Kita Kyushu – une ville industrielle historique

Rapide résumé de ma journée à Kita Kyushu? 

Je me suis caillé le c… mais quelque chose de bien.

Bon, ok, c’est trop résumé… Alors commençons par le début: Kita Kyushu est une ville du Nord de la préfecture de Fukuoka, et donc au nord (Kita) du Kyushu. Tout est dans le nom, j’adore. C’est surtout une ville industrielle mais on m’a dit qu’il y avait plus à voir que cela, et en plus, ce matin, je me suis réveillée tôt, donc on est parti! 

Allez, je vous avoue tout: j’ai aussi vu qu’il y avait un musée d’histoire naturelle avec des dinosaures et j’adore les dinosaures. Non, ce n’est pas interdit passé 10 ans! Donc mon premier arrêt, c’est le Muséum d’histoire naturelle et humaine de Kita Kyushu. C’est dans une zone un peu à l’extérieur de la ville elle-même, et il y a plusieurs musée et un parc de divertissement (et des centres commerciaux, mais où n’y en a-t-il pas?). Niveau musée, on a donc histoire naturelle, mais aussi musée de l’environnement et des choses relatives au passé industriel de la ville.

Mais rien ne vaut les dinosaures, voilà.

J’ai adoré ce musée. Il est magnifique, on suit l’histoire en commençant par un peu de géologie, puis on remonte avec …. les dinos, oui, vous suivez, puis les animaux préhistoriques et les animaux contemporains. 

Pour ces derniers, certains sont justes empaillés et exposé, mais certains sont dans des scènes reconstituées magnifiques.

Ensuite, on passe à l’histoire humaine, avec là aussi de belles reconstitutions et mises en scènes. Il y a 2 petites salles avec des objets du quotidien datant du début de l’industrialisation, ce qui est moyennent intéressant à mon idée, mais qui avait l’air de beaucoup intéresser les enfants. Il faut dire, il y a une maison qui date d’avant l’invention de la télé, quand même! 

Par contre, si vous voulez comprendre sans prendre l’audio-guide, j’espère que vous avez un meilleur niveau de japonais que moi. Mais sinon, vraiment, un musée très intéressant.

Ensuite, je suis un peu embêtée car je n’ai pas internet et que je ne sais pas trop comment me rendre à ma prochaine destination: Kokura. Je vais donc à la gare et trouve un train destination Kokura, me voilà sauvée. Et là, miracle de la signalisation japonaise: alors que je m’apprête à allez jusqu’au terminus, il y a un arrêt « higashi kokura », décoré d’un logo de château: finalement, c’est là que je vais descendre.

Le dit château est en rénovation. Je suis un peu déçue: je me disais qu’au moins dedans, il ferait plus chaud… Tant pis, je visite les alentours, c’est quand même joli. 

Il y a un jardin japonais, que je n’ai pas visité parce que je n’ai pas de tendances masochistes à rester dehors à claquer des dents, un très joli sanctuaire (le Yasaka) et des cars de Coréens. 

Oui, apparemment les coréens font un peu partie du décor, vous allez avoir un exemple tout de suite.

Pour réfléchir au chaud à ma prochaine destination, je vais au mémorial de Matsumoto Seicho. Un monsieur dont j’ignorais l’existence jusqu’à présent, je l’avoue. A l’entrée, par réflexe, la dame me parle en coréen puis voyant ma tête, me parle en japonais. C’est tout à fait logique. Enfin, pour demander le prix et la direction en japonais, je me débrouille.

Sanctuaire Yasaka

J’apprends donc que Matsumoto Seicho est un écrivain qui a écrit, quoi… un petit millier de bouquins. Tout est en Japonais, mais on m’a donné un livret qui détaille les objets exposés. Je suppose donc que pour les gens qui connaissent l’homme et son oeuvre, c’est un lieu intéressant: on y détaille sa vie, ses œuvres, il y a une reconstruction de sa maison… Pour moi, c’est surtout un endroit chaud.

Dans la zone de Kokura, il y a aussi plusieurs musée, dont un de la littérature, mais j’avais peur de ne rien y comprendre alors je l’ai évité.

Prochain et dernier arrêt: Mojiko Retro. C’est un quartier portuaire qui a gardé ses vieux bâtiments de briques. La plupart sont d’anciens bâtiments liés à l’activité de la ville: ancienne douane, terminaux portuaires, il y a même le « social club » où a résidé Einstein. C’est vraiment déroutant, peu d’endroits ont ce style, c’est assez sympa. 

Gare de Mojiko

Mais à ce stade, je suis fatiguée et je ne sens plus ni mes oreilles ni mes doigts (je ne sais pas si j’ai assez mis l’emphase sur le sujet de la température hivernale…) parce qu’il fait froid, j’ai donc un peu la flemme de visiter les musées du coin . Même si le musée du train avait l’air sympa.  

Parlant de ça: la gare de Mojiko est magnifique: le bâtiment extérieur, mais aussi l’intérieur, tout en bois lustré, haut plafond, comme un retour dans le temps.

J’y prends donc le train pour rentrer à Hakata, et il y fait si bon et les trains japonais sont si confortables, que quelqu’un doit me réveiller à l’arrivée. Heureusement qu’Hakata est le terminus…

 

P.S.: Si vous vous demandez ce que j’ai fait depuis 10 jours, je dirais à peu près rien. J’étais complètement crevée. Un jour je me suis réveillée à midi et demi, avec mon réveil qui sonnait depuis 8h45… J’ai bien fait des petites visites, mais j’ai oublié mon appareil photo et je n’ai pas vraiment profité. Enfin, je suis bien allée au Pokémon café temporaire pour y vendre un bras en échange d’un dessert. Et puis je suis comme les petits vieux: il fait froid et humide, j’ai eu mal au genou toute la semaine

 

 

 

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Nokonoshima – havre naturel à 10min de la ville

Bon, aujourd’hui je suis allée faire du shopping, et je n’ai vraiment rien à en dire. Si ce n’est que je développe doucement une phobie des centres commerciaux bondés et que j’ai des sentiments mitigés à propos des chants de Noël mi-Novembre.

Donc on va plutôt parler de mon programme d’hier: la visite de l’île Nokono (Nokonoshima – 能古島).

Pour y aller, il suffit de se rendre en bus au terminal de ferry de Meinohama, et de prendre le ferry. La traversée dure 10min, et nous voilà sur une petite île bien tranquille, avec des plages, de la forêt et sa principale attraction: le Island parc.

Comme en ce moment je balance entre mon naturel flemmard et mon (très) nouvellement acquis besoin de marcher pour ne pas devenir folle d’ennui, je fais beaucoup de compromis avec moi-même.

Par exemple je mets mon réveil à 10h30, ce qui me demande un effort. Oui, ce n’est pas si tôt, mais naturellement, je ne me réveillerais pas à 10h30. Mais ensuite, je pète la forme et le trajet en bus de 30-40min m’a semblé tellement long que j’avais envie de me cogner la tête contre la vitre.

J’ai aussi fortement développé mon habilité à me laisser porter par les événements: je descend du bus, on me dit de courir, je cours. Le ferry pars dans la minute, on me prend ma carte de bus pour payer le ferry à ma place histoire de gagner du temps, je me laisse faire. Et quand je descends du ferry et qu’on me dit de me grouiller de monter dans le bus pour le Island park, je ne réfléchis pas plus, je monte.

Dans ce nouveau bus, je me dis que j’aurais aussi bien fait de monter à pied, le coin est joli. Bah, je descendrais à pied.

Donc, le Island park, c’est comme un parc public, sauf que l’entrée y est payante (1200¥) et que l’usage des terrains de sport aussi, mais il y a de magnifiques champs de fleurs pour compenser.

Dis comme ça… Non, je vous assure, c’est cool. Il y a des terrains de sport, des tas de terrains de jeu pour enfants, des restaurants et cafés, des magasins d’artisanat, avec des ateliers pour en faire soit-même. Il y a même une mini ferme avec des lapins, des poules et des chèvres. Les lapins et les poules sont seulement visibles, on ne peut pas les tripoter comme on veut, ce qui est aussi bien pour eux. Et ma foi, les chèvres savent bien se défendre si on les saoule. Et apparemment, m’adosser sur leur enclos pour prendre une photo les a ennuyées. Je me suis pris un sacré coup de tête dans les fesses à travers la grille…

C’est le point culminant de l’île donc la vue est superbe de tout côté.

Alors, c’est sûr, en ce moment, c’est pas très rempli et c’est plutôt famille. J’ai cru comprendre que c’était aussi un endroit pour faire des « dates ».

Personnellement, moins il y a de monde, mieux je me porte, j’ai vue sur la mer, je suis aux anges. Il fait même assez chaud pour que je prenne une glace matcha/vanille en regardant le paysage.

J’imagine qu’en d’autres périodes, ça doit être sacrément rempli, si je me fie à la taille des restaurants, qui sont ce jour là plutôt vides.

Les « chalets » que l’on peut louer aussi sont vides, mais ça doit être sympa d’y passer une nuit.

Une fois mon tour du parc fini, et après avoir mangé une énorme plat de nouilles udon pour 5€ (je ne me lasse pas du prix des restaurants au Japon), je me dirige vers la sortie, et demande mon chemin à l’accueil: sur les flyers, il y a marqué qu’on peut prendre un chemin qui fait passer par quelques monuments, ça m’intéresse. Je pourrais ainsi faire ma fameuse marche et me cultiver.

Sauf que la dame n’a pas dû bien me comprendre. J’aurais dû m’en douter: elle a eu l’air tellement étonnée quand je lui ai dis que je voulais rentrer à pied. Elle m’a dit qu’un chemin mettait plus d’une heure, l’autre quarante minute. J’ai essayé de communiquer que ce n’étais pas grave, mais au final, le chemin qu’elle m’a montré n’était pas celui que je voulais mais le chemin le plus court. 

J’ai donc réussi l’exploit de me perdre dans une île où il y a très exactement trois routes. 

Donc, j’ai marché, me disant que de toute façon, tant que ça descend, je dois être dans la bonne direction. Il n’y a strictement rien sur cette route, mais des fois on a une jolie vue sur la côte. Et vers la fin, on arrive sur des plages.

Et je crois que la mer me manque plus que je ne m’en rendais compte. Je suis donc restée un petit moment sur la grève, à sentir l’odeur, écouter les mouettes et les vagues. 

Sur toute ma ballade, je n’ai quasiment vu personne, les maisons sont assez éloignées les unes des autres. Un peu moins sur la plage mais quand même, ça me donne une petite impression d’île fantôme. Comprenez que j’adorerais m’acheter une maison dans le coin, et être pépère entre mer et « montagne » en ne croisant que 2 personnes par jour et qui de toute façon ne m’ennuieront pas… Enfin, je ne sais pas comment c’est en été, faudrait vérifier!

Au moment de rejoindre le quai, je ne me presse pas trop: comme je l’ai dis, je n’ai quasiment vu personne, et ce matin on était exactement 8 dans le ferry, je ne m’inquiétais pas du monde. Mais en fait, il y a la queue qui fait carrément le tour du bâtiment. Je me dis que je ne rentrerais jamais dans le ferry, il y a trop de monde avant moi. Et il n’y a qu’un ferry toute les heures, je me vois déjà assise dans la queue pendant une heure, joie!

J’ai eu plus tard une explication sur tout ce monde, enfin je pense: j’ai appris qu’il y a des lopins de terres à louer, pour jardiner, et tout ces gens étaient chargés de légumes et plus ou moins couverts de boue: j’en déduis qu’il viennent tôt le matin, en famille, et jardinent. Ou alors le petit marché local vend vraiment beaucoup, beaucoup de daikons…

Bon, moi, j’ai de la chance, j’arrive à monter dans le ferry, mais la queue derrière moi a encore enflée. Mesdames, messieurs, bon courage!

J’avais du coup un peu peur pour le bus du retour, mais en fait la grande majorité vient en voiture, on n’est qu’une dizaine à attendre le bus.

Je suis plutôt contente de ma journée: j’ai marché un petit 10km, assez pour m’enlever l’envie, mais sans me fatiguer. J’en ai pris plein les yeux, et je me suis détendue loin de la foule. Et j’ai même le temps de réviser un peu mes cours!

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Petite excursion à Dazaifu

Aujourd’hui, on est dimanche, il fait beau, je vais aller visiter un truc un peu loin. Plusieurs choix s’offrent à moi. Mais pour tous il faut que j’aille à la gare de Tenjin. Ce que je fais donc.

Sauf que Tenjin côté transport public, c’est mon enfer personnel. Il y a le métro, pour en sortir on traverse une galerie commerciale souterraine, remplie de gens et avec cette lumière artificielle, argh! Puis, il y a le train, étrangement installé au 2° étage d’un autre centre commercial. Et les bus, dans le même bâtiment mais au 3°. Sauf qu’entre le 2° et le 3° étage, il y a une étage, je ne comprends plus rien. Et bien sur, des magasins partout.

J’ai donc passé une grosse demi heure à chercher un train pour une destination qui me tentait: le premier que j’ai vu était Dazaifu, Dazaifu ce sera!

En passant, sachez que je passe ma vie à errer sans réelle destination et à me perdre à moitié, c’est à la fois délicieux et très fatiguant, je vous en reparlerais peut-être dans un autre article. Car il s’en passe des choses quand on se perd!

Revenons à nos moutons: j’arrive à Dazaifu, en même temps que la moitié de la ville de Fukuoka. Je crois que l’autre moitié est arrivée dans l’après-midi…

Le premier stop logique à Dazaifu, c’est de suivre la rue montant jusqu’au Tenmangu. Cette rue est remplie de magasins de douceurs en tout genre, ça sent tellement bon! Mais dans mon cas, facile de résister: je refuse de faire la queue pour manger des bêtises.

Ici, même en me forçant, je ne pourrais pas me perdre: le sanctuaire est à moins de 5min à pied. 

On traverse un double pont, puis on arrive à la grande porte, et enfin, on accède au sanctuaire lui-même.

Je fais un peu le tour: le prunier « volant », les statues, le bâtiment principal.

Je fais même la queue pour mon goshuin. Si si, pour ça je vais faire l’effort. J’ai même fourni un effort financier inattendu: ici, c’est donation libre. On pose ses pièces dans une boite à offrande. Sauf que je n’ai que des billets de 1 000¥ ou un pièce de 500¥. Honnêtement, je choisis la pièce, parce que normalement les goshuins sont à 300¥. Mais les boites de dons ne font pas la monnaie…

Après cela, je vois un panneau avec inscrit plusieurs noms de sanctuaire, je décide donc de le suivre. Et puis, le chemin mène à flan de colline, et vous savez tous à quel point j’adore monter des escaliers…

Bon, je me plains, mais le chemin est sympa, sous les arbres, avec des toriis tout le long. Car le sanctuaire que je vise, c’est le Inari. Et dans ce types de temples, outre les statues de Kitsune, il y a des toriis rouges qui longent le chemin d’accès.

Celui-là est donc au sommet d’une colline, et si on passe derrière, il y a une petite grotte où on peut prier. C’est adorable. Et il y a des statues de kitsune!

En repartant de la grotte, je ne redescend pas le même chemin: ma prochaine destination, c’est le musée national de Kyushu.

Je prends donc un autre sentier dans la forêt, et c’est bien tranquille, sans bruit, ça sent le bois, les fleurs, il n’y a personne. Mon genre de ballade.

Jusqu’à ce qu’on arrive près du musée: juste à côté il y a un parc d’attraction pour enfant, avec petite musique criarde qui va avec. C’est aussi ça le charme du Japon: changer d’ambiance du tout au tout au détour d’un chemin.

Le musée en lui même est gigantesque, j’ai rarement vu ça. Pour accéder au bâtiment principal, on traverse un hall immense, avec des centaines de mètres d’escalators puis de tapis roulants à plat. 

Je dois quand même souligner que même de l’extérieur, je trouve ce musée très beau. Et pourtant, les bâtiments modernes et moi, en général, ça fait 2. Mais l’effet miroir avec la forêt, magnifique!

Je trouve l’angle d’approche du musée très intéressant: l’exposition permanente est appelée: échanges culturels. Il y a plusieurs thèmes chronologiques: la période Jomon, l’arrivée de l’agriculture qui entraîne des enjeux politiques, puis les échanges culturels à proprement parler: l’envoi d’émissaires, puis les échanges politiques et enfin, l’ouverture vers l’occident. 

On a donc des explications sur les évolutions des échanges, mais aussi des œuvres d’art de toute l’Asie.

Si on prend bien le temps de visiter, de bien tout lire et regarder, voire de prendre le guide, on peut y passer un très long moment. J’ai donc déjà bien entamé mon après-midi en ne visitant que l’expo principale, je passe sur celle temporaire. 

Il est temps de rentrer. Je passe par encore un autre chemin pour aller à la gare, car il y a un temple que je veux voir. Mais il y a une cérémonie, il n’est pas accessible. Je n’en vois que l’extérieur.

Pour rentrer, je ne me perds pas tout à fait. Mais je suis victime de ma flemme: il y a trop de monde dans le train express, personne dans le local. Je veux m’asseoir. Je choisis le local. Et je mets une demi heure de plus qu’à l’aller.

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Jour 17 – Miyajima sous la pluie

Avant de vous raconter ma journée, je me permets de revenir sur ma soirée. 

La spécialité d’Hiroshima, c’est les okonomiyakis. Mais avec des nouilles. C’est excellent et totalement bourratif, c’est parfait. L’hostel me recommande un petit restaurant local, alors j’y vais.

Je pars donc avec l’intention de manger mon okonomiyaki, et c’est ce que je fais. Sauf que je discute avec mon voisin de comptoir, il m’offre un verre de saké et kanpai!

Et donc là, j’ai déjà bu dedans.

Sauf que la façon traditionnelle de servir le saké, c’est dans un verre plutôt grand, qu’on pose dans une coupe, et on sert jusqu’à ce que ça déborde.

Comme je discute bien avec le couple de vieux qui tiennent le restau (enfin bien, beaucoup, parce qu’on ne maîtrise pas la langue de l’autre), je me prends un deuxième verre.

Me voilà rincée, à 21h. Heureusement que l’hostel est à 200m.

Le matin, je me réveille, tout de même, et je prends le train puis le ferry direction Miyajima.

Je suis un peu déçue parce que j’avais prévu de faire la randonnée du mont Misen, mais il pleut, et le sommet est caché par les nuages. Ce qui ne me donne pas du tout envie de tenter la montée. 

Ce n’est pas grave, il y a plein de choses à faire sur l’île, et qui font aussi pas mal grimper. Pas que j’aime tellement grimper non plus…

Ça rajoute quand même une touche particulière à un monument.

Il y a quand même une petite chose à noter sur l’île, outre sa dimension sacrée pour le shintoisme. C’est qu’il y a des cerfs. Vous savez, ces petits cerfs japonais adorables! Il n’y en a pas des hordes, mais on en croise assez régulièrement, et malgré les panneaux prévenant que ce sont des animaux sauvages, clairement, ils ont pris l’habitude. Ils s’installent n’importe où, traversent les routes, font leur vie.

Bien sûr, il ne faut pas leur donner à manger, mais certains doivent le faire, car l’un d’entre eux s’est avéré très déçu que j’ai les mains vides.

 

Forcément, le premier stop, c’est Itsukushima, le temple attenant au fameux Torii flottant (qui ne flotte pas). A marée haute, il donne l’impression de flotter, mais à marée basse, on peut y accéder. Je reviendrais à marée basse.

Je visite le temple, qui donne aussi l’impression de flotter sur l’eau. J’apprendrais dans un musée plus tard que c’est exactement ce qu’il fait quand l’eau et très haute. Les planches de ses pontons sont aussi étudiées pour être espacées et ainsi libérer la pression des vagues, ce qui donne sa longévité à la structure.

C’est très beau à marée haute, à marée basse, les algues qui sèchent, je trouve ça moins joli. Et on a donc vue sur le torii mais aussi sur d’autres monuments.

Je ne suis pas bousculée par la foule quand j’y suis, mais il y a quand même pas mal de groupes scolaires. Quand je repasse à côté 3/4 d’heure plus tard, il y a foule, il vaut mieux y aller tôt.

Ensuite, je passe devant d’autres sanctuaires dont j’avoue que le nom m’échappe et je vais visiter la salle du trésor. Je dois être la seule à avoir suivi les règles et à n’avoir pas pris de photo à l’intérieur… Y sont présentés divers panneaux peints, très jolis et avec une sacrée histoire, des sabres, des armures et même l’ancien panneau qui ornait le précédent torii. Depuis le 12° siècle, on en est au 8° torii.

Je vais d’ailleurs juste après dans ce fameux musée, où les photos sont aussi interdites. Il y a plusieurs parties: artisanat local, explications sur l’histoire d’Itsukushima et sa construction, … Mais aussi toute une partie repos, la reconstruction d’une ancienne maison, où l’on peu s’installer sur les tatamis, emprunter un livre de la bibliothèque en admirant le jardin. Pour les explications sur Itsukushima, ça vaut vraiment le coup d’y faire un tour.

Dans une rue, je croise un petit vieux à vélo qui m’interpelle: « oneesan! » et qui s’étonne de me voir sans parapluie. Il commence un peu à discuter couleurs de parapluie, et je lui explique que ça va, il ne pleut pas trop, je vais aller. C’est à dire que pour me voir porter un parapluie, il faut au moins la mousson. Mais quand je dis que j’attire les vieux japonais!

Ensuite, je monte au Daishoin, un temple bouddhiste cette fois. Il est très grand, sur plusieurs niveaux, avec différents pavillons, des statues absolument partout et des escaliers en conséquence. La rampe de ces escaliers sont en fait des rouleaux, que l’ont fait tourner pour faire une prière.

Il y a un office dans l’un des pavillons, mais je n’ose pas trop ouvrir la porte en plein milieu. Je profite quand même du son, avec les tambours et les chants.

Tout en haut du temple, il y a une grotte remplie de statues et de lanternes, l’ambiance est magique. Il y a aussi une super vue.

Je redescends et me rappelle avoir vu un restaurant de tempura, je pars donc en quête de celui-ci. Heureusement que je n’ai fait que 2 rues, car ma mémoire me joue des tours, je mets un éternité à trouver.

Je prends donc les tempura sur bol de riz. Il faut juste que je rate ma bouche avec ces fichues baguettes juste au moment où le serveur/cuistot sorte de la cuisine. Il m’offre gentiment une cuillère, mais moi j’ai un peu honte…

Prochain arrêt: la pagode qu’on voit dépasser de partout où l’on se trouve. Son nom officiel étant Goku no To. Vu qu’on monte des escalier en contrebas, on est vraiment dominé par sa hauteur.

Elle est jolie et c’est très bien, mais juste à côté se trouve aussi un sanctuaire gigantesque le Senjokaku, il me faut donc le visiter.

Il est vraiment immense et quasiment vide à l’intérieur. Son surnom est d’ailleurs le pavillon aux 1000 tatamis. Les tatamis étant une mesure de surface, pas des vrais tatamis posés par terre.

Le temple n’a jamais été achevé, d’où ce grand vide et le peu de murs, mais ça donne un aperçu de la structure et surtout, il y a quand même des tablettes aux dessins magnifiques partout sur le haut des piliers. 

Et puis la vue est magnifique: on voit Itukushima et le Daishoin au loin, avec la montagne en fond.

Au soleil, ça doit être top…

Voilà qui devrait clôturer ma journée, mais pas tout à fait.

Je vais récupérer mon sac aux casiers des quais et me dirige vers mon ryokan. Je passe par la baie où se trouve le torii et c’est désormais marée basse, ça me fait un sacré raccourci. Etant chargée comme une mule, je n’ai pas pu prendre de photo… 

J’arrive à l’hôtel et m’imagine déjà me coucher dans ce futon bien moelleux en mangeant le petit gâteau de bienvenue et en buvant mon thé, mais sitôt mon sac posé, je me rends compte que j’ai oublié l’ordinateur dans le casier.

Je repars donc en courant et sans trop réfléchir pour vite aller le récupérer. Me voilà donc à courir à travers le bras de mer, sous la pluie, en débardeur, en priant qu’il y soit toujours. Ce qui est aussi une vue en soi, vu que je doit courir tout les 2-3 ans tout au plus…

Et je retrouve mon ordi! 

Je rentre tranquillement, mais toujours pas de photo du torii à marée basse: je suis partie sans rien.

Ce soir, je vais le voir illuminé, mais plus tard. Vous aurez les photos demain!

Pour l’instant, mon repas est réservé pour dans 15min, et après, je vais aller tester ces baignoires « Goemon-buro », qui m’ont l’air fort agréables, malgré leur nom venant du type qui s’est fait ébouillanter dedans comme punition pour un vol… 

 

 

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Le jardin Shukkei-en

Shukkei-en / 縮景園

Description

Le Shukkei-en, c’est tout un monde: vallées, montagnes, forêts, tout y est, en miniature.

Le jardin date de la construction du Château d’Hiroshima. Il respecte l’esthétique traditionnelle japonaise. Autour de son étang, des maisons de thé permettent au visiteur de se reposer et d’apprécier la vue. On n’y boit pas de thé, ce sont justes des zones de repos

Pour visiter tout le jardin, il suffit de suivre le chemin, qui fait le tour des différentes scènes.

Il y a une appli et la wifi pour qu’elle fonctionne, afin d’avoir des explications.

Ma visite

J’y vais en fin d’après-midi, et comme ici le soleil se couche tôt, la lumière est un peu particulière.

C’est aussi la periode où il n’y a « rien de spécial » à voir: pas de floraison, pas de feuille d’automne. Mais le jardin n’a besoin de rien de spécial en plus pour être apprécié.

C’est ombragé, plein de ponts de styles différents, de maisons de thé de styles différents et d’endroits pour se reposer avec des bancs. Et en fin de journée, les bancs, c’est bien.

Il n’y a pas trop de monde, et on peut flâner tranquillement, ou nourrir les carpes énormes de l’étang. Le jardin borde aussi le canal, qui est à bas niveau et donc pas très esthétique en ce moment. Le système d’irrigation fait que l’eau du canal est utilisée dans le parc, et qu’à cet endroit, l’eau douce rencontre l’eau de mer. Les poissons de l’étang sont donc dans une eau un peu salée, et il y a des poissons de mer. Enfin, c’est ce que dit le panneaux, pour moi, tout à l’air de carpes.

Accès

Adresse: 2-11 Kaminobori-cho, Hiroshima

15 minutes à pied de la gare d’Hiroshima

Ou tram 9, arrêt Shukkeien-mae

Ou Loop bus arrêt Hiroshima Museum of art – Shukkeien

Horaires et tarifs

9:00 – 18:00 (Avril à Septembre)
9:00 – 17:00 (Octobre à Mars)

260¥

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Gion et Yasaka Jinja – la tradition des geishas

Gion / 祇園

Description

Gion est un quartier de geisha. A vrai dire, ici on les appelle plutôt les geikos, et leurs apprenties les maikos.

C’est un quartier qui a gardé ses maisons en bois traditionnelles et rempli de magasins, de restaurants et d’ochayas, les maisons de thé, lieux de représentation des geikos. La disposition de ces maisons est en fait une forme d’évitement de taxe: celle-ci était basée sur le métrage de la façade de devant, les maisons sont donc étroites mais très longues.

On peut donc flâner dans les rues, passer devant les bâtiments traditionnels, les temples et le long du canal.

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Jour 10 – Philosophie, zen et nature

Ce matin, j’arrive à Kyoto! et même Japan Fm en parle

C’est un petit choc à l’arrivée: tous ce monde! Cette gare est immense! 

Jusqu’à présent, quand il y avait du monde aux endroits que je visitais, c’est qu’en fait je croisais au moins une personne toutes les demi heures. Je pense qu’ici, ça va changer un peu.

Et en fait, c’est la saison idéale pour visiter: pas trop de monde, il fait chaud, un début de feuilles de d’automne, parfait!

Après l’habituel largage de sac à l’hôtel, direction le fameux Ginkaku-ji. On monte une petite rue pleine de boutiques que je qualifierais d’attrapes touristes, et on arrive à l’entrée du temple.

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Chemin du Philosophe

Chemin du Philosophe / 哲学の道

Description

Le chemin s’étire du Ginkaku-ji au Eikan-do Zenrin-ji. Le philosophe zen Kitarô Nishida empruntait ce chemin pour se rendre à l’université de Kyoto, et l’école de philosophie qu’il y fonda. Il en profitait pour faire sa méditation. On a donc nommé le lieu en son honneur.

Outre ses extrémités fort célèbres, le chemin du philosophe borde aussi de nombreux temples et sanctuaires et le mont Daimon-ji. Il n’y a qu’à suivre les panneaux!

Temples, sanctuaires, cafés et boutiques, il y a de quoi faire sur ces presque 2km.
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Jour 9 Nagamachi Bukeyashiki, quartier de Samouraï

Ma journée

Aujourd’hui, un format d’article un peu spécial. 

J’ai commencé ma journée avec l’intention d’aller voir le musée du Noh, une forme de théâtre. Mais arrivée devant, fermeture pour changement d’exposition… 

Comme il ne faut pas se laisser abattre, et que Kanazawa a centralisé à peu près tout dans le coin, j’ai le choix entre le musée d’art moderne et le musée d’art tout court (le lien vous amène au site du musée, je ne fais pas d’article pour lui). Etant définitivement hermétique à l’art moderne, le musée d’art est mon prochain arrêt.

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Jardin Kenrokuen – un des trois plus beaux jardins japonais

Kenrokuen / 兼六園

Description

Le jardin Kenrokuen est décrit comme l’un des trois plus beau du Japon. C’est l’ancien jardin du Château de Kanazawa.

Il y a plusieurs point d’intérêt dans le jardin: des étangs, des lanterne Kotoji-toro, des pavillons.

Il neige beaucoup en hiver et les arbres sont équipés d’un système de support pour éviter que les branches ne se brisent en hiver. L’effet visuel de ces cordes est inhabituel mais plutôt esthétique. Quand j’y suis allée il n’y en avait pas encore

Le nom de Kenrokuen signifie « jardin aux six aspects ». Et c’est en effet rare qu’un jardin dispose des six qualités d’un jardin japonais: espace, quiétude, travail humain, vénérabilité, eau et vue.

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