Kita Kyushu – une ville industrielle historique

Rapide résumé de ma journée à Kita Kyushu? 

Je me suis caillé le c… mais quelque chose de bien.

Bon, ok, c’est trop résumé… Alors commençons par le début: Kita Kyushu est une ville du Nord de la préfecture de Fukuoka, et donc au nord (Kita) du Kyushu. Tout est dans le nom, j’adore. C’est surtout une ville industrielle mais on m’a dit qu’il y avait plus à voir que cela, et en plus, ce matin, je me suis réveillée tôt, donc on est parti! 

Allez, je vous avoue tout: j’ai aussi vu qu’il y avait un musée d’histoire naturelle avec des dinosaures et j’adore les dinosaures. Non, ce n’est pas interdit passé 10 ans! Donc mon premier arrêt, c’est le Muséum d’histoire naturelle et humaine de Kita Kyushu. C’est dans une zone un peu à l’extérieur de la ville elle-même, et il y a plusieurs musée et un parc de divertissement (et des centres commerciaux, mais où n’y en a-t-il pas?). Niveau musée, on a donc histoire naturelle, mais aussi musée de l’environnement et des choses relatives au passé industriel de la ville.

Mais rien ne vaut les dinosaures, voilà.

J’ai adoré ce musée. Il est magnifique, on suit l’histoire en commençant par un peu de géologie, puis on remonte avec …. les dinos, oui, vous suivez, puis les animaux préhistoriques et les animaux contemporains. 

Pour ces derniers, certains sont justes empaillés et exposé, mais certains sont dans des scènes reconstituées magnifiques.

Ensuite, on passe à l’histoire humaine, avec là aussi de belles reconstitutions et mises en scènes. Il y a 2 petites salles avec des objets du quotidien datant du début de l’industrialisation, ce qui est moyennent intéressant à mon idée, mais qui avait l’air de beaucoup intéresser les enfants. Il faut dire, il y a une maison qui date d’avant l’invention de la télé, quand même! 

Par contre, si vous voulez comprendre sans prendre l’audio-guide, j’espère que vous avez un meilleur niveau de japonais que moi. Mais sinon, vraiment, un musée très intéressant.

Ensuite, je suis un peu embêtée car je n’ai pas internet et que je ne sais pas trop comment me rendre à ma prochaine destination: Kokura. Je vais donc à la gare et trouve un train destination Kokura, me voilà sauvée. Et là, miracle de la signalisation japonaise: alors que je m’apprête à allez jusqu’au terminus, il y a un arrêt « higashi kokura », décoré d’un logo de château: finalement, c’est là que je vais descendre.

Le dit château est en rénovation. Je suis un peu déçue: je me disais qu’au moins dedans, il ferait plus chaud… Tant pis, je visite les alentours, c’est quand même joli. 

Il y a un jardin japonais, que je n’ai pas visité parce que je n’ai pas de tendances masochistes à rester dehors à claquer des dents, un très joli sanctuaire (le Yasaka) et des cars de Coréens. 

Oui, apparemment les coréens font un peu partie du décor, vous allez avoir un exemple tout de suite.

Pour réfléchir au chaud à ma prochaine destination, je vais au mémorial de Matsumoto Seicho. Un monsieur dont j’ignorais l’existence jusqu’à présent, je l’avoue. A l’entrée, par réflexe, la dame me parle en coréen puis voyant ma tête, me parle en japonais. C’est tout à fait logique. Enfin, pour demander le prix et la direction en japonais, je me débrouille.

Sanctuaire Yasaka

J’apprends donc que Matsumoto Seicho est un écrivain qui a écrit, quoi… un petit millier de bouquins. Tout est en Japonais, mais on m’a donné un livret qui détaille les objets exposés. Je suppose donc que pour les gens qui connaissent l’homme et son oeuvre, c’est un lieu intéressant: on y détaille sa vie, ses œuvres, il y a une reconstruction de sa maison… Pour moi, c’est surtout un endroit chaud.

Dans la zone de Kokura, il y a aussi plusieurs musée, dont un de la littérature, mais j’avais peur de ne rien y comprendre alors je l’ai évité.

Prochain et dernier arrêt: Mojiko Retro. C’est un quartier portuaire qui a gardé ses vieux bâtiments de briques. La plupart sont d’anciens bâtiments liés à l’activité de la ville: ancienne douane, terminaux portuaires, il y a même le « social club » où a résidé Einstein. C’est vraiment déroutant, peu d’endroits ont ce style, c’est assez sympa. 

Gare de Mojiko

Mais à ce stade, je suis fatiguée et je ne sens plus ni mes oreilles ni mes doigts (je ne sais pas si j’ai assez mis l’emphase sur le sujet de la température hivernale…) parce qu’il fait froid, j’ai donc un peu la flemme de visiter les musées du coin . Même si le musée du train avait l’air sympa.  

Parlant de ça: la gare de Mojiko est magnifique: le bâtiment extérieur, mais aussi l’intérieur, tout en bois lustré, haut plafond, comme un retour dans le temps.

J’y prends donc le train pour rentrer à Hakata, et il y fait si bon et les trains japonais sont si confortables, que quelqu’un doit me réveiller à l’arrivée. Heureusement qu’Hakata est le terminus…

 

P.S.: Si vous vous demandez ce que j’ai fait depuis 10 jours, je dirais à peu près rien. J’étais complètement crevée. Un jour je me suis réveillée à midi et demi, avec mon réveil qui sonnait depuis 8h45… J’ai bien fait des petites visites, mais j’ai oublié mon appareil photo et je n’ai pas vraiment profité. Enfin, je suis bien allée au Pokémon café temporaire pour y vendre un bras en échange d’un dessert. Et puis je suis comme les petits vieux: il fait froid et humide, j’ai eu mal au genou toute la semaine

 

 

 

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Le sanctuaire royal Jongmyo

Jongmyo / 종묘

Description

Le sanctuaire Jongmyo et le plus ancien des sanctuaires royaux confucéens conservés jusqu’à ce jour. Il a été fondé par le premier roi de la dynastie Joseon.

Le sanctuaire abrite les tablettes mortuaire des rois et les rois et princes, après une soigneuse préparation, s’y rendait pour les cérémonies funéraires. Certaines cérémonies ont toujours lieu aujourd’hui. La musique des services funéraires, tenus les dimanches du mois de mai, est jouée par des instruments créés il y a plus de 500 ans.

Le chemin qui fait face à la porte principale est divisé en trois parties: celle du milieu pour les défunts et leurs âmes, celle de l’est pour le roi, celle de l’ouest pour le prince.

Ma visite

On arrive par une grande place, qui donne sur une avenue hyper passante, mais dès la porte passée, on arrive au calme. Il y a plusieurs bâtiments qui servent aux rituels et à « l’hébergement » des défunts rois.

L’allée principale est pavée, et elle est sensée être réservée pour les esprits, mais les gens ne sont pas très disciplinés.

Ensuite je suis allée dans un bâtiment avec des petits gars habillés en tenue traditionnelle qui avaient l’air de répéter pour quelque chose, mais il n’y avait absolument aucune explication, et personne pour parler anglais.

Il y a le bâtiment où l’on préparait la nourriture pour les rituels, les bâtiments de préparation du prince et du roi. Encore une fois, comme dans les palais, il n’y a aucun meubles. Alors quand on nous montre la salle de bain du roi, et qu’on ne voit qu’une pièce vide avec un sol sans rien, j’ai du mal à savoir exactement comment on prenait un bain à l’époque.

Et bien sûr, il y a aussi les deux grands bâtiments avec les tablettes des défunts. A la base il n’y en avait qu’un, et plus petit. Mais la dynastie a vraiment duré longtemps alors il a fallu agrandir sérieusement. 

Ce qui en fait deux bâtiments plutôt impressionnants.

Accès

Adresse: 157, Jong-ro, Jongno-gu, Seoul-si

Métro ligne 1, 3 ou 5, arrêt à la station Jongno 3-ga, sortie no. 11

Bus: Descendre à l’arrêt Jongno 4-ga ou l’arrêt Jongmyo
Bus normal 111
Bus bleu 201, 260, 262, 270, 271, 721, N15, N62
Bus direct 9301

Horaires et tarifs

De février à mai, de septembre à octobre 6h-18h
De juin à août 6h-18h30
De novembre à janvier 6h30-17h30

Fermé le mardi

1 000 ‎₩

Pass Royal Palace: 10 000 ‎₩

Entrée gratuite les derniers mercredis du mois et le samedi.

 

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Kushida Jinja – shintoisme et hommes culs nus

Kushida Jinja / 櫛田神社

Description

Le sanctuaire Kushida Jinja est dédié à trois dieux très important pour le shintoisme: Ohatanushi, Amaterasu et Susanoo. 

Un des événements les plus importants de la ville à lieu au sanctuaire, le Hakata Gion Yamakasa, une tradition vieille de 770 ans. Ce festival propose une course de chars à porteurs. Ces chars, haut jusqu’à une dizaine de mètres, pèsent plusieurs tonnes. Les porteurs s’entraînent toute l’année et se relaient fréquemment: les chars sont si lourds qu’on ne peut les porter que quelques secondes. Un des chars restent exposé au Kushida.

Dans la cour, il y a un ginko millénaire, aux pieds duquel se trouve la pierre Môko-ikari-ishi, une pierre datant de l’invasion mongole. Elle aurait servi d’ancre.

Il y a aussi une fontaine avec des hérons, dont on dit que l’eau apporte longévité si on la boit. 

D’autres festivals d’importance ont lieu dans ce sanctuaire, ce qui en fait un des plus populaires de la ville.

Ma visite

Quand on m’a dit que c’était le temple favori des habitants de la ville, je m’attendais à quelque chose d’immense et imposant mais c’est en fait assez intimiste. Je me demande à quoi cela peut ressembler lors du fameux festival.

Mais la vue du char et la fontaine m’ont vraiment charmée, et la comparaison du char et des toriis colorés avec le bâtiment principal plutôt sobre est charmante.

J’ai fait une visite plutôt courte, car à côté il y a un musée et je voulais y aller avant la fermeture, mais ce musée n’était pas si intéressant que ça, j’aurais dû passer plus de temps au sanctuaire.

Par contre, si vous voulez savoir à quoi ressemble la tenue traditionnelle des porteurs, j’ai acheté un verre avec une image dessus dans ce musée, je vous laisse admirer.

Accès

Adresse: 1-41 Kamikawabatamachi, Hakata-ku, Fukuoka, 812-0026

10min à pied de la station Gion

Horaires et tarifs

Ouvert de 4h à 22h, gratuit

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Petite excursion à Dazaifu

Aujourd’hui, on est dimanche, il fait beau, je vais aller visiter un truc un peu loin. Plusieurs choix s’offrent à moi. Mais pour tous il faut que j’aille à la gare de Tenjin. Ce que je fais donc.

Sauf que Tenjin côté transport public, c’est mon enfer personnel. Il y a le métro, pour en sortir on traverse une galerie commerciale souterraine, remplie de gens et avec cette lumière artificielle, argh! Puis, il y a le train, étrangement installé au 2° étage d’un autre centre commercial. Et les bus, dans le même bâtiment mais au 3°. Sauf qu’entre le 2° et le 3° étage, il y a une étage, je ne comprends plus rien. Et bien sur, des magasins partout.

J’ai donc passé une grosse demi heure à chercher un train pour une destination qui me tentait: le premier que j’ai vu était Dazaifu, Dazaifu ce sera!

En passant, sachez que je passe ma vie à errer sans réelle destination et à me perdre à moitié, c’est à la fois délicieux et très fatiguant, je vous en reparlerais peut-être dans un autre article. Car il s’en passe des choses quand on se perd!

Revenons à nos moutons: j’arrive à Dazaifu, en même temps que la moitié de la ville de Fukuoka. Je crois que l’autre moitié est arrivée dans l’après-midi…

Le premier stop logique à Dazaifu, c’est de suivre la rue montant jusqu’au Tenmangu. Cette rue est remplie de magasins de douceurs en tout genre, ça sent tellement bon! Mais dans mon cas, facile de résister: je refuse de faire la queue pour manger des bêtises.

Ici, même en me forçant, je ne pourrais pas me perdre: le sanctuaire est à moins de 5min à pied. 

On traverse un double pont, puis on arrive à la grande porte, et enfin, on accède au sanctuaire lui-même.

Je fais un peu le tour: le prunier « volant », les statues, le bâtiment principal.

Je fais même la queue pour mon goshuin. Si si, pour ça je vais faire l’effort. J’ai même fourni un effort financier inattendu: ici, c’est donation libre. On pose ses pièces dans une boite à offrande. Sauf que je n’ai que des billets de 1 000¥ ou un pièce de 500¥. Honnêtement, je choisis la pièce, parce que normalement les goshuins sont à 300¥. Mais les boites de dons ne font pas la monnaie…

Après cela, je vois un panneau avec inscrit plusieurs noms de sanctuaire, je décide donc de le suivre. Et puis, le chemin mène à flan de colline, et vous savez tous à quel point j’adore monter des escaliers…

Bon, je me plains, mais le chemin est sympa, sous les arbres, avec des toriis tout le long. Car le sanctuaire que je vise, c’est le Inari. Et dans ce types de temples, outre les statues de Kitsune, il y a des toriis rouges qui longent le chemin d’accès.

Celui-là est donc au sommet d’une colline, et si on passe derrière, il y a une petite grotte où on peut prier. C’est adorable. Et il y a des statues de kitsune!

En repartant de la grotte, je ne redescend pas le même chemin: ma prochaine destination, c’est le musée national de Kyushu.

Je prends donc un autre sentier dans la forêt, et c’est bien tranquille, sans bruit, ça sent le bois, les fleurs, il n’y a personne. Mon genre de ballade.

Jusqu’à ce qu’on arrive près du musée: juste à côté il y a un parc d’attraction pour enfant, avec petite musique criarde qui va avec. C’est aussi ça le charme du Japon: changer d’ambiance du tout au tout au détour d’un chemin.

Le musée en lui même est gigantesque, j’ai rarement vu ça. Pour accéder au bâtiment principal, on traverse un hall immense, avec des centaines de mètres d’escalators puis de tapis roulants à plat. 

Je dois quand même souligner que même de l’extérieur, je trouve ce musée très beau. Et pourtant, les bâtiments modernes et moi, en général, ça fait 2. Mais l’effet miroir avec la forêt, magnifique!

Je trouve l’angle d’approche du musée très intéressant: l’exposition permanente est appelée: échanges culturels. Il y a plusieurs thèmes chronologiques: la période Jomon, l’arrivée de l’agriculture qui entraîne des enjeux politiques, puis les échanges culturels à proprement parler: l’envoi d’émissaires, puis les échanges politiques et enfin, l’ouverture vers l’occident. 

On a donc des explications sur les évolutions des échanges, mais aussi des œuvres d’art de toute l’Asie.

Si on prend bien le temps de visiter, de bien tout lire et regarder, voire de prendre le guide, on peut y passer un très long moment. J’ai donc déjà bien entamé mon après-midi en ne visitant que l’expo principale, je passe sur celle temporaire. 

Il est temps de rentrer. Je passe par encore un autre chemin pour aller à la gare, car il y a un temple que je veux voir. Mais il y a une cérémonie, il n’est pas accessible. Je n’en vois que l’extérieur.

Pour rentrer, je ne me perds pas tout à fait. Mais je suis victime de ma flemme: il y a trop de monde dans le train express, personne dans le local. Je veux m’asseoir. Je choisis le local. Et je mets une demi heure de plus qu’à l’aller.

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Dazaifu Tenmangu – Dieu faites que j’ai mon examen!

Dazaifu Tenmangu / 太宰府天満宮

Description

Il y a des centaines de Tenmangu au Japon, mais celui-ci, ainsi que le Kitano Tenmangu de Kyoto, est le plus important du pays.

Les sanctuaires Tenmangu sont dédiés à Sugawara Michizane, un érudit et politicien de la période Heian. Ses études extensives l’ont fait associé avec la divinité shinto Tenjin, deité de l’éducation et l’apprentissage. On y voit des étudiants faire acheter des talismans pour les examens.

Michizane était le rival du clan Fujiwara, le clan qui dominait alors la cours. A cause de cela, il a été exilé à Dazaifu. A sa mort, une vague de désastre à lieu, et la croyance se répand que c’est sa punition injuste qui pousse l’esprit de Michizane à exprimer sa colère.

Ainsi commence la tradition des Tenmangu, avec le premier, celui de Dazaifu, situé sur le lieu de sa tombe.

Dans l’enceinte du temple, il y a même le « prunier volant », qui aurait suivi Michizane de Kyoto à Dazaifu à son exil.

Tout proches, le Dazaifu Tenmangu Museum présente certain trésors du temple, et le Kanko Historical Museum raconte des épisodes de la vie de Michizane. A payer séparément.

Ma visite

Comme c’est hors de Fukuoka, j’y suis allée le dimanche pour profiter de la journée entière. Il faisait beau. J’étais pas toute seule.

Malgré cela, le sanctuaire est impressionnant, même si j’ai toujours du mal a appréhender mon environnement avec les foules. 

On commence par une statue de taureau, avec les gens qui font la queue pour se prendre en photo en train de la toucher. Ensuite on traverse deux ponts. On les apprécie mieux de loin: la traversée consiste à éviter de rentrer dans les gens devant qui s’arrêtent pour prendre des photos.

On arrive ensuite à une porte, décorée avec ces lanternes colorées magnifiques qu’on voit un peu partout au Japon et enfin la zone principale du temple. Avec le fameux prunier – un peu décevant à cette saison – et beaucoup, beaucoup de gens.

Bon, c’est dimanche, il fait beau, il y a des cérémonies, c’est normal, mais ça demande un peu de manœuvre pour aller où on veut. 

Comme c’est le « le temple de la connaissance », il y a beaucoup d’amulettes dédiées à la réussite scolaire. Mais le jour où j’y étais, il y avait surtout beaucoup de petits enfants et leurs parents. C’est pas encore la période des exams!

J’ai quand même décidé de faire la queue, pour une fois, pour avoir mon goshuin. Ici, le paiement est « comme on le sent », on glisse son argent dans une boite. Comme c’est dur de faire de la monnaie avec une boite à offrande, je me suis retrouvée à payer 500¥, parce que c’est la plus petite pièce que j’avais… J’aurais honnêtement donné moins, 300¥ comme partout ailleurs, si j’avais pu. Mais enfin, je commence à avoir un carnet bien rempli, je suis contente!

Accès

Adresse: 4 Chome-7-1 Saifu, Dazaifu, Fukuoka Prefecture 818-0117

5min à pied de la gare de Dazaifu

Horaires et tarifs

Ouvert toute l’année, de 6h30 à 19h, avec quelques variations suivant les saisons. Ouvert jusqu’à 20h30 le vendredi et samedi.

Gratuit

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Jour 17 – Miyajima sous la pluie

Avant de vous raconter ma journée, je me permets de revenir sur ma soirée. 

La spécialité d’Hiroshima, c’est les okonomiyakis. Mais avec des nouilles. C’est excellent et totalement bourratif, c’est parfait. L’hostel me recommande un petit restaurant local, alors j’y vais.

Je pars donc avec l’intention de manger mon okonomiyaki, et c’est ce que je fais. Sauf que je discute avec mon voisin de comptoir, il m’offre un verre de saké et kanpai!

Et donc là, j’ai déjà bu dedans.

Sauf que la façon traditionnelle de servir le saké, c’est dans un verre plutôt grand, qu’on pose dans une coupe, et on sert jusqu’à ce que ça déborde.

Comme je discute bien avec le couple de vieux qui tiennent le restau (enfin bien, beaucoup, parce qu’on ne maîtrise pas la langue de l’autre), je me prends un deuxième verre.

Me voilà rincée, à 21h. Heureusement que l’hostel est à 200m.

Le matin, je me réveille, tout de même, et je prends le train puis le ferry direction Miyajima.

Je suis un peu déçue parce que j’avais prévu de faire la randonnée du mont Misen, mais il pleut, et le sommet est caché par les nuages. Ce qui ne me donne pas du tout envie de tenter la montée. 

Ce n’est pas grave, il y a plein de choses à faire sur l’île, et qui font aussi pas mal grimper. Pas que j’aime tellement grimper non plus…

Ça rajoute quand même une touche particulière à un monument.

Il y a quand même une petite chose à noter sur l’île, outre sa dimension sacrée pour le shintoisme. C’est qu’il y a des cerfs. Vous savez, ces petits cerfs japonais adorables! Il n’y en a pas des hordes, mais on en croise assez régulièrement, et malgré les panneaux prévenant que ce sont des animaux sauvages, clairement, ils ont pris l’habitude. Ils s’installent n’importe où, traversent les routes, font leur vie.

Bien sûr, il ne faut pas leur donner à manger, mais certains doivent le faire, car l’un d’entre eux s’est avéré très déçu que j’ai les mains vides.

 

Forcément, le premier stop, c’est Itsukushima, le temple attenant au fameux Torii flottant (qui ne flotte pas). A marée haute, il donne l’impression de flotter, mais à marée basse, on peut y accéder. Je reviendrais à marée basse.

Je visite le temple, qui donne aussi l’impression de flotter sur l’eau. J’apprendrais dans un musée plus tard que c’est exactement ce qu’il fait quand l’eau et très haute. Les planches de ses pontons sont aussi étudiées pour être espacées et ainsi libérer la pression des vagues, ce qui donne sa longévité à la structure.

C’est très beau à marée haute, à marée basse, les algues qui sèchent, je trouve ça moins joli. Et on a donc vue sur le torii mais aussi sur d’autres monuments.

Je ne suis pas bousculée par la foule quand j’y suis, mais il y a quand même pas mal de groupes scolaires. Quand je repasse à côté 3/4 d’heure plus tard, il y a foule, il vaut mieux y aller tôt.

Ensuite, je passe devant d’autres sanctuaires dont j’avoue que le nom m’échappe et je vais visiter la salle du trésor. Je dois être la seule à avoir suivi les règles et à n’avoir pas pris de photo à l’intérieur… Y sont présentés divers panneaux peints, très jolis et avec une sacrée histoire, des sabres, des armures et même l’ancien panneau qui ornait le précédent torii. Depuis le 12° siècle, on en est au 8° torii.

Je vais d’ailleurs juste après dans ce fameux musée, où les photos sont aussi interdites. Il y a plusieurs parties: artisanat local, explications sur l’histoire d’Itsukushima et sa construction, … Mais aussi toute une partie repos, la reconstruction d’une ancienne maison, où l’on peu s’installer sur les tatamis, emprunter un livre de la bibliothèque en admirant le jardin. Pour les explications sur Itsukushima, ça vaut vraiment le coup d’y faire un tour.

Dans une rue, je croise un petit vieux à vélo qui m’interpelle: « oneesan! » et qui s’étonne de me voir sans parapluie. Il commence un peu à discuter couleurs de parapluie, et je lui explique que ça va, il ne pleut pas trop, je vais aller. C’est à dire que pour me voir porter un parapluie, il faut au moins la mousson. Mais quand je dis que j’attire les vieux japonais!

Ensuite, je monte au Daishoin, un temple bouddhiste cette fois. Il est très grand, sur plusieurs niveaux, avec différents pavillons, des statues absolument partout et des escaliers en conséquence. La rampe de ces escaliers sont en fait des rouleaux, que l’ont fait tourner pour faire une prière.

Il y a un office dans l’un des pavillons, mais je n’ose pas trop ouvrir la porte en plein milieu. Je profite quand même du son, avec les tambours et les chants.

Tout en haut du temple, il y a une grotte remplie de statues et de lanternes, l’ambiance est magique. Il y a aussi une super vue.

Je redescends et me rappelle avoir vu un restaurant de tempura, je pars donc en quête de celui-ci. Heureusement que je n’ai fait que 2 rues, car ma mémoire me joue des tours, je mets un éternité à trouver.

Je prends donc les tempura sur bol de riz. Il faut juste que je rate ma bouche avec ces fichues baguettes juste au moment où le serveur/cuistot sorte de la cuisine. Il m’offre gentiment une cuillère, mais moi j’ai un peu honte…

Prochain arrêt: la pagode qu’on voit dépasser de partout où l’on se trouve. Son nom officiel étant Goku no To. Vu qu’on monte des escalier en contrebas, on est vraiment dominé par sa hauteur.

Elle est jolie et c’est très bien, mais juste à côté se trouve aussi un sanctuaire gigantesque le Senjokaku, il me faut donc le visiter.

Il est vraiment immense et quasiment vide à l’intérieur. Son surnom est d’ailleurs le pavillon aux 1000 tatamis. Les tatamis étant une mesure de surface, pas des vrais tatamis posés par terre.

Le temple n’a jamais été achevé, d’où ce grand vide et le peu de murs, mais ça donne un aperçu de la structure et surtout, il y a quand même des tablettes aux dessins magnifiques partout sur le haut des piliers. 

Et puis la vue est magnifique: on voit Itukushima et le Daishoin au loin, avec la montagne en fond.

Au soleil, ça doit être top…

Voilà qui devrait clôturer ma journée, mais pas tout à fait.

Je vais récupérer mon sac aux casiers des quais et me dirige vers mon ryokan. Je passe par la baie où se trouve le torii et c’est désormais marée basse, ça me fait un sacré raccourci. Etant chargée comme une mule, je n’ai pas pu prendre de photo… 

J’arrive à l’hôtel et m’imagine déjà me coucher dans ce futon bien moelleux en mangeant le petit gâteau de bienvenue et en buvant mon thé, mais sitôt mon sac posé, je me rends compte que j’ai oublié l’ordinateur dans le casier.

Je repars donc en courant et sans trop réfléchir pour vite aller le récupérer. Me voilà donc à courir à travers le bras de mer, sous la pluie, en débardeur, en priant qu’il y soit toujours. Ce qui est aussi une vue en soi, vu que je doit courir tout les 2-3 ans tout au plus…

Et je retrouve mon ordi! 

Je rentre tranquillement, mais toujours pas de photo du torii à marée basse: je suis partie sans rien.

Ce soir, je vais le voir illuminé, mais plus tard. Vous aurez les photos demain!

Pour l’instant, mon repas est réservé pour dans 15min, et après, je vais aller tester ces baignoires « Goemon-buro », qui m’ont l’air fort agréables, malgré leur nom venant du type qui s’est fait ébouillanter dedans comme punition pour un vol… 

 

 

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Jour 16 – Hiroshima côté nature

Spoiler: je n’ai rien visité en rapport avec le bombardement.

J’arrive à Hiroshima vers midi 30, je n’ai donc qu’un après-midi dans la ville, car je préfère me concentrer sur Miyajima après.

Je pose donc mon sac à l’hôtel situé juste à côté de la gare, et je vois qu’il y a un bus gratuit pour les détenteurs du JR pass, le loop, qui fait le tour des points touristiques de la ville. Voilà qui est parfait.

Premier stop, le Château d’Hiroshima. Il est aussi surnommé le château de la carpe. Mais si en ville vous voyez des sitckers ou des panneaux « on aime les carpes », ce n’est ni le château, ni les poissons, mais l’équipe de baseball. Je vois leurs couleurs de partout, de quoi faire pâlir les supporters de l’OM.

Pour en revenir au château, il s’agit en fait d’un reconstruction complète (forcément). Dans le parc, il y a les ruines des anciens bâtiments du complexe, seul la tour principale et une partie d’un mur de défense sont refaites. 

Et pas forcément refaite de façon traditionnelle: l’intérieur de la tour est un musée, tout de béton, mais ma foi fort intéressant. Il raconte l’histoire féodale de la ville.

Ensuite, je cherche le Ninomaru, le fameux mur de défense, ce qui me fait passer devant le sanctuaire Gokoku. Il est beau et sobre, mais animé, j’aime bien.

Je visite aussi le Ninomaru, mais l’intérieur est un peu vide et uniquement expliqué en japonais.

Pas très loin, il y a le jardin Shukkeien. On a voulu reconstituer plusieurs types de paysages, et l’effet est plutôt réussi. En plus, il y a des bancs partout, et à ce moment de la journée, j’apprécie assez. Par contre, le jardin ferme un peu tôt: 17h. J’étais largement dans les temps mais pour les autres, je trouve ça dommage.

Pour rentrer, je reprends le loop mais pas dans le bon sens: cela me permet de faire un tour de la ville avant de retourner à la gare. Les arrêts de bus sont toujours proches des visites mais jamais juste devant, je n’ai donc pas de photos intéressantes, mais ça m’a permis de sentir un peu l’ambiance de la ville. Et j’aime assez: malgré tout ces grands buildings, il y a de la verdure partout, ça reste agréable.

 

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Hiroshimagokoku

Hiroshimagokoku / 広島護国神社

Description

Le sanctuaire Hiroshimagokoku est situé tout près du château d’Hiroshima. Les sanctuaire Gokoku sont des sanctuaires shinto dédiés à ceux qui sont tombés à la guerre. Il y en a plusieurs dans tout le pays.

C’est un sanctuaire très populaire auprès de la population locale. Des rites et célébrations sont tenus tout au long de l’année.

Ma visite

C’est un passage obligé quand on visite le château. Il est situé entre le Ninomaru et la tour principale.

Ce sanctuaire est plutôt grand, mais contrairement à d’autres, il ne consiste qu’en un bâtiment principal et une grande cour aux graviers ratissés. Pas de grand jardin donc, mais après tout, il est situé dans un parc. Et cela donne vraiment une impression de grandeur.

Il y a quand même des détails à voir, plusieurs statues notamment. De chaque côté des statues de carpes, symboles de chance et parfaitement raccord avec le château d’Hiroshima, le Château de la Carpe.

Effectivement, des cérémonies ont lieu, on entend même qu’on appelle des participants aux hauts-parleurs. On peut donc voir des enfants en kimono, des prêtres en grande tenues. Ou, en voulant voir la vue de la rivière, en train de faire leur pause clope derrière la bâtiment. De quoi désacraliser un peu.

Et comme je commence à en prendre l’habitude, je me fais faire mon goshuin, prêt le temps de finir mon tour.

Accès

Adresse: 21-2 Motomachi, Naka Ward, Hiroshima, Hiroshima Prefecture 730-0011

Horaires et tarifs

Toujours ouvert.

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Jour 11 – spéciale kimono

Aujourd’hui, mon amie Kana fait le trajet depuis Nagoya pour passer la journée avec moi. L’occasion de louer des kimonos!

J’ai un peu de mal à trouver tout les termes techniques, vous m’excuserez du manque de précision. C’est aussi un peu long, donc pour la description de mes visites, cliquez sur les lieux.

Mettre un kimono: tout un art

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Gion et Yasaka Jinja – la tradition des geishas

Gion / 祇園

Description

Gion est un quartier de geisha. A vrai dire, ici on les appelle plutôt les geikos, et leurs apprenties les maikos.

C’est un quartier qui a gardé ses maisons en bois traditionnelles et rempli de magasins, de restaurants et d’ochayas, les maisons de thé, lieux de représentation des geikos. La disposition de ces maisons est en fait une forme d’évitement de taxe: celle-ci était basée sur le métrage de la façade de devant, les maisons sont donc étroites mais très longues.

On peut donc flâner dans les rues, passer devant les bâtiments traditionnels, les temples et le long du canal.

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