Europe. Jour 23: Salzbourg

Changement de décor: aujourd’hui, on est à Salzbourg. Et quand on est arrivés hier soir, le quartier autour de l’hôtel ne nous a franchement pas enthousiasmés. Salzbourg est une ville plus grande, moins nichée dans les montagnes. Mais la vieille ville a gardé tout son charme, et regroupe toutes les attractions de la ville. Alors on se laisse un peu porter et on improvise.

Palais Mirabell

La première chose sur laquelle on tombe quand on se dirige vers la vieille ville, c’est ce palais. Non, c’est pas vrai, c’est le marché en face où on s’achète à manger…

Bref, le palais, on ne l’a pas visité, en revanche, et c’est surtout pour ça qu’il est connu, on a fait le tour de ses magnifiques jardins. 

Il est ouvert gratuitement au public, fleuri et entretenu au millimètre, et avec des statues plutôt sympas. Il y a même un jardins avec des nains.

 

 

L’un de ces nains me rappelle quelque chose…

                                                                     

 

DomQuartier de Salzbourg

Ensuite, on arrive au Dom Quartier. Salzbourg été dirigée par des princes archevêques.  En bon princes, il leur fallait un palais, en bon évêques, une cathédrale, et en bon privilégiés, la possibilité de marcher le moins possible: c’est ainsi que s’est construit ce quartier. 

Il se compose de trois places, entourées par le palais et la cathédrale. Cette dernière se visite gratuitement. Et les fresques et plafonds sont impressionnants.

Le palais est maintenant un musée, divisé en plusieurs musées.

D’abord, le musée de la résidence: les appartements richement décorés des princes archevêques, les salles d’apparat. On a un audioguide pour ces salles. Je n’ai pas compris si c’était temporaire, mais la visite des appartements est couplé avec une exposition sur la musique à la cours. 

J’aime particulièrement l’enfilade de salles qui servaient à faire attendre les gens pour rencontrer le prince: il y en a six, de la plus grande à la plus petite. Mais de la moins décorée à la plus décorée. En effet, plus on avançait dans les salles, plus on était de haute importance, on attendait donc dans une salle plus richement décorée. Mais de fait, on était moins nombreux, d’où des salles plus petites. 

Par contre, dans tout les cas, pas de sièges: on reste debout pour attendre le prince archevêque, et on se met à genou quand il arrive.

Les autres parties de la visite sont le musée de la cathédrale et le musée de St Peter, on y est passé rapidement. La vue d’en haut de la cathédrale est intéressantes.

Festung Hohensalzburg

La forteresse de Salzbourg surplombe la ville. Heureusement, un funiculaire nous monte là-haut!

Forteresse médiévale immense, elle n’a jamais été prise par la force. Elle a été délaissée par les princes en faveur du palais en ville. Moi, j’aurais gardé le château fort…

Avec la carte de Salzbourg, on peut visiter une grande partie du château, mais les appartements princiers sont en supplément. On n’avait pas bien regardé, et du coup, je suis un peu déçue, ça avait l’air beau… Tant pis!

Dans l’arsenal, il y a quelques activités à faire, c’est sympa.

On a mangé à un des restaurants de la forteresse: le serveur, sympa, nous a dégagé la table avec vue.

P.S: Salzbourg est aussi la ville de naissance de Mozart. Il y a donc sa maison natale, une maison où il a résidé, quelques musées, universités, boutiques à son nom. Grands adeptes de musique classique, nous n’avons bien sûr rien visité.

Europe. Jour 22: la folie des grandeurs à Innsbruck

Notre premier jour de mauvais temps du voyage! 

Hofkirch, l’église imperiale

Pour revenir un peu à notre empereur mégalo, cette église, quasiment adjacente au palais, est la dernière volonté de Maximilien 1°.

Elevé par son père dans la notion que l’Autriche doit gouverner le monde, et avec les légendes des grands rois et empereurs européens, Maximilen s’imagine aussi volontiers héro d’une saga. Il veut rester immortel.

Au sens catholique, d’abord, en tant que figure de l’empire chrétien et personnage pieu. Il souhaite même que son corps soit flagellé, qu’on lui arrache quelques dents, et qu’on le roule dans la cendre, afin « rentrer au royaume des cieux » lavé de tout péché terrestre.,

Mais aussi au sens terrestre, il veut laisser sa marque: son mausolée sera grandiose.

Et il l’est: le cénotaphe est entouré de 28 statues en bronze à taille réelles. Ces grands hommes et femmes ont été choisit par Maximilien pour veiller sur sa dépouille: ce sont des membres de sa famille, ses femmes, et des rois et empereurs dont il se sent le descendant au moins spirituel. Parmi eux, il y a même le roi Arthur.

L’empereur n’y sera jamais inhumé: à sa mort, la construction n’est pas finie, elle le sera sous le règne de son petit fils, et par la suite, il ne sera pas déplacé.

Quand on visite, il y a même un artiste qui joue de l’orgue

Il y a aussi un « show multimédia »: plusieurs salles où on nous explique, en français, le pourquoi de cette église, et certains aspects de la vie de Maximilien.

Grand empereur du début de la renaissance, il suit les changements de son monde: il est à la fois mécène, artiste, amoureux de la nature, grand général. Il pose les bases de la domination Habsbourg de façon ingénieuse et variée: premier roi à gagner une guerre grâce aux canons et armes à feu, il joue aussi finement ses alliances matrimoniales et celles de ses enfants. C’est grâce à ces alliances que l’Autriche sera maitre de la Bourgogne, de l’Espagne et ses colonies, et de la Hongrie et la Bohème.

Tremplin de Bergisel

Changement total de décor: on le voit d’un peu partout en ville, il impressionne de loin, on se doit de visiter le tremplin de saut à ski de Bergisel.

On y va en voiture, mais il est accessible en transport en commun et à pied. Mais à pied ça grimpe.

Bergisel a été rénové en 2002, et ce n’est pas qu’un bâtiment sportif: c’est une belle œuvre d’architecture.

On peut prendre l’ascenseur, mais quand on attend devant, la porte ne s’ouvre pas. Avec des gens à l’intérieur. On va donc monter à pied hein.

Avec, de mémoire, 450 marches à monter, j’arrive les jambes en feu. Mais la vue est incroyable. Et comme à Sapporo, je ne m’y lancerais jamais.

Après la visite, on part direction Salzbourg. Le GPS nous fait passer par l’Allemagne. Quand on croise un panneau « contrôle COVID 15km », on retourne vite en Autriche. Les paysages autrichiens sont magnifiques, on en profite sur la route malgré la pluie.

(Vous inquiétez pas, on est arrivés sains et saufs de notre traversée clandestine de l’Allemagne)

 

Europe. Jour 21: Innsbruck, la capitale des Alpes

Aujourd’hui on visite la pas-si-petite ville d’Innsbruck, surnommée la capitale des Alpes, et on va un peu comprendre pourquoi.

Innsbruck Card

Déjà, petit point pratico-pratique: prenez l’Innsbruck Card. 

Pour 55€, on a accès pendant 48h à différentes visites de la ville, ainsi que les transports en commun, le parking de la gare routière, et le Nordketten Bahnen. Existe aussi en 24h et 72h.

On a donc payé 110€ à deux, et sans la carte on aurait dû payer 128€ rien que sur la première journée.

Finis de parler sous, parlons un peu culture.

Palais Hofburg

Le palais est en plein centre de la ville. Il est bordé par d’autres bâtiments et ne ressort pas vraiment du paysage. A l’intérieur, la visite est divisée entre une étage dédié à Maximilien 1°, et le dernier étage présentant les salles originelles du palais.

Les photos sont interdites, et on est dégoutés parce que la partie palais est vraiment belle. Surtout la salle de réception.

L’expo sur Maximilien 1° m’a fait découvrir beaucoup de choses sur lui: pour un empereur d’une aussi grande importance, j’ignorais tout de sa vie. On découvre ses aspirations conquérantes et son côté, avouons le, mégalo.

L’étage palais est divisé entres plusieurs salles d’apparat et les appartements de l’impératrice. Le palais a très peu servi comme résidence: il était plutôt résidence secondaire ou de passage pour les voyages. Il est dit qu’il était donc « peu meublé ». Tout les meubles sont encore là, et je peux vous dire que ça allait, peu meublé pour eux c’est qu’il y avait des espaces sans meuble.

Nordketten Bahnen

Le Nordketten Bahnen, c’est une ligne de téléphérique divisée en trois sections, qui nous emmène tout en haut tout en haut de la montagne.

On avait pas prévu de le faire aujourd’hui, mais un aperçu de la météo de demain nous a fait changer d’avis. Résultats: on est habillés comme des touristes. Là-haut, il fait un vent glacial. On va donc éviter la randonnée ou la via-ferrata aujourd’hui.

La vue est à couper le souffle, d’un côté comme de l’autre. Ici, on voit la ville, là, le parc naturel.

Il y a des pistes de ski, qu’il faudrait me menacer d’une arme pour que j’y mette une spatule, vu le dénivelé. 

Mathieu : J’y retournerai en hiver ! C’est certain ! Il y a quelques pistes damées mais surtout des balisages pour du hors piste !  C’est réellement très engagé ! Ca donne envie ! 

Ici, rien de plus à dire, il faut juste regarder.

Das Innsbruck hôtel

Parce qu’on prend vite gout au luxe (et que la veille on a dormi sur une aire d’autoroute. Avec vue montagne mais autoroute tout de même), on s’est pris une nuit dans un hôtel avec piscine et spa.

Ici, il faut choisir: au dernier étage, sauna et hammam tout nu, au sous-sol, piscine et sauna et hammam textiles.

Pour la chambre, on est pas mal: on n’a pas la vue sur les montagnes, mais on a un petit balcon, ce que les autres n’ont pas.

Dans l’après-midi et la soirée, on fait un tour de la vieille ville, qui est vraiment très jolie.

 

Europe. Jour 19 et 20: Porsche Museum

Aujourd’hui visite d’un musée qui enthousiasme particulièrement Mathieu: le Porsche Museum.

Porsche museum: des Porsche par-ci, des Porsche par là

On arrive par le métro, qui est un peu plus éloigné que le train, ce qui nous fait traverser un peu le quartier. Et si l’on se dirige vers le Porsche Museum, on passe en fait par la ville Porsche: usines, ateliers, concessionnaires: tout le quartier, à perte de vue, est estampillé Porsche.

Le musée est situé dans un bâtiment tout réfléchissant, situé pas loin d’un rond point avec des Porsche. Sur le parvis: des Porsche. Qu’on peut louer d’ailleurs.

L’entrée du musée est d’un prix tout à fait correct (surtout quand on compare aux Pays Bas) et on nous donne un audioguide en français. Et on va en avoir besoin, croyez-moi.

On passe d’abord devant l’atelier: toutes (enfin, un maximum) les voitures du musée sont fonctionnelles, et font d’ailleurs quelques sorties et courses pour des évènements. On aperçoit aussi les archives Porsche: tout est documenté et accessible pour les chercheurs. 

On monte ensuite des escalators immenses et la visite commence par les premiers modèles conçu par Ferdinand Porsche: ce n’est pas encore sous son propre nom, mais il se démarque par son inventivité. On est scotchés d’apprendre que ses premières voitures, en 1900, sont hybrides voire électriques, et quelles fonctionnaient même mieux que les autres modèles de l’époque.

On passe un petit panneau qui relate rapidement le passé nazi du bon Ferdinand. Ah, non, pardon, il n’avait pas d’idéologie nazie. En bon capitaliste, il s’est contenté de profiter de l’opportunité du travail forcé des déportés et des prisonniers de guerre.

On retourne très vite dans le vif du sujet: une file de voiture. On continue dans l’ordre chronologique, et chaque voiture à un petit panneau. On en reporte le numéro sur notre guide et on accède pour la plupart à de l’audio, qui explique l’importance de cette voiture pour la marque, le monde automobile ou juste pour des anecdotes, et c’est plutôt intéressant.. Certaines ont des vidéos, mais pas en français, et toutes ont quelques photos et un descriptif du véhicule. Ce qui évoque sûrement des choses à Mathieu, mais à moi…

Il y a une voiture dans laquelle on peut monter et on y est pris en photo. La photo (son impression, et l’envoi par mail) est gratuite.

Il y a aussi un endroit où on peut écouter les différents bruits des plusieurs modèles de Porsche.

L’un dans l’autre, si les voitures ne sont pas ma passion, le musée reste intéressant et accessible pour tout le monde.

Un petit mot sur Stuttgart

J’avoue que je ne suis pas dépaysée ni conquise par l’Allemagne. En tout cas par Stuttgart. La ville n’est pas très jolie dans l’ensemble, c’est plus industriel et sale qu’aux Pays-Bas. 

Sauf a place centrale, très jolie et animée, il y a toujours un musicien qui joue. Il est à l’extrémité d’un parc immense. On n’est pas allés jusqu’au bout. Mais de part et d’autres du parc, il y a l’opéra, la gare, plein de jolis bâtiment et de fontaine. 

What’s next

Bon, je vais arrêter de vous dire ce qu’on fait ensuite, parce qu’on improvise fort là. 

Déjà, pour clôturer la journée Porsche, on a regardé pour en louer une: il fallait réserver en avance. Ensuite, le musée de Stuttgart est fermé. Le château de Neuschwanstein doit aussi être réservé bien à l’avance, on ne peut donc pas y aller.  L’Allemagne, c’est trop compliqué, on s’en va: une demi journée de route, et nous voilà à Innsbruck, Autriche.

Europe. Jour 18: Bilan du Pays Bas, changement d’itinéraire et direction l’Allemagne

Aujourd’hui, c’est journée conduite pour Mathieu, rattrapage d’article pour ma part.

On quitte donc les Pays Bas, pour, enfin aller en Allemagne. Mais on va changer un peu l’itinéraire. Les zones considérées comme rouges par l’Allemagne ne cessent de changer, et il y en a plus qui s’ajoutent que l’inverse. Beaucoup de régions qu’on va visiter après sont rouges. Et si au départ on avait prévu de faire l’Allemagne en deux fois, à l’aller et au retour, en réalité on risque de ne pas pouvoir re-rentrer dans le pays.

Donc on va faire le tour de l’Allemagne d’abord, et partir à l’est ensuite. Du coup: d’abord Stuttgart, puis le château de Neuschwanstein (orthographe non garantie), Munich, et Berlin. On a réservé tout les hôtels sur le trajet, pour être dans les clous de la législation locale. Les risques de contrôle sont faibles, mais quand même.

Donc, pour m’occuper en route, je propose un bilan des Pays-bas. Sous forme de liste

Mathieu: le bonheur des autoroutes allemande =D

Points positifs

  • Les lois sont strictes, mais logiques, et donc bien suivies. Ce qui permet d’avoir une ville comme Amsterdam, connue pour ses coffee shops, mais relativement calme, accessible à tout les publics.
  • Tout ce qu’on mange est bon: du sushi, aux gaufres, n’importe quel restaurant, n’importe quel snack, même d’un abord pas très avenant, est bon. Les prix sont à peu près comme en France
  • Dans la même lignée, les serveurs, caissiers, etc sont très aimables et souriants.
  • Les autoroutes sont bien faites: des panneaux permettant de réguler la vitesse pour éviter les bouchons, ou pour fermer en amont des voies en cas d’intervention sur une des voies. C’est plus fluide, sans péage, et en bon état
  • Tout est fait pour que les gens puissent se déplacer en vélo: toutes les rues et routes ont des voies cyclables. Toutes. Ils ont aussi une circulation dédiée. Dans les grandes villes, le système des parkings en périphérie incite à vite abandonner sa voiture: pour 5 jours à Amsterdam, on a payé 5€ (bien que ce tarif ne soit valable que pour les usagers des transport en commun, mais il y a des abonnements et autres pour ceux qui partent ensuite en vélo). En plus le pays et petit et vraiment d’une platitude incroyable: je pense qu’on peux aller d’une grande ville à l’autre en vélo, aussi bien qu’en voiture.
  • Il y a vraiment de tout à voir, culture, nature, fête. On passe très vite d’une ambiance à l’autre car tout est un peu proche. Il n’y a que dans l’est qu’on s’est vraiment senti à la campagne.
  • Le pays est beau, propre et, comment dire, respire la richesse. On n’a pas vu de SDF, les voitures sont globalement haut de gamme, les maisons et appartements qu’on aperçoit de la rue à Amsterdam ou du bord de la route par la suite sont tous assez grands, neufs ou bien rénovés. Et de ce qu’on en voit on a l’impression que toutes les familles ont eu recours à un designer d’intérieur pour la déco.
  • Tout le monde parle un anglais allant de bon à parfait. Et beaucoup quelques mots de français. Encore une fois on constate qu’en France, on est pas bon pour enseigner les langues.
  • Les mesures Covid font plus sens: obligation des masques uniquement dans les transport en commun, sinon, distance de 1m50 entre chaque personne/groupe et un nombre limité de personne, évalué suivant la taille des pièces.. En France, mettre un masque dans le restaurant, pour s’asseoir au même endroit sans masques, ça me parait bête. Ils prennent aussi les coordonnées des gens en cas de contamination. Et pour chaque visite, il faut prendre le billet en ligne et choisir un créneaux horaire: cela permet de limiter le nombre d’entrée et de respecter les limitations de nombre de personnes.

Points négatifs

  • Tout est fait pour les vélos. Alors oui, c’est écolo, c’est économique, c’est sécurisé. Mais cela rend la tâche compliquée en voiture. Hors ville et autoroute, les routes sont étroites, à double sens, mais la moitié des voies priorisent les vélos. Ce qui fait qu’on doit parfois rouler sur le bas côté pour croiser d’autres voitures, en faisant attention aux vélos qui déboulent de tout côté sans spécialement regarder: ils ont la priorité. 

Mathieu : Eviter à tous prix la voiture dans les villes des Pays Bas… même le vélo en fait ! Pour la voiture, une vigilance extrême est de rigueur, les vélos font la loi et ont la priorité sur les automobilistes.
Et en vélo, ben… tu sais jamais trop quand et où t’engager. Certes, tu as des pistes cyclables, mais aussi jumelées au feu de la circulation routière par moment … donc des fois tu ne sais pas trop que faire.
Les transport en commun sont très bien pensé et ultra efficace si on veux aller d’un point A à B.

  • Dans les restaurants, faites tout de même attention. On peut se retrouver dans un endroit pas trop cher et finir par payer une sacrée note: tout est en supplément. On trouve rarement des endroits qui vont vous servir un verre d’eau, il faut acheter, cher, une bouteille d’eau. Les sauces sont payantes. Et quand on nous demande si on veut des frites avec notre viande, on dit oui, croyant que c’est l’accompagnement du plat. Mais c’est en fait en supplément.
  • Les visites même les plus simples et courtes sont payantes, et plutôt cher. 

Points surprenants

  • Les scooters et motos peuvent rouler sans casques et sur les voies de vélo. Bien sûr jusqu’à une certaine cylindrée, et limité à 30km/h. Mais ça fait bizarre.
  • Les ronds points surprennent au début mais sont hyper bien fait: à leur entrée, on se positionne dans les voies suivant la direction que l’on va prendre par la suite. Cela permet à ceux qui tournent directement à droite de ne pas avoir à s’arrêter: la voie est séparée, ils n’ont qu’a se réinsérer dans le trafic plus loin.
  • Les vélos avec des caisses devant. Pas des paniers non, des grands trucs en bois où on range courses, chien, enfants. Mathieu dit que certains sont des transports en commun: un parent qui pédale, 2 enfants devant et un troisième dans un siège enfant derrière.
  • La météo. On a eu un jour nuageux, mais pas de pluie. Il a fait chaud, il a fait beau. 

Europe. Jour 17: Doorwerth: beau château puis déception

Pour ne rien vous cacher, le but c’est surtout de se rapprocher de l’Allemagne: demain on peut y aller sans risque, rapport aux zones rouges de Covid.

Donc, aujourd’hui on improvise un peu, avec un succès plus ou moins au rendez-vous.

Le château de Doorwerth

On va d’abord à Doorwerth pour en visiter le château. 

Il n’est pas très grand mais très joli. Dans sa cours, il y a un restaurant, et des petites maisons habitées. Et un jardin potager dont ils vendent les fruits et légumes.

La visite n’est pas très longue, on suit le parcours et les explications du flyer: il y a certaines pièces de vie du château. certaines datent du 13°, d’autres du 16° siècle.

D’autres pièces font office de musée: chaque pièce est divisée en trois zones: histoire du château, histoire de la chasse, et histoire de la gestion forestière.

Il y a aussi deux salles avec des tableaux, mais vraiment, on est pas réceptifs à l’art moderne.

A la toute fin, il y a la prison: une belle frayeur pour Mathieu. La porte est fermée, on ne voit que par l’ouverture, la pièce est sombre, et quand on s’approche, on entend les râles du « prisonnier ». Ça surprend. 

Pour l’anecdote, le plafond est cloué: la légende dit que le plafond s’abaissait pour écraser les prisonniers. Dans le fond, on est même pas sûr que ce lieu ai vraiment enfermé quelqu’un, mais en tout cas il n’y a aucune trace de mécanisme pour abaisser le plafond.

Les jardins d’Appeltern

La déception est là. 

On s’attendait à des jolis jardins, une petite aprèm tranquille. 

En fait, ce n’est pas si beau que ça. C’est un jardin « d’inspiration ». Comprendre qu’ils vendent tout ce qu’il y a sur place. On a plus l’impression d’être dans un grand Botanic que dans un jardin. On n’a même pas pris une photo.

Mais en plus de tout vendre, l’entrée est payante. Et chère avec ça. 

On fait un tour express et on s’en va.

On va direction Zwolle, pour manger des sushis. Oui, mais attendez, c’est parce que ce restaurant de sushi est situé dans une église. Avec l’orgue et la chaire encore présents, c’est incroyable.

Un peu cher du coup, mais on paye l’endroit. Cela reste bon, avec toujours ce principe de commande à volonté pendant 2h. Et on en profite bien, parce que le temps d’arriver au restaurant, il est 15h.

 

 

On se trouve ensuite un camping. Et on est toujours bien au pays de vaches!

 

 

Europe. Jour 15: Kinderdijk et les moulins à vent

Objectif: moulins à vent! On en avait vu près d’Amsterdam, mais c’était vraiment proche d’une zone industrielle, ça ne nous a pas inspirés. Il y a plusieurs sites avec plusieurs moulins, d’autres avec une seul. On choisit le village de Kinderdijk, et son site patrimoine de l’Unesco.

On quitte notre petit camping en faisant des adieux déchirants au petit chat: il a en plus voulu monter dans la voiture, heureusement notre voisine de camping nous a prévenus.

Kinderdijk – le paysage idéal hollandais

On ne passe pas en hollande sans voir ses moulins! 

On doit acheter les billets en ligne avant (ici) et le site nous propose ensuite de télécharger l’application: elle propose une carte et un audio guide, en français. C’est très intéressant, on nous explique les moulins et le paysage, et même quelques anecdotes.

Le site suit une digue centrale, avec de part et d’autres les moulins. L’audio guide nous fait avancer doucement vers chaque point d’intérêt. Dans le passage « nature », il nous décrit certains oiseaux que le peut rencontrer où entendre. On a la chance d’en croiser un apparemment plutôt farouche, et on en entend de nombreux autres.

16 des 19 moulins du sites sont habités. Les 3 autres sont des musées, donc visitables. Tous en revanche sont parfaitement fonctionnels, et doivent même tourner un certain nombre de tour dans l’année pour rester en forme. Ce n’est donc pas donné à tout le monde d’habiter là: il faut savoir le faire fonctionner, connaitre les vents, les montées d’eau, etc. 

C’est le premier jour où on a un temps couvert, mais le paysage reste très joli, et c’est vraiment quelque chose à voir.

On peut aussi visiter l’ancienne pompe à eau: cette pompe et les moulins ont depuis été remplacés par des moyens modernes de pomper l’eau. Dans tout les cas, sans l’intervention de l’homme, la zone serait constamment inondée. 

Je vous mets aussi 2 vidéos d’un des moulins musée. J’espère que ça marche, c’est les premières que je poste!

Europe. Jour 11 et 12: tout les aspects de la culture d’Amsterdam

La dernière fois, je vous ai laissés pour aller boire un coup. Résultats : couchés à 4h30, le lendemain, rideaux.

Red light district

Mais il faut dire que ce n’est pas de notre faute : l’hostel est dans le red light district. Le quartier nocturne de la ville. 

Alors, nous avons fort peu de photos : entre coffee shop pour fumer, les smart shop pour les hallucinogènes et les prostituées dans les vitrines, les photos sont interdites.

On a fait le tour du quartier. A un moment, Mathieu est parti seul pour acheter des cigarettes : il a été un peu surpris que des femmes toquent à la vitre pour l’interpeller.

Mais l’ambiance est vraiment bonne: pas des gros lourds, pas de bagarre. Les bars où on fument ne vendent pas d’alcool et inversement. On croise, et même en journée, quelques personnes bien bien stones mais globalement tout se passe à merveille.

Même de la chambre, juste au dessus du bar, on n’est pas gênés. 

On rentre dans le quartier et on en sort sans presque sans rendre compte : le coeur d’Amsterdam n’est pas grand, et il y en a pour tout le monde : shopping, musées, curiosités, fête.

Et de la nourriture, bonne, pas trop chère, partout. Le moindre snack est excellent. (Et oui, beaucoup de resto japonais).

Le musée national maritime

Donc, après cette journée off, il est temps de reprendre un peu nos explorations. 

Ah, j’allais oublier, d’abord, on bouge la voiture de place. On va finalement rester un jour de plus dans la ville et passé 4 jours, le tarif du parking redevient horaire.

On va donc pour payer, et là, je me sens mal: comment ça, ça affiche 160€?!?

Je lis un peu autour, et en fait il faut aussi biper sa carte de transport pour avoir le tarif P+R. Et ça redescend bien à 4€. Je me sens mieux.

Ensuite, direction le musée maritime : on a vu de loin un gros et joli bateau.

Bon, en fait, on arrive trop tard pour le visiter, mais on va quand même faire le musée.

Les musées ici sont un peu chers quand même. Mais ils sont très bien fait. Ici, on a même droit à l’audioguide en français. 

Ils nous prêtent aussi un stick pour s’en servir sur les panneaux tactiles, comme ça pas de problème avec le corona!

 Il y a une salle avec plein de maquettes de bateaux, et un écran dont on peut se servir comme d’un scanner, qui nous explique les caractéristiques de chacun. Vraiment bien.

La journée passe vite, on marche pas mal. Comme ça, on découvre mieux l’atmosphère de la ville. On commence même à ne plus avoir besoin de GPS pour se repérer.

P.S: j’ai rajouté des photos du bateau de St Malo et du Rijksmuseum

Europe. Jour 8 et 9: Anniversaire à Amsterdam

Le 9 septembre, on a fait de la route: direction Amsterdam! Je n’ai donc pas grand chose à en dire: j’ai réussi à ne pas dormir du trajet pour tenir un peu compagnie à Mathieu sur la route.

On a changé de plans: on oublie Bruxelles, considérée comme zone rouge par les autorités allemandes. Et l’Allemagne, ça fait un gros morceau à contourner, et de jolies villes ratées. Donc pas de Belgique si ça nous empêche d’aller en Allemagne. Ou juste pour la traverser. Les conducteurs belges sont fous: ça déboîte de tout les côtés, des voitures, des camions, des autoroutes à 5 voies…

On arrive tout de même sains et saufs à Amsterdam, on se gare au P+R, un parking longue durée. 10€ la première journée puis 1€ par jour. On se trouve notre premier hôtel, on pose les affaires, on fait un tour pour manger et boire.

La ville est superbe. On comprend vite que les vélos sont rois: on se pousse, ou on se fait rouler dessus. C’est beau, animé mais pas bruyant, on adore déjà.

Allez, au dodo, demain est un jour important!

L’hôtel Amrâth d’Amsterdam vous souhaite un Joyeux anniversaire!

C’est donc mon anniversaire! Et merci à tout le monde de m’avoir appelée/écrit. 

On commence la journée par changer d’hôtel, et on fait la lessive au passage. Mathieu m’a réservé un super hôtel pour mon anniversaire: Le grand Amrâth Hotel. Déjà, rien que le bâtiment, il en jette.

C’est encore un peu tôt pour le check-in, donc on cherche à manger: on passe devant un restaurant japonais, c’est parfait.

C’est une formule all you can eat: pour 25€, pendant 2h, on peut commander tout ce qu’on veut via la tablette qu’ils nous laissent. Et on a bien mangé pendant 2h, ça valait bien le coup. 

Ensuite, retour à l’hôtel: on prend possession de notre chambre, et on réserve un créneau pour l’accès à l’espace bien-être.

L’hôtel est magnifique et immense, on dirait un musée. La chambre est grande, avec une hauteur sous plafond impressionnante. Mon chéri a commandé un bouquet pour mon anniversaire: les roses m’attendent dans la chambre!

Il est maintenant l’heure d’aller à l’espace bien-être: piscine, sauna, hammam, jacuzzi, on profite de tout avant notre massage. Je ne vous mets pas les photos de la piscine: on était pas sensés en prendre.

Après le massage, qui clôt cette éreintante journée piscine, on remonte à la chambre. Un choix cornélien s’offre à nous: allons nous prendre une douche dans la salle d’eau, ou un bain dans l’autre salle? (Non, ça va, vous vous doutez qu’on a pris un bain). On commande au room service, on s’allonge dans notre lit de 2m10, et voilà une belle journée d’anniversaire qui se termine!

 

Merci Mathieu =D

Europe. Jour 7: Alligators et corsaires à St Malo

Aujourd’hui, on a deux thèmes différents: alligator bay, un parc à reptiles, et une visite de St Malo. On commence par se lever tranquille et aller petit-déjeuner chez notre hôte: ici c’est la ferme, alors on croise oies, coq et chevaux. Le monsieur élève et entraîne des chevaux. 

Le petit-dèj est sympa: on est assis en face d’un autre couple, on partage nos expériences du coin.

Alligator Bay

Sur la route du Mont Saint Michel, il y a Alligator Bay. On va y passer la matinée: les serres et enclos sont grands, et on prend notre temps. En plus, il n’y a personne: un bonheur.

Il y a même un point rencontre: on peut s’approcher très près d’énormes tortues, qui peuvent aller et venir. Si elles ne veulent pas voir d’humain, elles peuvent s’en aller. Mais apparemment on ne les gêne pas trop: il y en a même une qui m’a clairement signifié de me pousser de son chemin.

On s’est régalés, c’est bien fait et assez spacieux pour les animaux.

 

 

 

St Malo: bateau corsaire et superbes vues

On finit Alligator Bay vers midi, et décide d’aller à St Malo pour manger et visiter.

La ville est très jolie, avec ses remparts et ses vieux bâtiments. On se gare près d’un superbe bateau sur le port: on ira le visiter après. Il est 13h et non seulement le bateau est fermé jusqu’a 14h, mais aussi, je meure de faim.

On se dirige derrière les remparts et on se trouve une crêperie. J’y ai mangé la plus grosse crêpe de ma vie: je n’ai pas pu la finir. 

Ensuite, on fait un tour dans le centre ville: Mathieu veut de nouvelles chaussures. C’est donc ainsi que je me suis acheté une paire de Dr Martens, et lui rien…

Après, on monte sur les remparts, et la vue est magnifique. La marée est basse, les plages sont donc immenses. Il y a des gens qui se baignent et Mathieu décide de les suivre. Moi , je n’ai pas de maillot, et de toute façon, quand il me dit que l’eau est « fraîche », je me dis que j’y mettrai pas un orteil.

 

Petit stop à la voiture pour se changer, et à l’abordage!

L’étoile du Roy est un ancien bateau corsaire (pas pirate, attention!). Il a été tout retapé et modernisé. Il est donc parfaitement fonctionnel, et magnifique.

Il y a même des marins qui changent les voiles. 

La visite est rapide, il y a bien des petits panneaux explicatifs partout, c’est très intéressant. Je confirme que je n’aurai pas voulu être marin à l’époque: je ne sais pas ce qui est pire entre les châtiments, la discipline, la nourriture, les faibles rations d’eau ou tout simplement le fait que l’eau pourrisse au bout de 3 semaines, et de boire donc du jus de vers…