Tocho-ji – temple, histoire et vie urbaine

Tocho-ji / 東長寺

Description

Le Tocho-ji n’a pas une surface gigantesque, mais il regorge de points d’intérêt.

Terminé au 9° siècle, ce temple est l’un des plus anciens temples de la secte bouddhique Shingon.

Il abrite en son sein la plus grande statue de bouddha assis du Japon: 10m pour 30T. Ce Bouddha est relativement récent, mais il impressionne tout autant que ses ancêtres.

Sa pagode à 5 étages, toute de rouge, contraste avec les autres bâtiments en bois.

On trouve aussi au Tocho-ji le cimetière des 2°, 3° et 8° seigneurs de Fukuoka, un Rokkakudo, qui abrite une bibliothèque de sutra.

Ma visite

Je suis arrivée un peu trop tard dans l’après-midi pour voir la statue du bouddha assis. Mais comme c’est à deux pas de mon dortoir, ce n’est peut-être que partie remise! Peut-être le jour ou le Rokkakudo est ouvert… Il faut que je me renseigne sur la date.

L’enceinte de ce temple est un vrai havre de paix, situé sur une grande avenue très passante et bruyante. Mais le bruit de fond ne doit pas nous empêcher de profiter!

Quand j’y suis allée, il n’y avait vraiment personne, je ne sais pas si c’est dû à l’heure ou autre chose, parce que c’est quand même un temple grand et connu. Notamment pour sa pagode. Et le fameux bouddha.

En fait, j’aime assez tout ces contrastes: calme intérieur, agitation de la rue, pagode rouge et or, temple en bois sombre.

Comme dans beaucoup d’endroits ici, il y a des détails à noter partout, des statues, des arbres taillés au millimètre. C’est à la fois très nature et très carré.

Le Tocho ji est en plus situé dans le « Hakata old town », on a donc droit à des panneaux indiquant les autres points d’intérêt dans le coin. Ce qui est rare dans cette ville.

Accès

Adresse: 2-4 Gokushomachi, Hakata Ward, Fukuoka, Fukuoka Prefecture 812-0037

Metro station Gion

Horaires et tarifs

9h-17h

Gratuit

Please follow and like us:
error

Retour sur les bancs de l’école. Mais pas que!

Bien, j’ai un peu ralenti les publications mais je vais m’y remettre. Déjà, ce n’est que mon troisième jour de cours, donc au début il a fallu que je m’acclimate. Mais je commence à m’y faire, laissez moi tout vous raconter!

Cours de Japonais

Mon école!

Lundi, nous avons donc reçu nos résultats et je suis assez étonnée d’avoir 40 (bon, sur 100, mais quand même!), la meilleure note de ceux qui ont passé le test avec moi, alors que certains d’entre eux parlent bien mieux que moi.

Mais cela a aussi posé quelques problèmes: les classes ont été faites avant notre arrivée, et il y a un niveaux bien en dessous, si je me souviens bien pour les résultats autour de 25, et un niveau plutôt au dessus, pour environs 50-55 points. En plus, il ne restait qu’une place dans la classe « facile » et on était 2 à être entre les 2. Après la première journée, mon collègue est descendu -littéralement, c’est l’étage d’en dessous – pour tester l’autre classe.

Je relève donc le défi d’être dans une classe dont le niveau me dépasse plus que prévu. Les exercices écrits se passent bien, et je comprends la plupart de ce qu’on me dit mais si je dois répondre à l’oral je fais plutôt dans le « bruit »: euh eh aaah. Ce qui me frustre terriblement.

Mais la classe est petite et les gens très sympa. J’ai du attendre de finir mes 8 ans d’études supérieures pour me sentir bien dans une université, c’est quand même un peu dommage.

Demain, si j’ai compris, on va voir une école et discuter avec les enfants. Je suis pas plus emballée que ça mais je suppose que c’est une expérience. Je vous dirais demain!

Un peu de tourisme quand même

Mes cours finissent à 15h, et si les 2 premiers jours, ma tête bourdonnait en sortant des cours, aujourd’hui j’ai réussi à me motiver à aller faire une petite visite à pied.

J’ai entendu parler du Tocho-ji, un temple avec un pagode, et c’est à 15 min à pied. En chemin, je croise un autre temple, mais je ne sais absolument pas ce que c’était. 

C’était pourtant assez grand, avec un parc, différents bâtiments et tout ce qu’il faut mais je n’ai vu que le nom en japonais, et je ne sais pas (encore!) ce que cela voulait dire.

Mais c’était bien calme, et j’avoue que j’apprécie, parce que le quartier pour y arriver est un peu à base de gratte-ciels et rue à 4 voies et double sens. 

Et si le bruit résiduel gâche un peu, c’est quand même remarquablement rattrapé par les chats qui prennent le soleil sur les marches. Ils étaient un peu l’attraction principale de tout le monde mais s’en fichaient parfaitement.

Ensuite, j’ai fait 3 fois le tour du pâté de maison avant de, enfin, trouver l’entrée du Tocho ji. Parce que les pagodes, c’est pratique pour repérer de loin, mais des fois, on se retrouve face à un mur, mais avec vue sur la pointe qui dépasse!

 

Le Tocho-ji est un petit concentré d’histoire mais aussi d’actualité. Il y a un Rokkakudo, une « hutte » à 6 côté qui contient une bibliothèque de sutra, le cimetière des 2°, 3° et 8° seigneur de Fukuoka, les Kuroda, et une grande statue de bouddha, construite en 1992. Je n’ai pas pu la voir, je suis arrivée un peu tard, et de toute façon on ne peux pas prendre de photo. 

Quant à la pagode, il me semble qu’elle a été construite il y a moins de 10 ans. Mais encore une fois, il faut que je continue mes cours de japonais pour tout saisir!

Ici par contre, c’est dur de faire abstraction du fait qu’on soit en bord d’une grande avenue, avec travaux en prime. 

C’est quand même un super endroit à voir, avec la pagode rouge qui contraste avec les autres bâtiments en bois.

Et pour finir, vu que je dois traverser la gare d’Hakata (comprendre, le centre commercial géant d’Hakata), j’ai essayé de me trouver un jean. Mais je ne comprends rien aux tailles, la plupart des habits pour femmes ont des volants ou des trucs « mignons » partout, et je pense que je vais me résoudre à acheter mes fringues au rayon homme. 

Du coup, pour compenser je me suis pris un pancake. Et j’ai résisté à l’appel du pokémon center! 

Ce qui ne saurait durer…

 

Please follow and like us:
error

Jour 17 – Miyajima sous la pluie

Avant de vous raconter ma journée, je me permets de revenir sur ma soirée. 

La spécialité d’Hiroshima, c’est les okonomiyakis. Mais avec des nouilles. C’est excellent et totalement bourratif, c’est parfait. L’hostel me recommande un petit restaurant local, alors j’y vais.

Je pars donc avec l’intention de manger mon okonomiyaki, et c’est ce que je fais. Sauf que je discute avec mon voisin de comptoir, il m’offre un verre de saké et kanpai!

Et donc là, j’ai déjà bu dedans.

Sauf que la façon traditionnelle de servir le saké, c’est dans un verre plutôt grand, qu’on pose dans une coupe, et on sert jusqu’à ce que ça déborde.

Comme je discute bien avec le couple de vieux qui tiennent le restau (enfin bien, beaucoup, parce qu’on ne maîtrise pas la langue de l’autre), je me prends un deuxième verre.

Me voilà rincée, à 21h. Heureusement que l’hostel est à 200m.

Le matin, je me réveille, tout de même, et je prends le train puis le ferry direction Miyajima.

Je suis un peu déçue parce que j’avais prévu de faire la randonnée du mont Misen, mais il pleut, et le sommet est caché par les nuages. Ce qui ne me donne pas du tout envie de tenter la montée. 

Ce n’est pas grave, il y a plein de choses à faire sur l’île, et qui font aussi pas mal grimper. Pas que j’aime tellement grimper non plus…

Ça rajoute quand même une touche particulière à un monument.

Il y a quand même une petite chose à noter sur l’île, outre sa dimension sacrée pour le shintoisme. C’est qu’il y a des cerfs. Vous savez, ces petits cerfs japonais adorables! Il n’y en a pas des hordes, mais on en croise assez régulièrement, et malgré les panneaux prévenant que ce sont des animaux sauvages, clairement, ils ont pris l’habitude. Ils s’installent n’importe où, traversent les routes, font leur vie.

Bien sûr, il ne faut pas leur donner à manger, mais certains doivent le faire, car l’un d’entre eux s’est avéré très déçu que j’ai les mains vides.

 

Forcément, le premier stop, c’est Itsukushima, le temple attenant au fameux Torii flottant (qui ne flotte pas). A marée haute, il donne l’impression de flotter, mais à marée basse, on peut y accéder. Je reviendrais à marée basse.

Je visite le temple, qui donne aussi l’impression de flotter sur l’eau. J’apprendrais dans un musée plus tard que c’est exactement ce qu’il fait quand l’eau et très haute. Les planches de ses pontons sont aussi étudiées pour être espacées et ainsi libérer la pression des vagues, ce qui donne sa longévité à la structure.

C’est très beau à marée haute, à marée basse, les algues qui sèchent, je trouve ça moins joli. Et on a donc vue sur le torii mais aussi sur d’autres monuments.

Je ne suis pas bousculée par la foule quand j’y suis, mais il y a quand même pas mal de groupes scolaires. Quand je repasse à côté 3/4 d’heure plus tard, il y a foule, il vaut mieux y aller tôt.

Ensuite, je passe devant d’autres sanctuaires dont j’avoue que le nom m’échappe et je vais visiter la salle du trésor. Je dois être la seule à avoir suivi les règles et à n’avoir pas pris de photo à l’intérieur… Y sont présentés divers panneaux peints, très jolis et avec une sacrée histoire, des sabres, des armures et même l’ancien panneau qui ornait le précédent torii. Depuis le 12° siècle, on en est au 8° torii.

Je vais d’ailleurs juste après dans ce fameux musée, où les photos sont aussi interdites. Il y a plusieurs parties: artisanat local, explications sur l’histoire d’Itsukushima et sa construction, … Mais aussi toute une partie repos, la reconstruction d’une ancienne maison, où l’on peu s’installer sur les tatamis, emprunter un livre de la bibliothèque en admirant le jardin. Pour les explications sur Itsukushima, ça vaut vraiment le coup d’y faire un tour.

Dans une rue, je croise un petit vieux à vélo qui m’interpelle: « oneesan! » et qui s’étonne de me voir sans parapluie. Il commence un peu à discuter couleurs de parapluie, et je lui explique que ça va, il ne pleut pas trop, je vais aller. C’est à dire que pour me voir porter un parapluie, il faut au moins la mousson. Mais quand je dis que j’attire les vieux japonais!

Ensuite, je monte au Daishoin, un temple bouddhiste cette fois. Il est très grand, sur plusieurs niveaux, avec différents pavillons, des statues absolument partout et des escaliers en conséquence. La rampe de ces escaliers sont en fait des rouleaux, que l’ont fait tourner pour faire une prière.

Il y a un office dans l’un des pavillons, mais je n’ose pas trop ouvrir la porte en plein milieu. Je profite quand même du son, avec les tambours et les chants.

Tout en haut du temple, il y a une grotte remplie de statues et de lanternes, l’ambiance est magique. Il y a aussi une super vue.

Je redescends et me rappelle avoir vu un restaurant de tempura, je pars donc en quête de celui-ci. Heureusement que je n’ai fait que 2 rues, car ma mémoire me joue des tours, je mets un éternité à trouver.

Je prends donc les tempura sur bol de riz. Il faut juste que je rate ma bouche avec ces fichues baguettes juste au moment où le serveur/cuistot sorte de la cuisine. Il m’offre gentiment une cuillère, mais moi j’ai un peu honte…

Prochain arrêt: la pagode qu’on voit dépasser de partout où l’on se trouve. Son nom officiel étant Goku no To. Vu qu’on monte des escalier en contrebas, on est vraiment dominé par sa hauteur.

Elle est jolie et c’est très bien, mais juste à côté se trouve aussi un sanctuaire gigantesque le Senjokaku, il me faut donc le visiter.

Il est vraiment immense et quasiment vide à l’intérieur. Son surnom est d’ailleurs le pavillon aux 1000 tatamis. Les tatamis étant une mesure de surface, pas des vrais tatamis posés par terre.

Le temple n’a jamais été achevé, d’où ce grand vide et le peu de murs, mais ça donne un aperçu de la structure et surtout, il y a quand même des tablettes aux dessins magnifiques partout sur le haut des piliers. 

Et puis la vue est magnifique: on voit Itukushima et le Daishoin au loin, avec la montagne en fond.

Au soleil, ça doit être top…

Voilà qui devrait clôturer ma journée, mais pas tout à fait.

Je vais récupérer mon sac aux casiers des quais et me dirige vers mon ryokan. Je passe par la baie où se trouve le torii et c’est désormais marée basse, ça me fait un sacré raccourci. Etant chargée comme une mule, je n’ai pas pu prendre de photo… 

J’arrive à l’hôtel et m’imagine déjà me coucher dans ce futon bien moelleux en mangeant le petit gâteau de bienvenue et en buvant mon thé, mais sitôt mon sac posé, je me rends compte que j’ai oublié l’ordinateur dans le casier.

Je repars donc en courant et sans trop réfléchir pour vite aller le récupérer. Me voilà donc à courir à travers le bras de mer, sous la pluie, en débardeur, en priant qu’il y soit toujours. Ce qui est aussi une vue en soi, vu que je doit courir tout les 2-3 ans tout au plus…

Et je retrouve mon ordi! 

Je rentre tranquillement, mais toujours pas de photo du torii à marée basse: je suis partie sans rien.

Ce soir, je vais le voir illuminé, mais plus tard. Vous aurez les photos demain!

Pour l’instant, mon repas est réservé pour dans 15min, et après, je vais aller tester ces baignoires « Goemon-buro », qui m’ont l’air fort agréables, malgré leur nom venant du type qui s’est fait ébouillanter dedans comme punition pour un vol… 

 

 

Please follow and like us:
error

Jour 14 – Qui a dit qu’Osaka était industrielle?

Ce matin, je me réveille  un peu plus tard que d’habitude, et je remercie les deux autres types de ma chambre qui s’évertuaient à ne pas faire de bruit en faisant leurs valises pour ne pas me réveiller.  Ça me change de la veille.

Parlant de ça, je remarque que quand je dors dans des dortoirs mixtes, c’est plutôt « Diana est la seule fille de la chambrée ». Des fois les gars sont même surpris de me voir.

Je reprends donc un rythme de marmotte, et après m’être extraite avec peine du lit, je me dirige vers le « Osaka Museum of housing and living« . Le musée de l’évolution de la ville depuis l’ère Edo, dans les faits.

J’avais lu qu’il y avait une rue de cette époque reconstruite, et quand je vois que le musée est au 8° étage d’un immeuble de bureau, je me demande ce que ça donne. Et l’effet est assez drôle: ces bâtiments anciens à l’intérieur d’un dôme moderne, ça fait un effet.

Le musée en lui-même, par contre, n’est pas très bien expliqué pour les étrangers, mais on peut quand même apprécier la rapide modernisation de la ville, avec les différentes étapes. On finit tout de même la visite en une demi heure.

Et pour cause: c’est une pagode de 5 étages

Une fois ce musée fini, et sans aucune des logiques géographiques et logistiques qu’aurait du m’inculquer mon master en transport, je repars vers le sud de la ville, afin de visiter le Shi Tenno-ji.

Malgré la hauteur certaine des bâtiments modernes d’Osaka, on voit de loin dépasser la pagode et son sommet. Le temple n’est pas indiqué, mais du coup, on n’en a pas vraiment besoin.

 

 

Je crois que c’est pour l’instant mon temple/sanctuaire préféré. 

Il n’y a pas grand monde, juste assez pour sentir que le lieu est vivant. Les gens viennent y prier et des offices ont lieu et on n’est pas assailli par des foules de touristes, japonais ou étrangers. C’est calme, c’est vert et on ne peut pas faire plus « Japon traditionnel »: c’est un des plus vieux temple du pays, il date de 583!

C’est en fait un grand parc, rempli de détails à regarder, de statues, de sanctuaires, et bien sûr, avec l’enceinte intérieure et sa pagode. On peut flâner, assister à des cérémonies, faire un tour du marché aux livres qui se tenait aujourd’hui, même si on ne comprends rien au japonais. J’ai feuilleté un album photo de famille du début 20° siècle, les gens posent devant les temples, on n’a rien inventé.

J’ai beaucoup aimé assister à la vie du temple, à certaines bénédictions, aux prières des gens.

Il ne faut pas hésiter à rentrer dans certains temples qui ont l’air un peu décrépis: j’ose dire que ce sont les plus beaux à l’intérieur.

Et puis bon, l’enceinte intérieure et sa pagode sont juste magnifiques, que faut-il rajouter?

En ressortant de l’enceinte intérieure, j’ai même droit à une petite visite de la mascotte.

Pour continuer sur mon itinéraire illogique, je repars dans le nord, avec dans l’idée de me caler dans un parc. Arrivée près de la rivière, je réalise qu’il est 14h, et qu’il faut donc manger. Les restaurants ferment à 14h30, et je refuse de manger McDo, je m’installe donc dans le premier restaurant qui passe et je commande le menu enfant. Parce que, outre le fait qu’il y a des crevettes et que j’adore ça, c’est aussi le seul plat où on n’a pas à se griller soi-même son bout de viande. 

Ce fameux restaurant est dans une galerie commerciale. Je me demande quel bâtiment d’Osaka n’est pas une galerie commerciale…
Et vu que j’ai oublié mon adaptateur à l’hôtel précédent, et que celui que j’ai acheté hier accepte le chargeur de mon ordi mais pas celui de l’appareil photo, je pars en quête d’un second adaptateur.

Du coup, je ne sais pas si vous le saviez, mais en France, on a des fiches mâles de prises au diamètre 4mm ou 4,8mm. Et on s’en fout parce que nos prises murales acceptent les deux. Mais ici, il y a des adaptateurs au petit diamètre. Je ne savais pas. J’ai désormais un adaptateur de chaque.

Finalement, le parc ne m’attire pas tant que ça, et le temps se couvre. Je décide de rentrer. En plus, il faut que je reparte un peu au sud…

Please follow and like us:
error

Shi Tenno-ji – plus vieux temple bouddhiste du Japon

Shi Tenno-jo / 四天王寺

Description

Bâti  en 583 par le prince Shotoku, le Shi Tenno-ji est le premier temple commandé par le gouvernement, à une époque où le bouddhisme n’était pas encore répandu sur l’archipel. Cela en fait le plus vieux temple officiel du pays.

Bien sûr, comme beaucoup de bâtiments au Japon, il a été victime de guerre, d’incendie et de bombardement. Ce n’est donc plus la structure initiale, mais une reconstruction identique.

La majeure partie du complexe est d’accès gratuit, seule l’accès au temple principal et à la pagode coûte 300¥. Mais même sans payer, il reste un grand parc et de nombreux autre bâtiments à explorer. 

Ma visite

Je décide de faire comme les autres badauds: je fais un grand tour du parc, en prenant mon temps.  Il y a des choses à voir partout. Je crois que j’y passe près de 2h, de loin plus que mes autres visites de ce genre de lieu. Et encore, je ne visite pas le jardin payant.

C’est un endroit tranquille, pas trop fréquenté, mais plein de vie. Les gens viennent y prier, il y a plusieurs sanctuaires et bâtiments où ont lieu des cérémonies et des bénédictions. On peut pour la plupart y assister, et j’avoue que je ne connais pas bien cette religion, mais ça reste beau à voir.

Il y a aussi des cérémonie de commémoration pour les morts, celles-ci sont bien entendues privées.

Certains bâtiments sont flambants neufs, d’autres un peu décrépis, mais ces derniers valent la peine d’y rentrer: les statues et peintures à l’intérieur sont magnifiques.

On passe un petit étang rempli de tortue, on croise des statues, on tourne autour de cette magnifique pagode qui dépasse de loin, et qui vaut la peine d’être approchée lentement: chaque point de vue et chaque distance donne un aperçu différent. 

Ensuite, je traverse le petit marché de livre d’occasion en direction de l’enceinte intérieur. Mon œil est accroché par un album photo du début du 20° siècle: je ne peux pas vous montrer, mais on y voit les hommes en uniforme et la famille poser devant des temples. Comme quoi tout change mais tout reste pareil.

J’arrive enfin dans l’enceinte intérieur. Les grandes allées en pierre sont entourées par des carrés de gravier parfaitement ratissés. Je rentre dans un premier bâtiment.

Un moine fait son office: les gens écrivent leurs nom sur des feuilles de bambous, et il les béni. Encore une fois, ces statues dorées géante me font impression, mais il y a en plus ici des fresques murales très colorées qui sont magnifiques. 

Je ressors et profite de la vue de la pagode. Je me rend compte en cherchant des infos à posteriori que l’on peut apparemment monter, mais c’est tellement inhabituel que je n’ai même pas pensé à vérifier sur place.

Dans cette enceinte intérieure, il y a un troisième bâtiment. Ici, personne, si ce n’est deux statues géantes qui nous toisent.

En ressortant de l’enceinte, j’entends de la musique: il y a un joueur de tambour, une trompettiste, et une mascotte qui font procession et prennent des photos avec les enfants.
De quoi confirmer que cet endroit magnifique et pas trop fréquenté est très important pour la vie locale.

Une visite reposante, loin des foules qui errent ailleurs dans la ville.

Accès

Adresse: 1-11-8, Tennôji-ku, Osaka

Métro Tanimachi, station Shitennôji-mae yuhigaoka

Horaires et tarifs

8h30-16h d’Octobre à marse, 8h30-16h30 d’Avril à Septembre

L’enceinte est à 300¥. Il y a aussi un jardin, 300¥

 

Please follow and like us:
error

Jour 12 – D’or, d’encre et de mystère.

Aujourd’hui, je pars – et vais finir – tranquillement: je me réveille à 8h mais impossible de me convaincre de me lever avant 9h.

Avant de vraiment commencer, je décide d’aller au marché Nishiki, histoire de trouver quelque chose à manger pour partir de bon pied.

Il n’y a pas trop de monde, je peux donc bien admirer toute cette nourriture mystérieuse. 

Certaine choses sont vraiment étranges, et je vous parle pas de l’odeur… Je ne vais peut-être pas trouver si facilement de quoi manger.

Je reste aussi sceptique face aux brochettes de moineaux grillés.

Continuer la lecture de « Jour 12 – D’or, d’encre et de mystère. »

Please follow and like us:
error

Kinkaku-ji -le Pavillon d’Or

Kinkaku-ji / 金閣寺

Son vrai nom est le Rokuon-ji / 鹿苑寺

Description

Le Kinkaku-ji est un temple Zen, dont la particularité flagrante est que les 2 étages supérieurs sont recouverts d’or.

C’était la villa de retraite du shogun Ashikaga Yoshimitsu, qui a souhaité qu’elle devienne un temple zen à sa mort. Le petit-fils de Yoshimitsu s’est inspiré du Kinkaku-ji pour sa propre villa, qui devint aussi un temple zen, le Ginkaku-ji.

Le bâtiment a été détruit plusieurs fois notamment 2 fois pendant la guerre d’Onin, une guerre civile qui a fait beaucoup de dégâts et une fois par un prêtre fanatique y ayant mis le feu en 1950. La structure actuelle date de 1955.

Continuer la lecture de « Kinkaku-ji -le Pavillon d’Or »

Please follow and like us:
error

Sanjusangendo – le temple aux 1001 Kannon

Sanjusangendo / 三十三間堂

Description

Le nom Sanjusangendo signifie le temple aux 33 intervalles (entre les piliers de l’extérieur), mais ce temple bouddhiste est surtout connu pour ses 1001 statues de Kannon, la déesse de la compassion. Seules 124 statues sont d’origines, les autres n’ont pas survécu aux incendies.

Ses statues dorées contrastent avec l’extérieur tout en longueur, très sobre.

Sa construction date de 1164, mais il a été détruit par un incendie, et reconstruit en 1266. Les fondations ont été faites sur couches d’argiles et de sables, mesures parasismiques qui a bien fonctionné, puisqu’il n’a jamais été reconstruit depuis.

Continuer la lecture de « Sanjusangendo – le temple aux 1001 Kannon »

Please follow and like us:
error

Jour 10 – Philosophie, zen et nature

Ce matin, j’arrive à Kyoto! et même Japan Fm en parle

C’est un petit choc à l’arrivée: tous ce monde! Cette gare est immense! 

Jusqu’à présent, quand il y avait du monde aux endroits que je visitais, c’est qu’en fait je croisais au moins une personne toutes les demi heures. Je pense qu’ici, ça va changer un peu.

Et en fait, c’est la saison idéale pour visiter: pas trop de monde, il fait chaud, un début de feuilles de d’automne, parfait!

Après l’habituel largage de sac à l’hôtel, direction le fameux Ginkaku-ji. On monte une petite rue pleine de boutiques que je qualifierais d’attrapes touristes, et on arrive à l’entrée du temple.

Continuer la lecture de « Jour 10 – Philosophie, zen et nature »

Please follow and like us:
error

Eikando – Zenrin-ji

Eikando / 永観堂

Zenrin-ji / 禅林寺

Description

Le temple s’appele à l’origine le Zenrin-ji. Il appartient d’abord à la secte Shingon, puis change d’orientation au 13°siècle, pour être de la secte  Jodo.

Son nom de Eikando vient d’une sorte d’anecdote. Au 11° siècle, le populaire moine Eikan, chef du temple, passe devant une statue de Amida Bouddha, qui lui parle et lui dit de le suivre. Bouddha commence à avancer, mais Eikan, estomaqué, ne fait pas un pas. Amida Bouddha a alors tourné la tête et lui a dit quelque chose dans le gout de « je t’attends ». 

Continuer la lecture de « Eikando – Zenrin-ji »

Please follow and like us:
error