Europe. Jour 18: Bilan du Pays Bas, changement d’itinéraire et direction l’Allemagne

Aujourd’hui, c’est journée conduite pour Mathieu, rattrapage d’article pour ma part.

On quitte donc les Pays Bas, pour, enfin aller en Allemagne. Mais on va changer un peu l’itinéraire. Les zones considérées comme rouges par l’Allemagne ne cessent de changer, et il y en a plus qui s’ajoutent que l’inverse. Beaucoup de régions qu’on va visiter après sont rouges. Et si au départ on avait prévu de faire l’Allemagne en deux fois, à l’aller et au retour, en réalité on risque de ne pas pouvoir re-rentrer dans le pays.

Donc on va faire le tour de l’Allemagne d’abord, et partir à l’est ensuite. Du coup: d’abord Stuttgart, puis le château de Neuschwanstein (orthographe non garantie), Munich, et Berlin. On a réservé tout les hôtels sur le trajet, pour être dans les clous de la législation locale. Les risques de contrôle sont faibles, mais quand même.

Donc, pour m’occuper en route, je propose un bilan des Pays-bas. Sous forme de liste

Mathieu: le bonheur des autoroutes allemande =D

Points positifs

  • Les lois sont strictes, mais logiques, et donc bien suivies. Ce qui permet d’avoir une ville comme Amsterdam, connue pour ses coffee shops, mais relativement calme, accessible à tout les publics.
  • Tout ce qu’on mange est bon: du sushi, aux gaufres, n’importe quel restaurant, n’importe quel snack, même d’un abord pas très avenant, est bon. Les prix sont à peu près comme en France
  • Dans la même lignée, les serveurs, caissiers, etc sont très aimables et souriants.
  • Les autoroutes sont bien faites: des panneaux permettant de réguler la vitesse pour éviter les bouchons, ou pour fermer en amont des voies en cas d’intervention sur une des voies. C’est plus fluide, sans péage, et en bon état
  • Tout est fait pour que les gens puissent se déplacer en vélo: toutes les rues et routes ont des voies cyclables. Toutes. Ils ont aussi une circulation dédiée. Dans les grandes villes, le système des parkings en périphérie incite à vite abandonner sa voiture: pour 5 jours à Amsterdam, on a payé 5€ (bien que ce tarif ne soit valable que pour les usagers des transport en commun, mais il y a des abonnements et autres pour ceux qui partent ensuite en vélo). En plus le pays et petit et vraiment d’une platitude incroyable: je pense qu’on peux aller d’une grande ville à l’autre en vélo, aussi bien qu’en voiture.
  • Il y a vraiment de tout à voir, culture, nature, fête. On passe très vite d’une ambiance à l’autre car tout est un peu proche. Il n’y a que dans l’est qu’on s’est vraiment senti à la campagne.
  • Le pays est beau, propre et, comment dire, respire la richesse. On n’a pas vu de SDF, les voitures sont globalement haut de gamme, les maisons et appartements qu’on aperçoit de la rue à Amsterdam ou du bord de la route par la suite sont tous assez grands, neufs ou bien rénovés. Et de ce qu’on en voit on a l’impression que toutes les familles ont eu recours à un designer d’intérieur pour la déco.
  • Tout le monde parle un anglais allant de bon à parfait. Et beaucoup quelques mots de français. Encore une fois on constate qu’en France, on est pas bon pour enseigner les langues.
  • Les mesures Covid font plus sens: obligation des masques uniquement dans les transport en commun, sinon, distance de 1m50 entre chaque personne/groupe et un nombre limité de personne, évalué suivant la taille des pièces.. En France, mettre un masque dans le restaurant, pour s’asseoir au même endroit sans masques, ça me parait bête. Ils prennent aussi les coordonnées des gens en cas de contamination. Et pour chaque visite, il faut prendre le billet en ligne et choisir un créneaux horaire: cela permet de limiter le nombre d’entrée et de respecter les limitations de nombre de personnes.

Points négatifs

  • Tout est fait pour les vélos. Alors oui, c’est écolo, c’est économique, c’est sécurisé. Mais cela rend la tâche compliquée en voiture. Hors ville et autoroute, les routes sont étroites, à double sens, mais la moitié des voies priorisent les vélos. Ce qui fait qu’on doit parfois rouler sur le bas côté pour croiser d’autres voitures, en faisant attention aux vélos qui déboulent de tout côté sans spécialement regarder: ils ont la priorité. 

Mathieu : Eviter à tous prix la voiture dans les villes des Pays Bas… même le vélo en fait ! Pour la voiture, une vigilance extrême est de rigueur, les vélos font la loi et ont la priorité sur les automobilistes.
Et en vélo, ben… tu sais jamais trop quand et où t’engager. Certes, tu as des pistes cyclables, mais aussi jumelées au feu de la circulation routière par moment … donc des fois tu ne sais pas trop que faire.
Les transport en commun sont très bien pensé et ultra efficace si on veux aller d’un point A à B.

  • Dans les restaurants, faites tout de même attention. On peut se retrouver dans un endroit pas trop cher et finir par payer une sacrée note: tout est en supplément. On trouve rarement des endroits qui vont vous servir un verre d’eau, il faut acheter, cher, une bouteille d’eau. Les sauces sont payantes. Et quand on nous demande si on veut des frites avec notre viande, on dit oui, croyant que c’est l’accompagnement du plat. Mais c’est en fait en supplément.
  • Les visites même les plus simples et courtes sont payantes, et plutôt cher. 

Points surprenants

  • Les scooters et motos peuvent rouler sans casques et sur les voies de vélo. Bien sûr jusqu’à une certaine cylindrée, et limité à 30km/h. Mais ça fait bizarre.
  • Les ronds points surprennent au début mais sont hyper bien fait: à leur entrée, on se positionne dans les voies suivant la direction que l’on va prendre par la suite. Cela permet à ceux qui tournent directement à droite de ne pas avoir à s’arrêter: la voie est séparée, ils n’ont qu’a se réinsérer dans le trafic plus loin.
  • Les vélos avec des caisses devant. Pas des paniers non, des grands trucs en bois où on range courses, chien, enfants. Mathieu dit que certains sont des transports en commun: un parent qui pédale, 2 enfants devant et un troisième dans un siège enfant derrière.
  • La météo. On a eu un jour nuageux, mais pas de pluie. Il a fait chaud, il a fait beau. 

Tournoi de Sumo de Fukuoka

Fukuoka est l’hôte d’un des grands tournois de sumo du pays, je me devais donc d’aller y faire un tour. 

Alors, certes, je ne suis pas une grande amatrice de sport de quelque genre que ce soit, mais disons que pour moi, ici, il s’agit plus du côté folklore qui m’intéresse. 

Le dilemne du placement

La première étape à passer, c’est l’achat du billet. On peut les acheter au konbini, mais j’avais peur de pas me faire comprendre, ou sur place, mais j’avais peur qu’il n’y ai plus de place. J’ai donc opté pour le site Oosumo. 

Il y a plusieurs catégories de places:

  • autour du « ring » (appelé le Dohyo): des places sur des coussins, très proches du cœur de l’action. A vrai dire, tellement proche que ces emplacements sont interdits aux enfants et qu’ils faut être assez en forme pour pouvoir esquiver les lutteurs si l’un d’entre eux se fait expulser du Dohyo. Et j’imagine qu’effectivement, un enfant aurait du mal à se remettre d’un plaquage involontaire par un rikishi (le nom usuel des lutteurs de sumo).
  • Des box de 2 ou 4 personnes, plus confortables. Même en partageant le prix entre plusieurs personnes, cela reste un peu cher, mais si on veut rester la journée entière, je pense que ça vaut vraiment le coup.
  • Des gradins ridiculement serrés. Oui, c’est là que j’étais. Vous voyez, je fais 1m55 et je suis loin d’être obèse, mais je rentre à peine dans mon siège tellement c’est petit. 

Évidement, plus on s’éloigne moins c’est cher. Ça dépend un peu de votre programme: la journée commence à 8h et fini vers 18-19h. Si vous voulez passer la journée entière ou presque, quand on y réfléchi, le tarif n’est pas exorbitant pour une place confortable. Si vous ne voulez voir qu’une petite partie de la journée, un siège pourri suffi largement. 

Les combats commencent avec un rikishi à l’est et un à l’ouest. A vous de voir quelle orientation vous préférez mais moi j’opte pour une vue un peu en diagonale, j’aime assez la perspective.

Une après-midi au tournoi de sumo

Le ticket nous autorise à rentrer dès 8h et à sortir une fois du bâtiment et re-rentrer par la suite, mais il n’y a pas vraiment besoin de sortir: il y a de quoi s’acheter des bento, des souvenirs, à boire, des zones fumeurs, tout ce qu’il faut pour passer une journée entière.

Les matchs montent en catégorie dans la journée: les grandes stars font la dernière partie, dans mon cas vers 14h30. Etant un peu malade et ayant un peu peur de m’ennuyer seule pendant 10H, je ne suis allée au tournoi que vers 12h30. Il y a de plus en plus de monde au fur et à mesure qu’on se rapproche de cette fameuse grande catégorie.

J’ai donc vu la fin de l’avant-dernière et la présentation de la dernière catégorie. Il y a deux côtés: est et ouest. De chaque côté, on nous présente les participants, en annonçant leur nom, préfecture et leur « écurie ». Enfin, il me semble… Petit salut rituel et on passe à l’autre côté. 

Ensuite, on remet en état le Dohyo. C’est de la terre battue, on arrose, on balaie, on retrace. L’endroit est tout petit, mais une dizaine de gars s’affairent.

Le tournoi reprend ensuite. 

Alors je suis très très loin d’y connaitre quoi que ce soit. Je comprends les bases: le gagnant est celui qui expulse son adversaire hors des cordes, ou qui le fait tomber au sol.  Voilà la somme de mes connaissances.

Par contre, j’ai bien vu qu’il y avait plus d’engouement à partir de là. La moyenne d’âge des spectateurs baisse: il n’y a plus uniquement des petits vieux, mais aussi des jeunes voire des écoliers. Il y a des gens qui crient les noms des rikishis, qui brandissent des pancartes. Ils font le pied de grue sur le chemin qu’ils vont emprunter pour rentrer dans le bâtiment pour les prendre en photo. 

Les matchs aussi sont plus intenses. Mais les intervalles entre les différents combats sont plus longs dans cette catégorie, ce que je ne saurais expliquer. Du coup, franchement, on ne s’éclate pas du début à la fin, mais j’en ressors impressionnée.

Je suppose qu’il y a une cérémonie à la fin, mais pour être tout à fait honnête, j’ai un retour de nausée et je dois m’esquiver un peu avant la fin. 

Ambiance générale

J’ai été un peu étonnée de l’ambiance relax de l’événement. On peut rentrer quand on veut, visiter les magasins, se déplacer, on ne nous fouille pas les sacs à l’entrée. Les gens mangent, boivent, ne sont pas forcément concentrés sur les combats tout le long. Bon, c’est vrai c’est long, et on ne peut pas s’intéresser à tout le monde. Mais personne n’ennuie les autres. 

Les rikishis rentrent par l’entrée principale, comme tout le monde. Les plus importants sont attendus dans les couloirs. Je me demandais ce que faisaient tout ces gens alignés contre un mur. J’ai compris quand un gardien nous a demandé de ne plus traverser pour laisser passer. Et tout le monde laisse passer, sans bousculer, sans crier, juste une petite photo au passage. Je veux dire, il y a précisément un seul gardien de chaque côté. Et comme toujours une discipline naturelle impressionnante.

On peut en croiser d’autres après leurs matchs, ils prennent leur taxi pour rentrer. Personne ne les embête. Ok, ce ne sont pas les grandes stars, mais certains ont quand même l’air bien apprécié.

 

Capsule hôtel – parce qu’il faut tout tester – Japon

Aujourd’hui je dors dans un capsule hôtel! Petite explication.

Capsule Hotel – le concept

Capsule

Le capsule hôtel, c’est un peu tout dans le nom: on dors dans des capsules. Ça fait un peu cabine de vaisseau spatial. 

Ce sont des hôtels dont la réception est ouverte 24h/24, et qui proposent de passer la nuit pour dormir, prendre juste une douche ou faire une sieste dans la journée, en payant à l’heure. A ne pas confondre avec les love hotels à l’heure hein, on parle vraiment de sieste tout seul ici! 

D’ailleurs, il y a des capsule hôtels juste pour hommes, juste pour femmes ou mixte. Même si souvent dans ce cas, il y a un étage homme et un étage femme.

C’est pas hyper confort, mais aussi pas hyper cher et bien pratique, donc on dit souvent que les salary men trop ivres pour rentrer dorment dans ce genre d’hôtel. C’est possible, mais en ce qui concerne les femmes, je n’en ai pas vu ou entendu une bourrée, elles étaient même plutôt couchées tôt.

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