Europe. Jour 25: Faste et illusions à Vienne

Bonsoir, bonsoir! Oui, j’ai quelques jours de retard, désolée! Donc, un petit retour sur Vienne. Pour notre premier jour là-bas, nous avons fait un tour à pied dans la vieille ville, en visitant au passage.

Vienne, c’est vraiment la capitale impériale, ça se voit un peu partout.

La ville est magnifique, avec des bâtiments immenses et anciens. On fait un premier stop dans l’église St Etienne. Juste un passage éclair parce qu’elle était sur notre chemin.

On croise un nombre impressionnant de magasin de luxe.

Notre première « vraie » visite, c’est le musée de l’illusion. Et on déconseille. 

C’est sympa, mais vraiment très très cher pour ce que c’est. Certaines illusions sont des images qu’on pourrait retrouver sur internet. Et c’est vraiment tout petit et facilement bondé.

On se dirige donc ensuite vers l’école d’équitation espagnole toute proche. On apprend que les visites sont uniquement guidées et en anglais, donc pas pratique pour Mathieu, et que les entrainements sont le matin et sous réservation à l’avance. Tant pis! 

Juste en face, il y a le musée de Sissi. En fait, pas uniquement Sissi: le rez-de-chaussée est dédié à l’argenterie impériale, puis à l’étage, effectivement, Sissi, mais aussi les appartements impériaux. C’est un palais impérial, Hofburg, comme on en avait vu à Innsbruck.

Hofburg de Vienne

Alors, on pourrait se dire qu’un musée de l’argenterie, ça va être chiant, mais non. C’est immense, donc ça impressionne. C’est aussi splendide. Et démesuré. C’est finalement intéressant et plutôt sympa.

Le musée Sissi nous raconte un peu sa vie, avec des objets lui ayant appartenu, du plus somptueux comme les robes au plus insignifiant comme son nécessaire dentaire. C’est aussi intéressant, parce que si comme tout le monde j’avais entendu parler de la légendaire impératrice Sissi, je ne savais pas trop pourquoi. Je suis maintenant un peu plus éclairée, même si je pense que cela tient beaucoup au fait qu’elle était jolie et qu’elle faisait bien ce qu’elle voulait.

Dans les appartements impériaux, on en apprend plus sur son quotidien, mais aussi celui de l’empereur. Ainsi, si l’impératrice passait 2 à 3h par jour à se faire coiffer (temps qu’elle mettait tout de même à contribution pour apprendre différentes langues) puis faisait du sport pour garder la ligne, suite à quoi elle recevait un massage, l’empereur commençait lui sa journée de travail à 5h, afin de lire personnellement tout les documents nécessaire au maintien de son empire. Pas la même ambiance donc.

On ressort de cette visite par une autre place, pas loin du parlement. Il y a une petit manif en cours, rien de bien brutal.

Donau Techno

Pour finir la journée, on sort dans un bar/boite appelé le Donau Techno. Covid oblige, c’est plutôt ambiance bar: service à table, masque quand on se lève et fermeture à 1h au lieu de 6h. Enfin, ça tombe bien, demain on doit aller à Schönbrunn le matin.

On y va en trottinette électrique, et on repasse par certains endroit qu’on avait vu dans la journée: le palais est tellement beau avec son éclairage de nuit.

Le bar lui est sympa, la déco aux projecteurs, les cocktails un peu moins cher qu’en France. Et le serveur, très gentiment, nous les corse encore plus. 

Il n’y a pas beaucoup de photo, je vous les mets toutes plus tard, elles prennent longtemps à charger.

 

Europe. Jour 23: Salzbourg

Changement de décor: aujourd’hui, on est à Salzbourg. Et quand on est arrivés hier soir, le quartier autour de l’hôtel ne nous a franchement pas enthousiasmés. Salzbourg est une ville plus grande, moins nichée dans les montagnes. Mais la vieille ville a gardé tout son charme, et regroupe toutes les attractions de la ville. Alors on se laisse un peu porter et on improvise.

Palais Mirabell

La première chose sur laquelle on tombe quand on se dirige vers la vieille ville, c’est ce palais. Non, c’est pas vrai, c’est le marché en face où on s’achète à manger…

Bref, le palais, on ne l’a pas visité, en revanche, et c’est surtout pour ça qu’il est connu, on a fait le tour de ses magnifiques jardins. 

Il est ouvert gratuitement au public, fleuri et entretenu au millimètre, et avec des statues plutôt sympas. Il y a même un jardins avec des nains.

 

 

L’un de ces nains me rappelle quelque chose…

                                                                     

 

DomQuartier de Salzbourg

Ensuite, on arrive au Dom Quartier. Salzbourg été dirigée par des princes archevêques.  En bon princes, il leur fallait un palais, en bon évêques, une cathédrale, et en bon privilégiés, la possibilité de marcher le moins possible: c’est ainsi que s’est construit ce quartier. 

Il se compose de trois places, entourées par le palais et la cathédrale. Cette dernière se visite gratuitement. Et les fresques et plafonds sont impressionnants.

Le palais est maintenant un musée, divisé en plusieurs musées.

D’abord, le musée de la résidence: les appartements richement décorés des princes archevêques, les salles d’apparat. On a un audioguide pour ces salles. Je n’ai pas compris si c’était temporaire, mais la visite des appartements est couplé avec une exposition sur la musique à la cours. 

J’aime particulièrement l’enfilade de salles qui servaient à faire attendre les gens pour rencontrer le prince: il y en a six, de la plus grande à la plus petite. Mais de la moins décorée à la plus décorée. En effet, plus on avançait dans les salles, plus on était de haute importance, on attendait donc dans une salle plus richement décorée. Mais de fait, on était moins nombreux, d’où des salles plus petites. 

Par contre, dans tout les cas, pas de sièges: on reste debout pour attendre le prince archevêque, et on se met à genou quand il arrive.

Les autres parties de la visite sont le musée de la cathédrale et le musée de St Peter, on y est passé rapidement. La vue d’en haut de la cathédrale est intéressantes.

Festung Hohensalzburg

La forteresse de Salzbourg surplombe la ville. Heureusement, un funiculaire nous monte là-haut!

Forteresse médiévale immense, elle n’a jamais été prise par la force. Elle a été délaissée par les princes en faveur du palais en ville. Moi, j’aurais gardé le château fort…

Avec la carte de Salzbourg, on peut visiter une grande partie du château, mais les appartements princiers sont en supplément. On n’avait pas bien regardé, et du coup, je suis un peu déçue, ça avait l’air beau… Tant pis!

Dans l’arsenal, il y a quelques activités à faire, c’est sympa.

On a mangé à un des restaurants de la forteresse: le serveur, sympa, nous a dégagé la table avec vue.

P.S: Salzbourg est aussi la ville de naissance de Mozart. Il y a donc sa maison natale, une maison où il a résidé, quelques musées, universités, boutiques à son nom. Grands adeptes de musique classique, nous n’avons bien sûr rien visité.

Europe. Jour 22: la folie des grandeurs à Innsbruck

Notre premier jour de mauvais temps du voyage! 

Hofkirch, l’église imperiale

Pour revenir un peu à notre empereur mégalo, cette église, quasiment adjacente au palais, est la dernière volonté de Maximilien 1°.

Elevé par son père dans la notion que l’Autriche doit gouverner le monde, et avec les légendes des grands rois et empereurs européens, Maximilen s’imagine aussi volontiers héro d’une saga. Il veut rester immortel.

Au sens catholique, d’abord, en tant que figure de l’empire chrétien et personnage pieu. Il souhaite même que son corps soit flagellé, qu’on lui arrache quelques dents, et qu’on le roule dans la cendre, afin « rentrer au royaume des cieux » lavé de tout péché terrestre.,

Mais aussi au sens terrestre, il veut laisser sa marque: son mausolée sera grandiose.

Et il l’est: le cénotaphe est entouré de 28 statues en bronze à taille réelles. Ces grands hommes et femmes ont été choisit par Maximilien pour veiller sur sa dépouille: ce sont des membres de sa famille, ses femmes, et des rois et empereurs dont il se sent le descendant au moins spirituel. Parmi eux, il y a même le roi Arthur.

L’empereur n’y sera jamais inhumé: à sa mort, la construction n’est pas finie, elle le sera sous le règne de son petit fils, et par la suite, il ne sera pas déplacé.

Quand on visite, il y a même un artiste qui joue de l’orgue

Il y a aussi un « show multimédia »: plusieurs salles où on nous explique, en français, le pourquoi de cette église, et certains aspects de la vie de Maximilien.

Grand empereur du début de la renaissance, il suit les changements de son monde: il est à la fois mécène, artiste, amoureux de la nature, grand général. Il pose les bases de la domination Habsbourg de façon ingénieuse et variée: premier roi à gagner une guerre grâce aux canons et armes à feu, il joue aussi finement ses alliances matrimoniales et celles de ses enfants. C’est grâce à ces alliances que l’Autriche sera maitre de la Bourgogne, de l’Espagne et ses colonies, et de la Hongrie et la Bohème.

Tremplin de Bergisel

Changement total de décor: on le voit d’un peu partout en ville, il impressionne de loin, on se doit de visiter le tremplin de saut à ski de Bergisel.

On y va en voiture, mais il est accessible en transport en commun et à pied. Mais à pied ça grimpe.

Bergisel a été rénové en 2002, et ce n’est pas qu’un bâtiment sportif: c’est une belle œuvre d’architecture.

On peut prendre l’ascenseur, mais quand on attend devant, la porte ne s’ouvre pas. Avec des gens à l’intérieur. On va donc monter à pied hein.

Avec, de mémoire, 450 marches à monter, j’arrive les jambes en feu. Mais la vue est incroyable. Et comme à Sapporo, je ne m’y lancerais jamais.

Après la visite, on part direction Salzbourg. Le GPS nous fait passer par l’Allemagne. Quand on croise un panneau « contrôle COVID 15km », on retourne vite en Autriche. Les paysages autrichiens sont magnifiques, on en profite sur la route malgré la pluie.

(Vous inquiétez pas, on est arrivés sains et saufs de notre traversée clandestine de l’Allemagne)

 

Europe. Jour 21: Innsbruck, la capitale des Alpes

Aujourd’hui on visite la pas-si-petite ville d’Innsbruck, surnommée la capitale des Alpes, et on va un peu comprendre pourquoi.

Innsbruck Card

Déjà, petit point pratico-pratique: prenez l’Innsbruck Card. 

Pour 55€, on a accès pendant 48h à différentes visites de la ville, ainsi que les transports en commun, le parking de la gare routière, et le Nordketten Bahnen. Existe aussi en 24h et 72h.

On a donc payé 110€ à deux, et sans la carte on aurait dû payer 128€ rien que sur la première journée.

Finis de parler sous, parlons un peu culture.

Palais Hofburg

Le palais est en plein centre de la ville. Il est bordé par d’autres bâtiments et ne ressort pas vraiment du paysage. A l’intérieur, la visite est divisée entre une étage dédié à Maximilien 1°, et le dernier étage présentant les salles originelles du palais.

Les photos sont interdites, et on est dégoutés parce que la partie palais est vraiment belle. Surtout la salle de réception.

L’expo sur Maximilien 1° m’a fait découvrir beaucoup de choses sur lui: pour un empereur d’une aussi grande importance, j’ignorais tout de sa vie. On découvre ses aspirations conquérantes et son côté, avouons le, mégalo.

L’étage palais est divisé entres plusieurs salles d’apparat et les appartements de l’impératrice. Le palais a très peu servi comme résidence: il était plutôt résidence secondaire ou de passage pour les voyages. Il est dit qu’il était donc « peu meublé ». Tout les meubles sont encore là, et je peux vous dire que ça allait, peu meublé pour eux c’est qu’il y avait des espaces sans meuble.

Nordketten Bahnen

Le Nordketten Bahnen, c’est une ligne de téléphérique divisée en trois sections, qui nous emmène tout en haut tout en haut de la montagne.

On avait pas prévu de le faire aujourd’hui, mais un aperçu de la météo de demain nous a fait changer d’avis. Résultats: on est habillés comme des touristes. Là-haut, il fait un vent glacial. On va donc éviter la randonnée ou la via-ferrata aujourd’hui.

La vue est à couper le souffle, d’un côté comme de l’autre. Ici, on voit la ville, là, le parc naturel.

Il y a des pistes de ski, qu’il faudrait me menacer d’une arme pour que j’y mette une spatule, vu le dénivelé. 

Mathieu : J’y retournerai en hiver ! C’est certain ! Il y a quelques pistes damées mais surtout des balisages pour du hors piste !  C’est réellement très engagé ! Ca donne envie ! 

Ici, rien de plus à dire, il faut juste regarder.

Das Innsbruck hôtel

Parce qu’on prend vite gout au luxe (et que la veille on a dormi sur une aire d’autoroute. Avec vue montagne mais autoroute tout de même), on s’est pris une nuit dans un hôtel avec piscine et spa.

Ici, il faut choisir: au dernier étage, sauna et hammam tout nu, au sous-sol, piscine et sauna et hammam textiles.

Pour la chambre, on est pas mal: on n’a pas la vue sur les montagnes, mais on a un petit balcon, ce que les autres n’ont pas.

Dans l’après-midi et la soirée, on fait un tour de la vieille ville, qui est vraiment très jolie.