300¥. Mais les boites de dons ne font pas la monnaie…

Après cela, je vois un panneau avec inscrit plusieurs noms de sanctuaire, je décide donc de le suivre. Et puis, le chemin mène à flan de colline, et vous savez tous à quel point j’adore monter des escaliers…

Bon, je me plains, mais le chemin est sympa, sous les arbres, avec des toriis tout le long. Car le sanctuaire que je vise, c’est le Inari. Et dans ce types de temples, outre les statues de Kitsune, il y a des toriis rouges qui longent le chemin d’accès.

Celui-là est donc au sommet d’une colline, et si on passe derrière, il y a une petite grotte où on peut prier. C’est adorable. Et il y a des statues de kitsune!

En repartant de la grotte, je ne redescend pas le même chemin: ma prochaine destination, c’est le musée national de Kyushu.

Je prends donc un autre sentier dans la forêt, et c’est bien tranquille, sans bruit, ça sent le bois, les fleurs, il n’y a personne. Mon genre de ballade.

Jusqu’à ce qu’on arrive près du musée: juste à côté il y a un parc d’attraction pour enfant, avec petite musique criarde qui va avec. C’est aussi ça le charme du Japon: changer d’ambiance du tout au tout au détour d’un chemin.

Le musée en lui même est gigantesque, j’ai rarement vu ça. Pour accéder au bâtiment principal, on traverse un hall immense, avec des centaines de mètres d’escalators puis de tapis roulants à plat. 

Je dois quand même souligner que même de l’extérieur, je trouve ce musée très beau. Et pourtant, les bâtiments modernes et moi, en général, ça fait 2. Mais l’effet miroir avec la forêt, magnifique!

Je trouve l’angle d’approche du musée très intéressant: l’exposition permanente est appelée: échanges culturels. Il y a plusieurs thèmes chronologiques: la période Jomon, l’arrivée de l’agriculture qui entraîne des enjeux politiques, puis les échanges culturels à proprement parler: l’envoi d’émissaires, puis les échanges politiques et enfin, l’ouverture vers l’occident. 

On a donc des explications sur les évolutions des échanges, mais aussi des œuvres d’art de toute l’Asie.

Si on prend bien le temps de visiter, de bien tout lire et regarder, voire de prendre le guide, on peut y passer un très long moment. J’ai donc déjà bien entamé mon après-midi en ne visitant que l’expo principale, je passe sur celle temporaire. 

Il est temps de rentrer. Je passe par encore un autre chemin pour aller à la gare, car il y a un temple que je veux voir. Mais il y a une cérémonie, il n’est pas accessible. Je n’en vois que l’extérieur.

Pour rentrer, je ne me perds pas tout à fait. Mais je suis victime de ma flemme: il y a trop de monde dans le train express, personne dans le local. Je veux m’asseoir. Je choisis le local. Et je mets une demi heure de plus qu’à l’aller.

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Dazaifu Tenmangu – Dieu faites que j’ai mon examen!

Dazaifu Tenmangu / 太宰府天満宮

Description

Il y a des centaines de Tenmangu au Japon, mais celui-ci, ainsi que le Kitano Tenmangu de Kyoto, est le plus important du pays.

Les sanctuaires Tenmangu sont dédiés à Sugawara Michizane, un érudit et politicien de la période Heian. Ses études extensives l’ont fait associé avec la divinité shinto Tenjin, deité de l’éducation et l’apprentissage. On y voit des étudiants faire acheter des talismans pour les examens.

Michizane était le rival du clan Fujiwara, le clan qui dominait alors la cours. A cause de cela, il a été exilé à Dazaifu. A sa mort, une vague de désastre à lieu, et la croyance se répand que c’est sa punition injuste qui pousse l’esprit de Michizane à exprimer sa colère.

Ainsi commence la tradition des Tenmangu, avec le premier, celui de Dazaifu, situé sur le lieu de sa tombe.

Dans l’enceinte du temple, il y a même le « prunier volant », qui aurait suivi Michizane de Kyoto à Dazaifu à son exil.

Tout proches, le Dazaifu Tenmangu Museum présente certain trésors du temple, et le Kanko Historical Museum raconte des épisodes de la vie de Michizane. A payer séparément.

Ma visite

Comme c’est hors de Fukuoka, j’y suis allée le dimanche pour profiter de la journée entière. Il faisait beau. J’étais pas toute seule.

Malgré cela, le sanctuaire est impressionnant, même si j’ai toujours du mal a appréhender mon environnement avec les foules. 

On commence par une statue de taureau, avec les gens qui font la queue pour se prendre en photo en train de la toucher. Ensuite on traverse deux ponts. On les apprécie mieux de loin: la traversée consiste à éviter de rentrer dans les gens devant qui s’arrêtent pour prendre des photos.

On arrive ensuite à une porte, décorée avec ces lanternes colorées magnifiques qu’on voit un peu partout au Japon et enfin la zone principale du temple. Avec le fameux prunier – un peu décevant à cette saison – et beaucoup, beaucoup de gens.

Bon, c’est dimanche, il fait beau, il y a des cérémonies, c’est normal, mais ça demande un peu de manœuvre pour aller où on veut. 

Comme c’est le « le temple de la connaissance », il y a beaucoup d’amulettes dédiées à la réussite scolaire. Mais le jour où j’y étais, il y avait surtout beaucoup de petits enfants et leurs parents. C’est pas encore la période des exams!

J’ai quand même décidé de faire la queue, pour une fois, pour avoir mon goshuin. Ici, le paiement est « comme on le sent », on glisse son argent dans une boite. Comme c’est dur de faire de la monnaie avec une boite à offrande, je me suis retrouvée à payer 500¥, parce que c’est la plus petite pièce que j’avais… J’aurais honnêtement donné moins, 300¥ comme partout ailleurs, si j’avais pu. Mais enfin, je commence à avoir un carnet bien rempli, je suis contente!

Accès

Adresse: 4 Chome-7-1 Saifu, Dazaifu, Fukuoka Prefecture 818-0117

5min à pied de la gare de Dazaifu

Horaires et tarifs

Ouvert toute l’année, de 6h30 à 19h, avec quelques variations suivant les saisons. Ouvert jusqu’à 20h30 le vendredi et samedi.

Gratuit

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Tocho-ji – temple, histoire et vie urbaine

Tocho-ji / 東長寺

Description

Le Tocho-ji n’a pas une surface gigantesque, mais il regorge de points d’intérêt.

Terminé au 9° siècle, ce temple est l’un des plus anciens temples de la secte bouddhique Shingon.

Il abrite en son sein la plus grande statue de bouddha assis du Japon: 10m pour 30T. Ce Bouddha est relativement récent, mais il impressionne tout autant que ses ancêtres.

Sa pagode à 5 étages, toute de rouge, contraste avec les autres bâtiments en bois.

On trouve aussi au Tocho-ji le cimetière des 2°, 3° et 8° seigneurs de Fukuoka, un Rokkakudo, qui abrite une bibliothèque de sutra.

Ma visite

Je suis arrivée un peu trop tard dans l’après-midi pour voir la statue du bouddha assis. Mais comme c’est à deux pas de mon dortoir, ce n’est peut-être que partie remise! Peut-être le jour ou le Rokkakudo est ouvert… Il faut que je me renseigne sur la date.

L’enceinte de ce temple est un vrai havre de paix, situé sur une grande avenue très passante et bruyante. Mais le bruit de fond ne doit pas nous empêcher de profiter!

Quand j’y suis allée, il n’y avait vraiment personne, je ne sais pas si c’est dû à l’heure ou autre chose, parce que c’est quand même un temple grand et connu. Notamment pour sa pagode. Et le fameux bouddha.

En fait, j’aime assez tout ces contrastes: calme intérieur, agitation de la rue, pagode rouge et or, temple en bois sombre.

Comme dans beaucoup d’endroits ici, il y a des détails à noter partout, des statues, des arbres taillés au millimètre. C’est à la fois très nature et très carré.

Le Tocho ji est en plus situé dans le « Hakata old town », on a donc droit à des panneaux indiquant les autres points d’intérêt dans le coin. Ce qui est rare dans cette ville.

Accès

Adresse: 2-4 Gokushomachi, Hakata Ward, Fukuoka, Fukuoka Prefecture 812-0037

Metro station Gion

Horaires et tarifs

9h-17h

Gratuit

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Retour sur les bancs de l’école. Mais pas que!

Bien, j’ai un peu ralenti les publications mais je vais m’y remettre. Déjà, ce n’est que mon troisième jour de cours, donc au début il a fallu que je m’acclimate. Mais je commence à m’y faire, laissez moi tout vous raconter!

Cours de Japonais

Mon école!

Lundi, nous avons donc reçu nos résultats et je suis assez étonnée d’avoir 40 (bon, sur 100, mais quand même!), la meilleure note de ceux qui ont passé le test avec moi, alors que certains d’entre eux parlent bien mieux que moi.

Mais cela a aussi posé quelques problèmes: les classes ont été faites avant notre arrivée, et il y a un niveaux bien en dessous, si je me souviens bien pour les résultats autour de 25, et un niveau plutôt au dessus, pour environs 50-55 points. En plus, il ne restait qu’une place dans la classe « facile » et on était 2 à être entre les 2. Après la première journée, mon collègue est descendu -littéralement, c’est l’étage d’en dessous – pour tester l’autre classe.

Je relève donc le défi d’être dans une classe dont le niveau me dépasse plus que prévu. Les exercices écrits se passent bien, et je comprends la plupart de ce qu’on me dit mais si je dois répondre à l’oral je fais plutôt dans le « bruit »: euh eh aaah. Ce qui me frustre terriblement.

Mais la classe est petite et les gens très sympa. J’ai du attendre de finir mes 8 ans d’études supérieures pour me sentir bien dans une université, c’est quand même un peu dommage.

Demain, si j’ai compris, on va voir une école et discuter avec les enfants. Je suis pas plus emballée que ça mais je suppose que c’est une expérience. Je vous dirais demain!

Un peu de tourisme quand même

Mes cours finissent à 15h, et si les 2 premiers jours, ma tête bourdonnait en sortant des cours, aujourd’hui j’ai réussi à me motiver à aller faire une petite visite à pied.

J’ai entendu parler du Tocho-ji, un temple avec un pagode, et c’est à 15 min à pied. En chemin, je croise un autre temple, mais je ne sais absolument pas ce que c’était. 

C’était pourtant assez grand, avec un parc, différents bâtiments et tout ce qu’il faut mais je n’ai vu que le nom en japonais, et je ne sais pas (encore!) ce que cela voulait dire.

Mais c’était bien calme, et j’avoue que j’apprécie, parce que le quartier pour y arriver est un peu à base de gratte-ciels et rue à 4 voies et double sens. 

Et si le bruit résiduel gâche un peu, c’est quand même remarquablement rattrapé par les chats qui prennent le soleil sur les marches. Ils étaient un peu l’attraction principale de tout le monde mais s’en fichaient parfaitement.

Ensuite, j’ai fait 3 fois le tour du pâté de maison avant de, enfin, trouver l’entrée du Tocho ji. Parce que les pagodes, c’est pratique pour repérer de loin, mais des fois, on se retrouve face à un mur, mais avec vue sur la pointe qui dépasse!

 

Le Tocho-ji est un petit concentré d’histoire mais aussi d’actualité. Il y a un Rokkakudo, une « hutte » à 6 côté qui contient une bibliothèque de sutra, le cimetière des 2°, 3° et 8° seigneur de Fukuoka, les Kuroda, et une grande statue de bouddha, construite en 1992. Je n’ai pas pu la voir, je suis arrivée un peu tard, et de toute façon on ne peux pas prendre de photo. 

Quant à la pagode, il me semble qu’elle a été construite il y a moins de 10 ans. Mais encore une fois, il faut que je continue mes cours de japonais pour tout saisir!

Ici par contre, c’est dur de faire abstraction du fait qu’on soit en bord d’une grande avenue, avec travaux en prime. 

C’est quand même un super endroit à voir, avec la pagode rouge qui contraste avec les autres bâtiments en bois.

Et pour finir, vu que je dois traverser la gare d’Hakata (comprendre, le centre commercial géant d’Hakata), j’ai essayé de me trouver un jean. Mais je ne comprends rien aux tailles, la plupart des habits pour femmes ont des volants ou des trucs « mignons » partout, et je pense que je vais me résoudre à acheter mes fringues au rayon homme. 

Du coup, pour compenser je me suis pris un pancake. Et j’ai résisté à l’appel du pokémon center! 

Ce qui ne saurait durer…

 

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