Europe. Jour 22: la folie des grandeurs à Innsbruck

Notre premier jour de mauvais temps du voyage! 

Hofkirch, l’église imperiale

Pour revenir un peu à notre empereur mégalo, cette église, quasiment adjacente au palais, est la dernière volonté de Maximilien 1°.

Elevé par son père dans la notion que l’Autriche doit gouverner le monde, et avec les légendes des grands rois et empereurs européens, Maximilen s’imagine aussi volontiers héro d’une saga. Il veut rester immortel.

Au sens catholique, d’abord, en tant que figure de l’empire chrétien et personnage pieu. Il souhaite même que son corps soit flagellé, qu’on lui arrache quelques dents, et qu’on le roule dans la cendre, afin « rentrer au royaume des cieux » lavé de tout péché terrestre.,

Mais aussi au sens terrestre, il veut laisser sa marque: son mausolée sera grandiose.

Et il l’est: le cénotaphe est entouré de 28 statues en bronze à taille réelles. Ces grands hommes et femmes ont été choisit par Maximilien pour veiller sur sa dépouille: ce sont des membres de sa famille, ses femmes, et des rois et empereurs dont il se sent le descendant au moins spirituel. Parmi eux, il y a même le roi Arthur.

L’empereur n’y sera jamais inhumé: à sa mort, la construction n’est pas finie, elle le sera sous le règne de son petit fils, et par la suite, il ne sera pas déplacé.

Quand on visite, il y a même un artiste qui joue de l’orgue

Il y a aussi un « show multimédia »: plusieurs salles où on nous explique, en français, le pourquoi de cette église, et certains aspects de la vie de Maximilien.

Grand empereur du début de la renaissance, il suit les changements de son monde: il est à la fois mécène, artiste, amoureux de la nature, grand général. Il pose les bases de la domination Habsbourg de façon ingénieuse et variée: premier roi à gagner une guerre grâce aux canons et armes à feu, il joue aussi finement ses alliances matrimoniales et celles de ses enfants. C’est grâce à ces alliances que l’Autriche sera maitre de la Bourgogne, de l’Espagne et ses colonies, et de la Hongrie et la Bohème.

Tremplin de Bergisel

Changement total de décor: on le voit d’un peu partout en ville, il impressionne de loin, on se doit de visiter le tremplin de saut à ski de Bergisel.

On y va en voiture, mais il est accessible en transport en commun et à pied. Mais à pied ça grimpe.

Bergisel a été rénové en 2002, et ce n’est pas qu’un bâtiment sportif: c’est une belle œuvre d’architecture.

On peut prendre l’ascenseur, mais quand on attend devant, la porte ne s’ouvre pas. Avec des gens à l’intérieur. On va donc monter à pied hein.

Avec, de mémoire, 450 marches à monter, j’arrive les jambes en feu. Mais la vue est incroyable. Et comme à Sapporo, je ne m’y lancerais jamais.

Après la visite, on part direction Salzbourg. Le GPS nous fait passer par l’Allemagne. Quand on croise un panneau « contrôle COVID 15km », on retourne vite en Autriche. Les paysages autrichiens sont magnifiques, on en profite sur la route malgré la pluie.

(Vous inquiétez pas, on est arrivés sains et saufs de notre traversée clandestine de l’Allemagne)

 

Une réponse sur “Europe. Jour 22: la folie des grandeurs à Innsbruck”

  1. Quel contraste entre l’église impériale et le tremplin ! Bravo pour la grimpette à pied ^^ L’Autriche se présente bien…

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